Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 13:25

suite ... et sans commentaire .... GENIAL!!!

 

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=283977 link

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-6-mai-2012-le-printemps-francais-4  link

 

 

 

 


Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 20:20

d'après l'émission de Daniel Mermet " là bas si j'y suis" sur france inter  Lien du podcast :

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-6-mai-2012-le-printemps-francais , ou là  link

 

6 Mai 2012, le président sortant et son concurrent François Flamby ont été balayés par un grand souffle d'air frais. Le MIRAC (Mouvement Indépendant pour une Réelle Alternative Citoyenne) l'a emporté. Le premier ALTER GOUVERNEMENT vient d'être proclamé lors d'un grand pique nique populaire dans les jardins de l'Elysée. Paul ARIES, Ministre de la ville et du commerce, Franck LEPAGE, Ministre de la Culture, Suzan GEORGE, Ministre des Affaires étrangères, Michel et Monique PINCON CHARLOT, Ministres de la Réforme de l'Etat...
En exclusivité et avec trois mois d'avance, notre Grand Reporter, Giv Anquetil, a rencontré les figures du "French Spring".

 

A NOTER, les éditions Aden rééditent "la Dette ou la vie", un ouvrage collectif du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM) sous la direction d'Eric Toussaint et Damien Millet. Là-Bas si j'y suis vous le recommande chaudement !

 

à écouter et à réécouter, à faire écouter sans limite. Cette émission du 8 février remplit les cerveaux d'air, les pensées de fraîcheur, empêchant par cette oxygénation salvatrice, la très menaçante flébite des neurones de dévaster notre moral...

 

merci Daniel et toute l'équipe de "là bas si j'y suis" ... et que la mise en scène continue... qui sait !!!!


Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 21:01

...

 

 

sur mon carnet

en point final

une goutte de pluie

 

 

 



Publié dans : haiku-nomade

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 20:00

 

Dans la région d'Azuka, berceau du Japon, la vie s'écoule avec ses légendes... histoire d'amour, de confrontation, de passion et de rêve... tout se déroule comme au temps des dieux qui habitaient les trois montagnes environnantes...

 

fragile et bouleversant, le temps se déplace dans l'attente... les morts traversent la vie des vivants sans les déranger, juste pour leur rappeler que ce sont les montagnes, les rivières, le ciel, tous les éléments qu'ils ont tendance à détruire,  qui les relient à ce qu'ils ne peuvent voir...

 

ce film est un hymne à la nature, à l'homme à la femme, à l'union, à la séparation, à la beauté du doute...

 

 

 

à ne surtout pas manquer

 

 


 

 


Publié dans : films

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 19:20

Tanger, de l'aube à la nuit, le temps, l'espace, le sommeil sont rares. Quatre jeunes femmes de vingt ans travaillent pour survivre, elles sont réparties en deux castes, les textiles et les crevettes. Leur obsession, bouger et fuir sans cesse...

 

 

"tomber de très haut, on se fracasse en bas et on parle plus,  tandis que tomber soi-même, voilà une vraie dégringolade, une putain de chute.

 

 

je suis un tremplin, une planche, au bord d'un plongeoir

 

20 ans le vertige

on court

on bouge

 

je vole pas, je me rembourse

je cambriole pas, je récupère

je trafique pas, je commerce

je me prostitue pas, je m'invite

 

je mens pas, je suis déjà ce que je dis

 

je suis juste en avance sur ma propre réalité"

 

 

 

 

 


 


 

 

 


Publié dans : films

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:38

 

 

 

au printemps

avec les feuilles en plus

l'arbre contemple les poissons

 

 

 

barge à queue noire

 

barge à queue noire

 

 

 



Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:33

hiver

au coeur de l'arbre

un sommeil inconnu

 

lynx

 

lynx


Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 16:00

 

lorsque le cinéma invite des acteurs d'une telle dimension pour exprimer pudeur et dignité, on ne peut que s'incliner devant un tel chef d'oeuvre d'intelligence et de finesse... Tout est dit sans parole... Chaque image dévoile une réalité ordinaire à fleur de peau... Chaque regard croisé nous transporte vers une beauté relationnelle discrète et silencieuse.

 

 

 



Publié dans : films

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 19:43

Il est tombé cet été... Une nuit de tempête l'a brisé. 

  Il était né entre les rochers de granit, avait grandi là, sur cette terre sans manière, avec laquelle il avait négocié chaque année de sa vie, un peu plus de profondeur, un peu plus de surface... Terre qui n'a eu d'autre choix que d'accepter ce pacte exhorté d'un faîne, égaré là il y a quelques 70 ans... Terre, qui chaque automne gagnait en échange de sa présence, souplesse et odeur. Il s'était agrippé aux pierres avec une rage de vivre propre aux êtres en péril.. et s'était aménagé lentement un espace presque inviolable. Plongeant ses racines entre les rochers, il prenait possession du lieu sans laisser de place à ses descendants...

 

L'été, au dessus du torrent, lorsque ses feuilles s'alourdissaient d'humidité, il faisait bon s'adosser contre lui...  Le soir lorsqu'un brin de brise chatouillait son feuillage, on pouvait entendre son rire nonchalant glisser le long du tronc et se perdre dans l'entrelacement des racines... Son allure semblait faite d'éternité.

 

La maladie l'a touché sans que personne ne s'en rende compte... chaque année, il fleurissait et produisait davantage de fruits, prenant soin par ce subterfuge de dissimuler ce détail qui ne trompe pas les initiés...  la mort était déjà en lui.

 

je l'ai trouvé ainsi, allongé par terre, les branches brisées dans le torrent...


L'été s'est terminé sur son agonie, l'automne ne lui a pas servi de linceul. Ses congénères un peu plus loin, accablés par son sort, n'ont rien eu à dire...


tronçonneuse en main, merlin et coins dans l'autre... je suis arrivée ce matin, pour le débiter....

 

Il est mort depuis 6 mois...  je me permets aujourd'hui de prendre ce qu'il m'offre de plus précieux ... 

 


 

De coeur à coeur, je le remercie sans un mot et je me mets au travail...

 

 

 

 

bruit régulier du torrent-

frappant de toutes mes forces

le coin éclate le tronc


 

 

 

quartier après quartier

l'arbre se métamorphose

en bois de chauffage

 

 

 

 

chant de l'arbre qui s'ouvre

chaque frappe raisonne

dans la montagne

 

 

 

 

m'arrêtant

pour voir le travail

et souffler.

 

 

 


soulevant les copeaux

le vent revient

plus froid

 

 

 

 

sur la souche

un admirateur à plumes

pas même inquiet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans : haiku-nomade

Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 09:30

devant la rivière qui s'écoule tout en clapotant son histoire, je regarde sans la voir la berge d'en face... mes pensées ont dépassé ses limites... en un rien de temps, elles ont traversé les forêts, les montagnes, les continents, et se trouvent déjà en train de flotter sur la mer du Japon... Trois cormorans remontent le courant à tire d'ailes, emportant une fraction de seconde un bout de mes pensées ... puis le silence revient, bref et rapide... Je suis désorientée... Une bourrasque de vent guerrier, me rappelle à mon devoir... Marquant sa souveraineté, il évince cette quiétude en rebroussant rageusement les vaguelettes de la rivière... Sans vouloir contrarier les caprices du temps, les branches des arbres,  fléchissent sous la menace ... Serrant ma main un peu plus fort, l'enfant inquiet m'appelle... je reviens lentement à ses interrogations...  Le bébé dans mon dos s'est endormi, et nous avons encore du chemin à faire...

 

 

provisoires

dans la boue

les traces de gibiers et de chiens

 

 

gris

 les berges les arbres, les oiseaux

et les nuages  flottant vers la mer

 

 

l'enfant

s'endort

dans le sac de portage

 

 

son souffle

sur ma nuque

 

 

le plus grand

ramasse les plumes

de cormoran

 

 

là où nous avions bivouaqué

plus même la trace

du feu

 

 

lente et massive

la rivière élargit

ses limites

 

 

 

l'érable jaspé

se courbe un peu plus

sur l'eau

 

 

 

au printemps

avec les feuilles en plus

l'arbre comtemplera les poissons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans : haiku-nomade

Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 10:11

Nous voilà à 500 km du cercle polaire... un endroit où  les actions humaines et la psychologie paraissent être   lestées d'un poids particulier, conséquence d'un climat, d'une présence de l'espace et de la lumière.

 

L'action se situe à Barrow, petite bourgade du nord de l'Alaska, au coeur de la communauté inuite, à laquelle appartient d'ailleurs le réalisateur, né à Seattle mais venu  tourner dans le berceau de sa famille avec des comédiens du cru, tous non professionnels.


Une dispute entre trois adolsecents ivres d'alcool et de crack tourne mal, Un des trois jeunes hommes est tué . les deux autres dissimulent son corps et inventent l'hypothèse d'un accident à l'origine de la disparition de leur camarade

 

cet accident tragique, devient révélateur d'un mal-être adolescent et plus généralement du malaise d'une civilisation au sein de laquelle les règles morales cessent d'être clairement perçues.

 

relevant le defis de cet immensité glacé  les deux jeunes hommes apprendront à faire  face à leur responsabilité et assumeront leur erreur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans : films

Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 19:20

 

 

d'après un roman de Yasuhiko Tagiguchi dont le cinéaste  Masaki Kobayashi (l'auteur de Kwaidan en 1965) réalisa en 1962 une superbe adaptation, Takashi Miike a osé relever le défis et faire un remake de ce classique du cinéma japonais... 

 

Mise en abîme des émotions, à travers l'insoutenable épreuve endurée par Motome ( au début du film), ou cruauté et suspens altèrent avec une esthétique épurée des lieux du rituel, le film évolue ensuite en mode poétique, contemplatif avec un sens de l'honneur d'une pureté déconcertante... honneur des pauvres gens prenant le pas sur celui de samouraïs figés dans des carcans moraux absurdes et inhumains.

 

 

Hara Kiri trouve sa poésie dans les flocons de neige tourbillonnants, dans la mousse et les voiles, dans les lattes de bois et les arbres. En jouant des couleurs, des formes et des textures, le réalisateur pose un hommage vibrant aux artistes du Japon ancien en opposant à leur épure un univers foisonnant mais tout aussi profond.

 


Publié dans : films

Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 11:01

caressant l'écorce

du vieux hêtre

comme un vieil amant

 

 

mes doigts discernent 

la respiration

de ce plusieurs fois centenaires

 

 

 

sans neige

ses branches sans feuilles

fléchissent

 

 

sous ses racines nouées

un petit trou

fraîchement creusé

 

 

toutes ces années immobiles

à tendre ses branches

vers les oiseaux

 

 

 

hiver -

au coeur de l'arbre

un sommeil inconnu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans : haiku-nomade

Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 20:26

 

un à un

j'abandonne les haïku

le long du sentier

 

tichodrome échelette-copie-1

 

tichodrome échelette


Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 23:09

 

question cynique

et maintenant

à qui appartient la radioactivité ?

 

 

 

  neuf mois plus tard

dans l'urine des enfants

 le spectre de Fukushima

 

 

 

Seppuku

la planète

se suicide

 

 

 

ce soir

les laines fraîchement colorées

sèchent au dessus du poêle

 

 

 

sur mon rouet

des fils de soie se mélangent à la laine-

nuit claire

 

 

 

je pense au Japon....

celui que je connais

celui que je ne connais pas

 

 

 

tard dans la nuit

au piano

je reprends ce morceau mélancolique

 

 

 

 

arton1963-cff17


Publié dans : haiku-nomade

libre




 

 






1

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur les joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 

sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret 


 
le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire


 

que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches

 

 

 


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


 

 

 

 

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 


le chant  du vent
dans mes os transis
...  glacial...



 
 

 







 

 

 

 
















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