ce qu'ils ont envie de dire

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Lundi 29 juin 2009


 petite histoire de  vallon sans histoire... clair, sans remue-ménage, un petit ruisseau tout juste capricieux protège ses flâneries sous des arbres séculairement silencieux... son eau  coule avec aplomb, répétant le même monologue, de cailloux en rochers...
 Être là..!! . pour remonter ce courant frais en cascade, sans savoir vers où... avancer... sous les aulnes  obscurs et les ronces revêches... sauter de rocher en rocher... s'émerveiller de cette transparence insaisissable dans laquelle apparaissent, comme des ombres furtives, quelques truites sauvages... se baigner dans les baignoires naturelles que les exubérances du printemps et de l'automne  creusent  à perpétuité... se laisser embellir par la beauté du lieu ... et monter... monter vers la lumière... pendant que
le coeur affolé oublie sa cadence, à force de vouloir retenir le temps...


petit ruisseau de montagne
l'immobilité des arbres
s'agite entre mes doigts


sur le rocher
le soleil séche
les vêtements impudiques


dans ses yeux bleus
un vol de martinets
rase les iris









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Lundi 15 juin 2009
il y a des histoires qui vous marquent plus que d'autres... des livres qui vous restent à jamais en mémoire... des films, qui lorsque le générique se déroule, transforment votre conscient et vous libèrent soudain de quelque chose que vous n'aviez jamais identifiée. Enfoncé dans un fauteuil de cinéma, vous attendez sans rien dire que la salle se vide alors que vous ignorez comment vous allez réussir à la quitter sans perturber la sensation qui vous habite... Departures a cette force là... Cette force qui vous rappelle, que la mort est liée au vivant et que lui seul a le pouvoir de la rendre supportable et belle, en l'entourant de douceur et de beauté.

les rites funéraires d'une lenteur extrêmement subtile et esthétisante accompagnent le défunt  vers son destin, dans une douceur infinie.... toute la trame du film évolue autour de cette réalité...

Le film est d'une très grande beauté... il nous rappelle, l'importance du temps et des soins précieux qu'il est nécessaire de consacrer aux êtres que nous avons aimés... l'importance aussi, pour nous d'accepter cette  vérité et leur permettre de nous quitter tout en élégance..







 

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Mardi 9 juin 2009







... mois de juin... les herbes sont hautes... elles ont poussé et mûri sans que personne ne les voie... chaque année elles nous jouent ce merveilleux tour de magie... à peine surgi des rigueurs de l'hiver, elles tremblent dans le vent, s'aguerrissent  aux impondérables,  grandissent  en secret  tout en luisant leurs couleurs... elles se nourrissent de lumière, expérimentent leur nuance, et assurent leur éclat pour mourir en beauté...  pendant que  les odeurs des premières moissons, dilatent mes narines et raniment ma conscience au  temps, se  juxtaposent sans nostalgie  des images pleines de mon enfance, où courant, en petite robe colorée et sandales d'eau, je fouillais dans le regain pour y débusquer lézards et serpents, les dissimuler entre les petites fleurs imprimées de mon vêtement , et leur confier mon histoire, jusqu'à ce qu'ils trouvent ma compagnie trop écrasante et se sauvent entre les plis mal refermés... Où toute jeune adolescente, je m'allongeais sur  cette natte de fortune, laissant, mes pensées se travestir  en  nuages... mes  longues tresses s'emmêler dans la paille pas encore récoltée... Où adulte solitaire,  je passe mes nuits à respirer  la rosée qui perle sur les  fleurs fanées à mes côtés...
Lorsque la terre m'offre son odeur, et que mes yeux fouillent l'intensité de la nuit, les étoiles se révèlent bien plus éclatantes qu'à l'ordinaire...




étendue dans l'herbe
au bout de chaque brin
 une étoile

***  ***

saison des herbes coupées
les fleurs quittent les champs
pour les robes d'été







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Mercredi 3 juin 2009
petit matin triste... le soleil rentre par la fenêtre, le jasmin  a tellement grandi qu'il filtre les rayons et tamise la pièce... je travaille depuis le lever du jour... tous mes livres et cahiers ouverts  sur la table,  voisinent avec mes bols de café que je ne prends plus le temps d'enlever...  une brise tout juste perceptible passe d'une pièce à l'autre et tourne les pages de  mes documents, sans se soucier de mes hésitations... elle pousse la connaissance au delà de mes limites... et bouscule la petite cloche d'été qui tintinnabule par la légèreté d'une plume de buse...

 un  violon soliste  joue les concertos  de Taro Iwashiro... lyriques et répététifs...  mes pensées me ramènent  aux êtres que j'aime...  et à cet appel, ce matin m'apprenant la perte, pour un ami musicien, de ses deux instruments...  un peu  comme s'il avait perdu son coeur et son sang en même temps...

la solitude me berce...  et me plaît... elle pénètre mon corps, et mon coeur... change mon regard, apaise mon impermanence... ne laissant plus aucune place à autre chose qu'à l'essentiel...

il m'arrive de plus en plus souvent de ne plus vouloir  parler... de ne plus vouloir écrire et peindre... mais de garder la force de regarder le moindre flottement...

ma construction nomade prend forme... sans temps ni but précis, elle  s'adapte  à ma façon d'être... elle me permettra de quitter l'apparat urbain... pour retrouver ce que je n'aurais jamais dû quitter... la forêt...

 la ville me grignote lentement... presque deux ans... c'est plus que ce que j'aurais cru pouvoir  tenir... je me  surprends chaque jour d'être encore  là... même si j'y suis très peu ... je ne la supporte plus...



pas un seul arbre
sur les toits de la ville
les odeurs de la ville


la poussière du chemin
retombe
derrière mon vélo


le temps
n'est rien
que du temps


dans ses petites mains blanches
les fleurs s'étranglent









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Mardi 2 juin 2009


 de la vase du bassin
les carpes au soleil
changent de saison
**


silencieuse
la lune feinte
sous les nénuphars
**


sentier
dans les nuages
la montagne disparaît
**
 





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Jeudi 28 mai 2009
du ruisseau
la berge
ne retient aucun clapotis

**


quelques cyprès sombres
dans le petit cimetière
de montagne

**


sur le versant sud
tranquillement le cimetière
marguerites et coquelicots

**



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Lundi 25 mai 2009
Millenium ... "les hommes qui n'aimaient pas les femmes"  d'après le roman de Stieg Larson ... premier volet de la trilogie Millenium

un film qui suit parfaitement la trame du livre ... chaque comédien intègre le rôle des personnages quelque peu étonnants de cet excellent thriller...

Bien que la trilogie écrite,  reste irremplaçable dans la description d'une société en mal de repères,  la réalisation de ce premier volet, montre la grande compétence cinématographique du réalisateur Danois Niels Arden Oplev et l'importance qu'un tel film a, d'avoir été  tourné et produit par  un réalisateur et des comédiens  Scandinaves... ce sont ces conditions là d'ailleurs, qui m'ont donné le courage d'aller voir le film ...

 Lisbeth Salander,  hacker professionnelle, jeune femme  au caractère fermé et violent et au courage presque suicidaire, partage son statut d'héroïne avec le non moins têtu Mikael Blomkvist, journaliste idéaliste engagé... à eux deux, tout  devient explosif ... et les intrigues se dénouent dans les mondes les plus fermés...

il n'y a rien à dire de plus ...

le Millenium se lit avant toute chose ... mais le film reste vraiment très bon ...







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Lundi 25 mai 2009
.
la terre est un coeur
qui bat -
immense...

...nuit passée sous les étoiles... tout près des vautours, si près, qu'au coeur de la nuit , je les entendais chuinter et crier dans leur abri... chaque fois que je me réveillais, la nuit me paraissait plus imperméable et les étoiles plus silencieuses...  de ce silence qui au crépuscule,  engloutit, l'un après l'autre, tous les chants des oiseaux...
... de ce silence qui densifie, l'odeur engourdissante du  thym en fleur que la  rosée  peine à diluer...

dans l'obscurité, une petite passerinette,  timide, et courageuse,  transgresse les codes de la nuit...  et babille jusqu'au lever du jour... Juste avant que celui-ci manifeste ses premières moirures, le rossignol, qui s'était étrangement tu toute la nuit, décide d'accorder
enfin ses notes...

 après avoir repéré un passage dans la montagne,   mon compagnon me guida, vers ces immenses nécrophages que les parois protègent... une heure de marche plus loin,  nous les rencontrions, par dizaines,  décollant des falaises et montant en orbes dans les ascendances... Magnifiques, les fauves, et les moines plus grands encore, maîtrisant chaque turbulence, glissaient dans les airs à la recherche d'une quelconque nourriture ... Nous étions particulièrement  bien placés, pour les voir évoluer dans les moindres détails ... ils passaient au dessus de nous, à quelques mètres à peine... tournoyant, nous observant sans crainte et sans intérêt...  le spectacle imposait le silence, le calme, l'admiration, que ces oiseaux exigent, pour garder leur secret..  devant nous, s'organisait au moyen d'un code de hiérarchie propre à leur espèce, le plus étonnant  des ballets aériens chorégraphié pour quelques cadavres abandonnés... Seuls, de très rares claquements de voix rauques signalaient à l'ensemble des rapaces charognards une éventuelle curée.

frôlant les parois vertigineuses, leurs ombres projetées étiraient leurs envergures déjà énormes.. presque trois mètres, d'une rémige à l'autre, ordonnaient  une importante considération... et nous restions sans voix ...




rencontre silencieuse
au-dessus de la falaise
le vautour ne connaît pas mon nom








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Mardi 19 mai 2009





































les belles choses disparaissent
après la pluie
d'autres apparaissent











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Mardi 19 mai 2009


lever du jour
les  feuilles  de bambous 
ont un bruit de vagues


je remercie la forêt
d'être forêt







triste, de voir le monde tourner à sa destruction... Par transparence, le mal qui lui est fait chaque instant , me blesse.

depuis que j'ai pris conscience que, comme n'importe quel humain sur Terre, j'étais dans chaque vie  et chaque vie était en moi, du plus petit souffle au plus grand, sans aucune valeur de puissance... sans aucune échelle de temps et d'espace...  je souffre de tout ce que je vois ... je pleure de tout ce que je ressens... je rigole, des anecdotes de montagne, de forêt, et de mer ...  chaque jour je m'étonne de me réveiller davantage ... chaque jour, mon pas  de plus en plus ignorant, se fait de moins en moins hésitant... au fond  je ne sais pas vers quoi  je me dirige...

j'espère juste, que la Terre arrivera à terme à mettre son prédateur à genoux  ... j'espère que la Terre un jour reprendra ses droits...

je dors souvent dehors... sans autre abri que la couleur du ciel avec ou sans étoiles ... parfois même avec un peu de pluie ... et... !!


je regarde les oiseaux
voler









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Lundi 18 mai 2009

à Soufiane

sa petite main
dans la mienne
la journée s'étire à l'infini




et au vent


rebroussant chemin
les nuages redeviennent
océan















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Vendredi 15 mai 2009



lendemain de pluie
dans l'escalier
s'effacent les derniers pas













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Mercredi 13 mai 2009
hier, un de mes enfants passionné de physique quantique m'a   longuement parlé du  livre "le Tao de la physique" de Fritjof Capra... Certaines choses sur lesquelles je n'arrivais pas à progresser, ont commencé à prendre un sens...

voilà un aperçu, dans lequel j'ai retrouvé une pensée majeure, sur  laquelle je me construis depuis très longtemps  grâce à la recherche que j'ai faite sur les  cultures des peuples circumpolaires.. Aujourd'hui je me pose la question suivante... qui a compris quoi et depuis combien de temps ???

 j’ai eu une belle expérience qui m’a conduit à écrire ce livre. J’étais assis au bord de l’océan un soir d’été, regardant les vagues déferler et sentant le rythme de ma respiration, lorsque je pris soudain conscience de tout mon environnement comme étant engagé dans une gigantesque danse cosmique. Étant physicien(...)

Fritjof CAPRA


Introduction au Tao de la Physique


Il est probablement vrai qu’en général, dans l’histoire de la pensée humaine, les développements les plus féconds naissent à l’intersection de deux courants d’idées. Les courants peuvent avoir leur origine dans des domaines totalement différents de la culture, à des époques et en des lieux culturels divers. Dès lors qu’ils se rencontrent effectivement et entretiennent une relation suffisante pour qu’une réelle interaction puisse s’exercer, on peut espérer des développements nouveaux et intéressants. Werner Karl Heisenberg

Heisenberg W. K. (1901-1976), physicien allemand, lauréat du prix Nobel, un des fondateurs de la théorie quantique et auteur du principe d’incertitude. Il a exercé une profonde influence sur la physique et sur la philosophie du XXe siècle. Heisenberg joua un grand rôle dans l’évolution de la mécanique quantique et les modes de pensée de la philosophie moderne. Heisenberg reçut en 1932 le prix Nobel de physique. Il travailla avec N. Bohr.

 

 

ci-dessous, une autre approche simplifiée, peu permettre de saisir l'importance de cette science et de ses possibilités jusque dans nos actes, nos pensées et nos écrits...

 



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Mercredi 6 mai 2009
tout le monde les attendait... et les voilà par centaines dans le ciel...  ils sillonnent l'air, épousent  la forme des nuages, fendent les ascendances, baisent dans les courants et tranchent la couleur du ciel... Du matin au soir, leurs cris stridents accompagnent  mes déplacements...   d'un bout à l'autre de la ville et surtout au delà,  leurs silhouettes noires  teintent l'azur, de  leurs expéditions nourricières... je  lève la tête et rigole sans réserve du vertige qu'ils arrivent à me donner en quelques secondes... et  je rattrape de justesse le guidon de mon vélo...





comme un appel avant la nuit
le cri des martinets
affolé




rassemblement de nuages
les martinets regrettent
de ne pouvoir y nicher








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Dimanche 3 mai 2009
 Virginia Popescu,  http://fr.groups.yahoo.com/group/haikudevent/ , nous a informés de ça:

je fais suivre...



Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l´Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l´Education Nationale, dans une opposition difficile à  Valérie Pécresse, j´ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l´origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j´enseigne depuis 20 ans), dans l´espace du Jardin des Plantes (Muséum  National d´Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la  nature. Une façon, avec ce «cours hors les murs», de faire découvrir  ces lieux aux étudiants et d´être solidaire avec la grogne actuelle  mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j´ai eu la surprise de me voir interpeller dés l´entrée franchie par le chef du service de sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- « Monsieur Vadrot ?
 - euh...oui
 - Je suis chargé de vous signifier que l´accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
- Pourquoi ?
 - Je n´ai pas à vous donner d´explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
- Il ne s´agit pas d´une manifestation, mais d´un cours en plein air,  sans la moindre pancarte.
- C´est non ! »
 Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers  l´entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l´entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l´histoire du Muséum, l´histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer  pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je  décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je  retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant  manifestement mon signalement, comme les premiers, m´interdisent à  nouveau l´entrée.  Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer  les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D´abord  parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu  de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D´autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau,  président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss,  insistent et menacent d´un scandale.  Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire  une proposition incroyable, du genre de celle que j´ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique : 
« Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos  étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et  rejoindre les étudiants.
 Je promets et, évidemment, ne tiendrai pas cette promesse, tant le  propos est absurde.  J´entre donc avec l´horrible certitude que, d´ordre du directeur et probablement du ministère de l´Education Nationale, je viens de faire l´objet d´une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon  existence, en France. Je n´ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était  extra-ordinaire et révélateur d´un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j´ai eu peur, très peur

Claude-Marie Vadrot,
 journaliste à Politis et chargé de cours à Paris 8




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libre




 

 






4  nomade(s) migre(nt) sur ce blog


dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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