Mercredi 7 mai 2008
dans la cour étroite de mon immeuble s'élève  ..lentement vers les  toits, lentement vers le ciel ... l'ave maria de Schubert... moment intemporel... croisement des siècles... ma porte est ouverte ...les pierres blanches de la cage d'escalier semblent respirer la fluidité des notes et des voix... tout est calme... je travaille sans bruit... la ville semble  disparaître et ne laisser place qu'à la beauté des choses ...derrière elle, devant moi, ne reste que les rêves d'un temps plus serein, celui que je n'aurai plus la patience d'attendre... Le soleil remplit ma pièce de vie... je me replie dans l'ombre des voiles de tissus... dehors la chaleur réchauffe les tuiles jusqu'à la mer et les martinets noirs scanent le ciel par centaines... l'un d'entre eux est rentré ce matin dans mon petit logement... l'a traversé... puis s'est enfui...



est-ce dans l'obscurité
que l'inutile vérité
s'éclaircit
?









 


ajouter un commentaire
commentaires (4)   

Mardi 6 mai 2008


suite de rêves
jour et nuit
déracinés




ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Samedi 3 mai 2008
ses petits pas
sans bruit
elle



ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Samedi 3 mai 2008
une femme, Azul,  tente de progresser dans son chagrin. Son deuil est inconsolable... elle part seule, et s'abrite dans une cabane près de la mer ... la vie est pénible et solitaire ... au rythme de l'océan, des vagues et du vent, on s'imprègne lentement du chagrin de Azul.... de son deuil impossible à réaliser ... et on l'accompagne jusqu'au bout ....

regard sur les deuils impossibles à vivre ... qu'ils soient induits par la rupture d'une vie ou d'une histoire,   il arrive qu'on ne trouve pas la force et la volonté de les surmonter... parce qu'au fond de nous on ne le veut pas ..on ne le peut pas... Le réalisateur met ce choix douloureux en images ... Images simples...oscillant entre des nuances  presque "noir et blanc", et la surexposition, Diego Martinez Vignatti soumet les couleurs au présent et tire l'essentiel de l'émotion dans les errances perdues de Azul ...

Azul est une  femme courageuse ...


le film ne nécessite pas de paroles et il n'y en a presque pas ... mais dans le regard d'Azul ... dans son désespoir... on devine lentement ce qui lui donnera la force d'aller vers l'océan ... en acceptant l'évidence ....

ailleurs... d'autres femmes s'interrogent


ajouter un commentaire
commentaires (0)   

Mardi 22 avril 2008



un air de jeune saison
dans le rose des nuages


sans jamais accoster
le silence
des nuages



ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Lundi 21 avril 2008


sous leurs pas
la terre pleure


 détresse d'un peuple


Richard Desjardins et Robert Monderie ont visé juste avec L'erreur boréale (1999), un documentaire choc sur les pratiques douteuses des compagnies forestières. Ils secouent à nouveau notre indifférence en faisant la lumière sur une triste réalité autochtone, sur un Peuple invisible : la nation algonquine du Québec. Pour la toute première fois, son histoire trouve enfin le chemin des écrans.
Les Algonquins vivaient jadis en symbiose avec le vaste territoire qu'ils occupaient. Cet équilibre fut rompu avec l'arrivée des Européens au 16e siècle. Peu à peu, leur mode de vie ancestral a été réduit en miettes, sans compter le pillage de leurs ressources naturelles. Ils ne sont d'aileurs plus que 9000 personnes réparties dans une dizaine de communautés, certaines plongées dans une grande misère alors que les droits humains de ce peuple autochtone sont souvent bafoués.
Ces Amérindiens souffrent en silence : sont-ils appelés à disparaître? Avant qu'il ne soit trop tard, Richard Desjardins et Robert Monderie tirent la sonnette d'alarme.




Monika  m'en a parlé et m'a envoyé le lien ...je savais toute cette horreur, je l'ai étudiée pendant 25 ans ... une acculturation impitoyable ... les Algouquins.. mais pas qu'eux, ...tous les petits peuples du nord, mais aussi toutes les minorités ont été touchés de plein fouet ...

elle a vu le film ... je n'ai pas eu cette chance là, mais j'éprouve le besoin de rappeler, en mettant cette   bande annonce, ce que le mercantilisme et le pouvoir engendrent ...



ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Samedi 19 avril 2008
extraits

le professeur resta seul, immobile au milieu du bac à sable. Incapable de lui venir en aide, je me contentais de regarder son dos. Les pétales des cerisiers tombaient en voltigeant, et ajoutèrent de nouveaux motifs au secret de l'univers

C'était la première fois, que je lui voyais un air aussi abasourdi et ébranlé. Alors qu'il accueillait toujours calmement les faits que sa mémoire ne couvrait pas, si imprévisibles qu'ils fussent, cette fois-ci , cela ne se passait pas comme d'habitude. Il se trouvait dans une situation sans issue et ne savait pas comment en sortir. En le voyant ainsi, je n'eus pas même le loisir de penser à Root qui venait de subir un choc équivalent en comprenant à quel point il avait dit quelque chose d'épouvantable


Une autre merveille de l'enseignement du professeur, était l'illusion généreuse qu'il faisait de l'expression de ne pas savoir. Ne pas savoir n'était pas honteux, car cela permettait d'aller dans une autre direction à la recherche de la vérité. et pour lui, enseigner la réalité qu'il y avait là des possibilités intactes, étaient presque aussi important que d'enseigner des théorèmes déja démontrés ...



le résumé que j'en fais

un éminent professeur de mathématique perd l'autonomie de sa mémoire, elle se réduit à 80 minutes par jour, au-delà desquelles, il ne se souvient de rien .. Avec une patience et une gentillesse absolues la femme de ménage qui travaille chez lui, et son fils âgé de 10 ans  gagnent  peu à peu  sa confiance.. il s'établit  alors entre eux une superbe relation de partage ...

entre le base ball et le besoin de  comprendre le véritable enjeu des mathématiques, se retrouve sous le signe d'une mémoire perdue une subtile formule de vie ..

un roman rempli de douceur et de patience..de partage et de générosité



ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Samedi 19 avril 2008
au rythme de ses mouvements répétitifs, la mer me renvoie sur mon rivage ... dans le sable encore frais, je ramasse les morceaux brisés  de ma conscience et tente de les ajuster  un à un ... lorsque le vent charie les vagues et que l'écume frotte le ciel tout aussi noir ... je me surprends à rêver de large ...de détroit et d'écueils ... je me mets à rêver d'oiseaux ... l'envie de partir  me gagne chaque jour davantage ... et  frappe à ma mémoire le rappel d'un pays, qui souhaiterait que je m'y perde ...il est si bon de rêver ....!!!



au fil de l'eau
les rêves
échangent de rêves




lavoir d'Aubais ... une petite merveille à voir ...






ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Vendredi 18 avril 2008
trois malheureux adolescents pénètrent une enceinte derrière laquelle vivent de petits bourgeois suffisamment riches pour penser pouvoir appliquer leurs propres  lois... le drame n'échappe pas à cette monstruosité  et les indigents paient le désir de vouloir "être" humain...
ce film dénonce la perversité du système sécuritaire .... on fragilise une société, on crée le déséquilibre, on façonne une délinquence ... véritable fond de commerce de tout un système en faillite

oeil pour oeil, dent pour dent ....foudroyante réalité de ce que la peur...l'instinct de  propriété et le besoin de  sécurité entraînent comme perversion ...


nous sommes tous responsables



ajouter un commentaire
commentaires (0)   

Mardi 15 avril 2008



le monde
est-il aussi grand
qu'une feuille qui tombe



ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Lundi 14 avril 2008



elles sont trois , elles sont femmes , elles sont fortes et faibles à la fois, elles sourient , rient, pleurent,  souffrent ..et aiment ... leurs couples se construisent.... vivent....meurent... la vie les heurte chaque jour ... en regardant les autres vivre et batailler, en les espionnant,  elles s'apprennent ... elles restent, partent, reconstruisent ...

elles sont avant tout magnifiques dans la simplicité de leur quotidien ...

une très beau film ,  rempli de l'essentielle ... force de vivre .....

les femmes ont cette beauté là








ajouter un commentaire
commentaires (0)   

Jeudi 10 avril 2008
quelques jours d'hiver
au printemps
trop de gris sur les toits


7h30 du matin, le ciel sombre de la mer  étouffe le littoral.... bas, bas, les nuages écrasent l'abbaye que je vois à peine ... les étangs ne laissent place à aucune variante de couleur ... tout est vraiment très gris ... presque noir,chargé...j'adore ce temps, lorsque je suis loin de la ville ... C'est le moment où les oiseaux se comportent différemment ... leurs cris transpercent les nuages et saturent l'espace ... Sur ce gris mer-étang, le rose des flamants pâlit avec le lever du jour ... les deviner, et les voir ...à travers la brume qui court à la surface de l'eau ... debout, sans bouger ... juste arrêter le temps une seconde et laisser la brume m'envelopper ... la rosée remonte sur les jambes nues ... et serre les chevilles ...j'ai froid , je tire mon gilet de laine sur mes épaules et je marche, abandonnant l'envie de croire que la brume veuille me retenir.....


ciel mer étangs
grise la couleur du temps
jusqu'aux cris des oiseaux

ajouter un commentaire
commentaires (1)   

Mercredi 9 avril 2008
Mal de pierres de Milena Agus,

Une Sarde aux yeux étranges et grands ouverts ... une femme, dans les années quarante ... toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie ....

un bijou ...!!

extraits:

  Alors ils changeaient de trajet, et quand le Rescapé voyait que grand-mère était distraite et s'arrêtait soudain sur le milieu de la route pour regarder une façade d'hôtel ou les feuillage des arbres, ou Dieu sait quoi, comme elle a été coutumière jusque dans sa veillesse, il posait une main sur son épaule et d'une légère pression la poussait sur le bord de la route .
"Une  princesse, vous vous comportez comme une princesse. Vous ne vous souciez pas du monde, autour de vous, c'est le monde qui doit se soucier de vous, votre seule tâche est d'exister. C'est bien ça ?"
Cette fiction amusait grand-mère, être princesse de la rue Manno, actuellement de la rue Sulis,et avant de la province du Campidano.
Sans rendez-vous précis, ils arrivaient de plus en plus tôt au petit déjeuner, afin d'avoir plus de temps pour le journal, qu'ils lisaient tout près l'un de l'autre sur le banc, et pour leur promenade où le Rescapé, trouvait toujours l'occasion de poser sa main, sur son épaule pour la diriger dans une autre direction.
un jour le Rescapé demanda à voir les bras de grand-mère en entier et quand elle releva les manches de son chemisier, il parcourut d'un doigt attentif ses veines à fleur de peau.
Une beauté, tu es une vraie beauté, dit-il passant du vous au tu. Mais toutes ces cicatrices ?" Grand-mère répondit, qu'elle s'était coupée au travail aux champs.
"Pourtant on dirait des entailles au couteau.
- On coupe tellement de choses. C'est le travail de la terre qui veut ça .
- Mais pourquoi sur les bras et pas aux mains ? on dirait des coupures volontaires, elles sont nettes "
Elle ne répondit pas, il lui prit la main, l'embrassa, embrassa toutes ces cicatrices de ses bras et suivit du doigt les traits de son visage.

.....;.....

Le Rescapé dit que grand-père était un heureux homme, vraiment et pas comme elle le prétend un malchanceux qui aurait écopé d'une pauvre folle, simplement, elle était une créature que Dieu avait faite à un moment où il n'avait pas envie de femmes habituelles en série, Il avait eu une inspiration poétique et Il l'avait créée, grand-mère riait de bon coeur, disait qu'il était fou lui aussi et que c'était pour ça qu'il ne voyait pas la folie des autres.

------------

Tout le monde était persuadé qu'un homme de cinquante ans ne regarde pas une femme de son âge , mais ce raisonnement valait pour les choses du monde. Pas pour l'amour. l"amour ne s'attarde ni sur l'âge, ni sur rien qui ne soit l'amour. Et c'est exactement de cet amour là que le Rescapé l'avait aimée. la reconnaîtrait-il tout de suite ?Quelle mine ferait-il ? Ils ne s'embrasseraient pas en présence de grand-père, de papa, ou de la femme du Rescapé ou de sa fille. Il se serreraient la main et se regarderaient longtemps. A en mourir. Mais, si elle essayait de sortir seule et qu'elle le rencontrât seul, alors là oui, ils tomberaient dans les bras l'un de l'autre et s'embrasseraient pour récupérer toutes ces années; et s'il le lui demandait, elle ne rentrerait plus jamais chez elle. car l'amour est plus important que tout le reste.




ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Lundi 7 avril 2008
 le dernier de la page précédente s'est arrêté à celui de mimik ... je crée un répertoire spécial "je me souviens" , on les retrouvera tous là-dedans ...

vacances dans les Alpes
aux sommets de 3000 mètres
elle préfère les livres

Monika


16 ans
sur les parois rocheuses
10 m de chute

anna


Oh, cette poupée !
Presqu'aussi grande que moi...
Aïtatxi, aux anges !

(aïtatxi = grand-père basque)

Johal

--------
cadeau de Noël
au lieu d'un chien vivant
un lion en peluche

Monika

-------
 "salauds" dis-je
à ceux qui font fumer
les crapauds

Phil

ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Lundi 7 avril 2008
parce que j'ai eu un réel plaisir à partager cette soirée ... entre tout ce petit monde souriant et plein de vie ;.. parce qu'on descendait insouciants la rue de l'Aiguillerie vers les Ursulines ...et qu'on s'étonnait de cette ruche plus en action de nuit que de jour ... parce que je tenais la main de mon petit fils ... et que je rigolais avec ma fille aînée ... parce que devant moi deux hommes marchaient en parlant de choses et d'autres... parce que la vie c'est aussi simple que ça ...
parce que Mozart disait :
"vivre bien et vivre heureux, voilà deux choses différentes. Et sans un peu de magie, je ne connaîtrais pas la seconde"...

cette magie, j'essaie de la trouver tous les jours .. parfois elle surgit comme une évidence parfois elle se heurte à ma tristesse ... l'autre soir ... elle était vraiment avec moi ... depuis si longtemps ...
                    
http://profile.myspace.com/index.cfm?
fuseaction=user.viewprofile&friendid=360392336



http://philquinta.canalblog.com/

http://fourques.canalblog.com/



ps : les photos sont foirées .. grave de chez grave !!! mais bon le trouble .. sans flash... bref .. j'essaie de trouver une excuse à ma médiocrité de photographe ... et puis je hais les ap. numériques.. rien ne vaut la profondeur de l'argentique ... et le numérique rame .. rame en émotion ...donc  je reste nulle en photo


dans ma boîte de mail de la part de Phil:

A Anna



de sa chambre
les toits
et d'autres chambres

*

chambre sur les toits
sur les murs muets
les oiseaux

*

Grues d'Hokkaido -
par chaque image
l'ami ravi

*

que c'est beau !
dis je dans l'escalier
qui monte chez elle

*

fantaisiste
la jeune femme
jusqu'aux chaussures

*

quand elle dit
"c'est cool !"
tout est dit

*

rumba improvisada -
regards à sa mère
entre les morceaux

*

salle de concert
le yogi et l'aquarelliste
sympathisent

*

Jardin du Peyrou -
sur son cheval Louis XIV
écoute du rap

*

crevettes -
seulement si je lui
décortique

*

tous artistes
ses quatre enfants -

*

flamenco -
un couple d'anglais
mange des tapas

*

soirée flamenco -
sur les étagères
de faux cactus

*

Phil


---------------------------


un peu de vin
quelques bières
la musique se boit sans effort



ruelle étroite
nous sommes que trois
 étonnés du monde



au rythme des guitares
les palmas
les danses beaucoup plus tard


j'ai loupé la frontière


deux jeunes filles
 ravissement des hanches
temps contre temps



 tard dans la nuit
seule
j'ai refermé ma porte


la fièvre me tient
et pire qu'elle
le reste


   anna



ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Texte libre




 

 






4  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre