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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 22:45

saisissant et troublant, ce documentaire est un véritable hymne à la vie, à la mort et à l'amour de l'humanité.

 

 

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Published by anna - dans films
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 19:14

octobre 2014

 

Le Japon est un pays qui s'approche avec pudeur. Mes pas me poussent dans un monde d'une densité que je ne connais pas. Hokkaïdo est sauvage et ne se laisse pas pénétrer facilement, Honshu la grande est partiellement apprivoisée et très peuplée, elle n'en reste pas moins mystérieuse.

 

Première nuit à Kyôto. Kitaôji, quartier nord ouest de Kyôto, le monde et son battement de vie semblent n'avoir jamais quitté une certaine ruralité... Train, et métro nous mènent là où nous avions prévu de dormir. Nous nous perdons à plusieurs reprises dans ce dédale de rue et de ruelles débordant de jardin. Le moindre espace libre est conquis par de la verdure... arbres et fleurs en tout genre débordent des maisons traditionnelles toujours en bois et en papier... l'une d'entre elles nous ouvre ses portes pour la nuit. La fatigue nous terrasse, mais la beauté de ce lieu confortable, nous repose et nous accorde un peu de sommeil malheureusement interrompu par l'implacable décalage horaire. Finalement, Kyôto nous accueillera quatre jours, durant lesquels la puissance de ce pays et son incontournable mystère me permettront de retrouver une amie japonaise dont je n'avais plus de nouvelles depuis quelques années.

Les temples et  les jardins, les uns plus immenses que les autres, me donnent le vertige. Je ne trouve plus de mots pour qualifier ce que je vois. Bouddhisme et Shintoisme remplissent mes yeux d'architecture complexe et variée. Tout est en bois, en terre en corde et en papier. La fragilité de ces matériaux s'efface derrière l'énigme de ces constructions gigantesques. Les japonais vivent au rythme de tous ces dieux qui se frôlent sans se heurter... leur voie unique et imperméable aux religions occidentales, nourrit la spiritualité du peuple nippon avec une simplicité tellement évidente, que la tentation d'adhérer à leur croyance pourrait se manifester si je n'appartenais pas déjà en partie à la pensée " kami no michi ".


ces  kilomètres d'élégance prolongent mon regard à l'infini.


avant le temple, sous le torii 鳥居, nous passons de notre monde à l'autre monde

 

là où sont les oiseaux

premières couleurs d'automne

le jour s'achève

 


Un typhon est signalé au large du Pacifique. Son souffle ne s'épuise pas assez vite et Okinawa prend le plus gros de la tempête. Quelques milliers de kilomètres plus loin, nous cherchons un abri potentiel pour nous protéger des pluies torrentielles et des vents violents qui nous menacent.

 

 

lendemain de tempête

les dieux de la mer

ont pris leur tribut


 

 

 

dans les rues de Kyôto

en offrande au dieu assis sur le banc

quelques kaki




 


 

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Published by anna - dans Japon Honshu
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 12:31

Le film, inspiré de faits réels, raconte l'histoire de deux frères, Junpei et Kanta, sur l'île de Chikotan après que celle-ci eut été annexée par l'armée soviétique de l'oblast de Sakhaline après la seconde guerre mondiale. Les habitants de l'île doivent alors vivre dans des conditions de vie difficile, mais l'espoir renaît grâce à deux enfants, Junpei et Tanya.

 

Lors de mes pérégrinations à Hokkaïdô 北海道 il y a trois ans,  j'ai eu l'occasion de voir combien cet épisode de l'histoire japonaise a laissé des traces douloureuses dans le coeur des autochtones.


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Published by anna - dans films
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 12:13

 d'une incroyable beauté et d'une douceur absolue ce film nous emmène avec finesse et intelligence là où la vie se termine, là où le mystère commence ...

Île d'Amami, au Japon. Une chamane, à mi-chemin entre les hommes et les dieux, se meurt lentement d'une maladie incurable. Elle accepte, donc, la mort non comme une fin, mais un renouveau. Autour d'elle, son mari, sa fille, ses voisins l'accompagnent en entonnant sa chanson préférée....

à vous de découvrir la suite de ce joyau...

 

 

( viendra ensuite la suite de mon voyage... goutte à goutte... dans mes pas... dans ma tête, et dans mon coeur )

 

 
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Published by anna - dans films
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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 20:01

octobre 2014

 

Aéroport d'Ôsaka ... premier octobre de cet automne si doux, l'avion descend lentement sur le tarmac et mon coeur s'emballe. Tout le monde parle japonais autour de moi. J'écoute leurs impressions de retour, une caresse à mes oreilles qui tentent de s'habituer à la rapidité de leurs échanges. Le sol de cet archipel aux couleurs incertaines de ce début d'automne, me devient soudain accessible et je me laisse engloutir par le monde nippon sans résistance.

L'aéroport est immense, une foule inextricable, se croise et s'entrecroise avec une agilité innée. Tout le monde se frôle, personne se bouscule... L'art de vivre japonais est unique au monde. La force des kami coule dans leurs veines depuis si longtemps que leur sensibilié en est complètement modifiée.

Dans ce méandre infernal il nous faut trouver la gare pour prendre le train en direction de Kyôto. Les tableaux indicateurs sont tous écrits en japonais... nos sacs à dos n'épargnent pas nos épaules et les 24 h de voyage commencent à alourdir nos esprits.


 


 

incroyable beauté !

ma peau la reçoit

avant mes yeux

 

 

 

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Published by anna - dans Japon Honshu
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 14:03

laissant mon odeur

occupée la maison vide

juqu'à mon retour


 

un tour de clé

un seul


grand soleil -


dans mon coeur

ceux qui restent avec lui

 

 

 

 

me serrant dans ses bras

son émotion discrète

de japonaise déracinée

 

 

silence sur les ondes

le ploc de la grenouille

s'absente de l'étang

 

 

 

 

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 08:56

heures douces avant la pluie

les pommes de pins se referment

 

 

fraîcheur du soir

mes vieux os cherchent refuge



où puis-je aller ?


rien a changé

le monde se meurt... depuis si longtemps

 

 

je marche au bord du chemin

les arbres s'élèvent fragiles entre les cailloux

où s'enfuit-elle l'eau qui coule devant moi 

sans fin ?

où souffle t-il le vent qui me pousse 

sans frein ?

 

 

la montagne s'alourdit

 


tant de mélèzes embrasent

jour après jour

ses flancs

 

 

de gros nuages s'agrippent à mes cheveux et du jardin la dernière récolte de saison pend le long du mur

 

 

le chien de la maison a perdu la vue...

 

 

 silence

j'entends les lamentations des étoiles

 

 

jour et nuit se croisent

quelque part

au dessus des colchiques

 

 

 

mourant lentement

au pied du vieux cèdre

un bouleau privé d'immensité


 


 

 

 

 

 

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 17:24

sur le dos de cette terre j'embrasse la pluie

 

dans chacun de mes pas qui glisse sur cette roche trempée, je sens de nouvelles forces nomades prendre leur aise dans mes veines. Lorsque sans gène elles atteignent mes songes, elles les  quittent ne laissant dans ma tête qu'un souvenir confus...


marchant sur le dos de la terre comme je trace les esquisses sur papier de riz


le vent efface mon passage... l'air frais désorienté par les nuages que la montagne déverse avec abondance, ne retient rien de mon existence... ce paysage immense m'absorbe dans sa souveraineté... S'amusant à courser la brume épaisse que le lever du jour conçoit avec fantaisie dans ces montagnes sauvages, l'aigle, seul héritier du vent et du ciel glatit de tout son être, donnant par cette résonance improvisée une intensité palpable au vide qui l'accompagne.

 

mon jardin ce matin n'a aucune limite - la page que je tourne reste blanche...

 

Sur le bord du chemin l'herbe est tellement haute qu'elle touche le bout de mes doigts. Quelques odeurs nouvelles remontent jusqu'à mes rêves... le coeur rempli de ces couleurs, j'avance et cherche à les deviner... Me resteront-elles inconnues ? je ne le pense pas... dans ma tête j'ai la connaissance consciente et inconsciente de mes ancêtres et dans le parfum de ces herbes, le temps des rencontres imprévues...

 

 

souffle et rêves s'évadent en ce début d'automne... 


 

sous la mousse et les glands pas encore tombés mille saisons se pressentent.

 

 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 13:58

frôlant mon pinceau

le petit chardonneret

se pose sur le cosmos

 

 

des yeux....

sans le retenir

 

 

pinceau durci

par mon absence

 

 ce matin

les nuages tombent dans la vallée

 

 

 

quittant les Cévennes aujourd'hui pour les Alpes, je marcherai dans les traces d'autres mystères... du chemin empierré  aux sommets rugueux... portant dans ma tête les doutes de mes limites, je me perdrai dans les brumes hostiles des jours avec et sans lumière... toutes les directions, m'attirent... et dans les semelles de mes chaussures de marche pousse chaque jour le besoin de bouger de plus en plus loin... mon pinceau reste au fond de mon sac... chaque image qui m'entoure, se définit comme une immensité impossible à reproduire... je ne m'en inquiète plus vraiment... la peinture est en moi comme l'est la poésie... Ce sont leurs présences circulant dans mes veines qui me redressent chaque jour et me donnent la force de voir ce qui ne se voit pas... Le mois d'octobre me conduira au Japon, au coeur même de Nagano... dans ces montagnes remplies de vie impalpable... Sac à dos et transports en commun, longues marches à travers des paysages insoumis, j'espère une fois de plus pouvoir toucher du bout de mon esprit cette culture indéfinissable...

 

 

 

au centre du jardin

l'immense tournesol guide

le potager


 

 

 

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 14:36

appuyée contre la rambarde du balcon, l'infinité de la nuit me semble encore plus iréelle... les étoiles bousculent  mes pensées...  c'est le temps des rêves. Tout se confond. Les oiseaux volent dans ma tête... le papier sous mon pinceau leur reste indifférent. Ils n'ont plus envie de s'y poser. Ils longent mes songes criant leur raison d'être, sans se soucier de mes tourments. Esprits du ciel et de l'air, inombrables dans mon coeur, illimités dans le ciel,  trouvent le passage des dieux sans laisser d'ombre.

 

 

Japon éternel

je reviens chez toi

 

 

tes montagnes m'ouvriront-elles leurs portes, tes temples, leur immuable sagesse.?

 

mois des érables rouges

j'espère ramasser sur ton chemin

un début d'automne

 

 

 

poésie instable tu as quitté le bout de mon pinceau, quitté l'encre diluée dans la pierre, quitté  la cime des arbres que je souhaitais peindre, et pourtant je te sens dans mon sillage, collée à mes basques, cachée dans mes faits et gestes, circulant, nerveuse sous ma peau, grouillante sous ma chevelure... je me tourne vers toi sans jamais te voir, tu te défiles sans cesse, me laissant divaguer dans le vide de mes  errances... Si la parole t'était accordée, quelle voix prendrais-tu pour me dire que tu resteras à jamais secrète ? Quel chant fredonnerais-tu pour m'attirer dans tes abîmes ?

 

ne me laisse pas, je t'en prie ! Conduis mes gestes les plus simples... entoure moi de ta patience... guide mes absences... et surtout accompagne moi au Japon... j'ai besoin de toi pour circuler sur ces routes tremblantes, j'ai besoin de ton courage pour gravir ces montagnes en colère... sans toi, je ne verrais plus la beauté du monde



 poésie instable

 je te chercherai

      même

sur le dos de ÔNamazu

 

 

ÔNamazu: poisson chat  ( légendaire) vivant dans la vase des profondeurs de la terre, capable  s'il n'est pas maîtrisé par le dieu Takemikazuchi de faire trembler le Japon.

 

 


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