Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 13:00

jardin zen dans mon jardin

le temps ratisse le temps
sans jamais le changer


Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 12:49

avec cette odeur de café

quelques songes égarés

 

incertaine devant la vieillesse....

 

un ruban blanc

retient

mes longs cheveux blancs

 

 

dans mes vêtements flottants

 se retirent

les souvenirs encombrants


 

 


 

 


 

 

 

 

 


Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 22:12

dans cet air froid-gelé

une voix traverse

la montagne

 

 

morsure de neige

et coups de soleil

c'est le troisième mois de l'année

 

 

comme un trésor

au fond du sillon

un rang de pommes de terre

 

 

 

entre deux giboulées

le soleil vient à ma rescousse

 

 

 

 terre du jardin

remontant par mes mains

son odeur de mère fertile


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 22:05

à l'ombre des secrets se chuchotent d'autres secrets ... à l'ombre de la beauté voilée se cache l'incertitude d'une jeunesse meurtrie et d'une nouvelle force de vie ...

 

Superbe !!!

 

 

 

 


Publié dans : films

Jeudi 20 février 2014 4 20 /02 /Fév /2014 18:12

l'air se ride

par dessous

les nuages

 

 

 

sans nid

sans feuilles

sans paroles


peuplé de fantômes

et de vieux rêves d'arbre


 

 

 

 

Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Mardi 4 février 2014 2 04 /02 /Fév /2014 17:29

je  n'ai pas envie de le commenter... il faut juste aller voir ce film d'animation, sans oublier l'histoire du Japon d'entre les deux guerres et se laisser aller dans les rêves de ce merveilleux

poête qu'est le  漫画家 (mangaka) Hayao Miyasaki

 

 


Publié dans : films

Samedi 1 février 2014 6 01 /02 /Fév /2014 14:55

accompagné des bruits de la forêt, et des cris des enfants jouant non loin de la yourte,  il est venu tout simplement parmi nous, apporter et éclaircir de son regard de nouveau né, ces interminables jours d'hiver...

 

parmi les arbres

dont il a respiré l'existence

avant de les connaître

 

contre sa mère, à la chaleur du feu de bois c'est un bébé plein de beauté, plein de tranquillité que la vie vient d'offrir à la famille de ma dernière fille...

 

 

reposant après tant d'effort

le souffle de la mère et de l'enfant

se confondent...

 

 

leurs yeux se cherchent et s'apprivoisent

 

 

première rencontre avec son cadet 

le sourire troublé de l'aîné

 

 

 

le temps

s'arrête

 

 

 

regardant la forêt

je m'incline

devant tant de sagesse

 


Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Dimanche 26 janvier 2014 7 26 /01 /Jan /2014 11:13

 

lune en cendre

sur la montagne dormante

 

 

toute la forêt regarde

passer la nuit

 

すべての森林は夜 経つを見ます


 

 


 

 


 

 


Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Dimanche 12 janvier 2014 7 12 /01 /Jan /2014 10:52

jour et nuit, écrit le poète japonais, les fleurs en tempête descendent de la montagne ...

 

 

 

J'ai oublié le chemin par lequel je suis venue. L'ombre laisse place à la lumière et pour que celle-ci gagne en pureté, il me faut sans cesse perdre mon chemin... La voie est difficile, les doutes m'ouvrent le passage, les certitudes se dissipent au fil de ma progression... mon corps s'éclipse, mon coeur se libère... Le temps est au regard contemplatif ce que la brume est à la montagne, un instant fugitif qui flotte dans le néant

 

 

 

dans mes cheveux  blancs

l'enfant de la forêt

glisse quelques souvenirs

 

 



Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Vendredi 10 janvier 2014 5 10 /01 /Jan /2014 14:43

c'est par demi temps

que je franchis l'hiver

 

 

 

 ce matin

la montagne a disparu

sans cérémonie

 

 

un peu de forêt flotte dans la brume

                                                   

       少しの森林が靄で浮きました。

                       sukoshi no shinrin ga moya ukimashita

 

 

 

 

 

ce matin

je me suis réveillée

dans une estampe de Wang Wei

 

 

 



 

     今朝私はワング・ウェイの絵で目を覚ましました

      watashi ha Wang Wei no e de me o samashimashita.



Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Jeudi 9 janvier 2014 4 09 /01 /Jan /2014 12:09

  en japonais そして父に成る, (sochite chichi ni naru ) "puis je deviens père" est bien entendu un film génial !!!!

 

 

 

 

 


Publié dans : films

Lundi 6 janvier 2014 1 06 /01 /Jan /2014 21:30

 

 

là où la contemplation

guide mon souffle

vers les cîmes

 

 

la forêt me suit

sans laisser de traces

 


Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Mercredi 27 novembre 2013 3 27 /11 /Nov /2013 20:52

je viens de rentrer chez moi... le froid glacé traverse cet appartement que je vais bientôt quitter... j'allume le poêle, et mets quelques uns de ces morceaux de bois montés péniblement dans mon perchoir... La chaleur du bois repousse doucement ce froid saisissant qui envahit ce lieu devenu hostile... Pourtant tant de choses imprègnent cet endroit... Des  quelques siècles d'histoires gardées secrètement dans chaque pierre de cet immeuble, ne me reste que les souvenirs d'un temps passé et dépassé...

L'alternance,  montagne-ville... que je vis depuis quelques années,  continuera à la cadence de mon instabilité...

j'aime ma solitude...  j'aime la force qu'elle me procure... mais  j'aime aussi énormément vivre  auprès des êtres qui me sont chers... j'aime cette liberté quotidienne que je construis sans aucune envie d'avenir... elle  me laisse imaginer chaque jour mon devenir, et se succéder les lendemains avec un minimum de contrainte. Je suis devenue nomade sans m'en rendre compte... Je suis devenue nomade parce que je ne pouvais tout simplement pas faire autrement... Plus aucun endroit ne me retient, pourtant tous les endroits où je passe me tiennent à coeur... Je flâne sous les arbres séculaires, je me prosterne devant les montagnes millénaires... je m'incline davantage sur la fleur éphémère... et tends ma main au  papillon temporaire.

 

 

 

matin glacé

lente digestion des vers de terre


 

 


Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Mardi 19 novembre 2013 2 19 /11 /Nov /2013 19:30

soudain, le poing frappe la table !! Objectant mon comportement peu scrupuleux, la pierre à encre consternée sursaute. Plus rapide que ma conscience,  je la rattrape vivement, sachant que sa perte me serait fatale...  Séisme d'un soir de travail,  une vague visqueuse et noire se lève de l'encrier, déborde, prend ses aises, trace sa voie et improvise sans le savoir, un coup de maître sur le papier de riz... Marquant de nouvelles courbes, que je n'aurais jamais eu l'audace d'essayer, elle laisse le washi absorber goulûment son noir sans nuance, et organiser  sa répartition dans la trame encore serrée

Plus blanc que la feuille tendue sous mes mains... Plus noir que la colère qui m'a fait perdre une toute petite seconde ma patience, mon visage reprend ce peu de rose que la surprise lui avait pris par défi.  Ce soir, encre et  pinceau sont en désaccord avec mon âme... et d'ailleurs ! où l'ai je donc laissée celle là ?  là haut dans les montagnes, aux pieds des cinquantes tout jeunes érables du Japon plantés la semaine dernière ?  ou sur les rémiges  des  derniers migrateurs en mal de pays ?   Ce soir  il pleut même sur mon papier blanc... J'entends les lamentations  du bois qui craque dans le poêle... le son de la pluie sur le toit...  la splendeur du piano de Satie... et le calme qui revient dans ma tête...

 


tempête sur  papier de riz

noir et blanc se partagent

l'espace vierge

 


Publié dans : haïku-haïbun- nomade

Mercredi 13 novembre 2013 3 13 /11 /Nov /2013 21:32

mille nuances dans l'encre broyée, la rendent encore plus inaccessible que je ne le craignais... mille couleurs s'égoutent,  tâchent et se diluent dans la blancheur du papier. Je me perds dans ce gris aux expressions infinies,  je me cache dans le noir plus sombre et plus étrange encore qu'un ciel sans lune... Le blanc quant à lui, ne doute de rien, il tranche les reflets qui s'égarent dans un vide au milieu de nulle part...  Je découvre une autre façon de presser le pinceau  sur la feuille imprégnée, je relève un autre détail sur sa capacité de lâcher prise avec sa nervosité....

 

suis-je dans le noir ? suis je absorbée par la puissance du blanc ? Je ne dois ni en faire de trop, ni rester absente ... je n'ai droit à aucune hésitation... le pinceau est mon esprit, l'encre la substance informelle de mon coeur...  il faut qu'ensemble, ils trouvent l'accord parfait qui donnera naissance à quelque chose que j'ignore, mais qui appartient à tous ...

 

le temps s'affole,  j'entends le cri du pinceau qui s'exsangue, je devine la respiration du papier qui s'essouffle... se gonfle, se dégonfle, s' aspire, se rejette, se sature à l'agonie et dans une dernière quête vers la perfection ouvre tous son tressage pour l'ultime beauté du trait.

 

 

 

 

à la frontière du vide

encre et  lumière

j'ai perdu la noirceur du trait




 




Publié dans : haïku-haïbun- nomade
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés