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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 12:18
un vent léger traverse mon logement perché dans les nuages... il fait sonner la cloche accrochée à la poutre de la chambre ... elle  tintinabule doucement et cadence la brise qui passe...  Au bout de cette clochette pend une grande plume alaire de buse variable... c'est là que l'air s'emprisonne et devient mélodie ...
 cette petite cloche en bronze, est une cloche d'été... venue du Japon, où je ne suis jamais allée, elle m'accompagne depuis quelques années dans mes errances... Perdue dans mes montagnes... elle s'est glissée dans mes bagages et m'a suivie dans les rizières... fidèle, elle reste auprès de moi depuis que j'habite en ville...

elle est harmonie... mais pour moi, elle est surtout refuge... lorsque je l'entends... j'écoute les bruits de la montagne, les mouvements des rizières... et j'oublie les chaos de la ville ....





  dehors
le soleil réchauffe les tuiles
jusqu'à la mer

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 19:17
me revoilà devant la mer... mon regard flotte sur les vagues... j'attends que l'eau me parle... me charme... réponde à mes questions... mais elle ne parle que de vagues et d'écume .. elle ne parle que de la couleur de sa surface, et s'empresse de cacher celle des profondeurs... elle me chuchote des secrets que je ne comprends pas... je suis trop petite pour l'entendre ...  trop petite pour la connaître...  je ne sais que l'écouter... elle... et voir les oiseaux...






flux  reflux
tous ces coquillages
parlent de mer et d'oiseaux





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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 10:39
Cité 2008 ... au rond point de la "Zone" ...un tout petit bout de femme, toute jeune... immobile... campée sur ces deux jambes enflées par  la chaleur, serre contre elle son panneau de suppliques...  à sa droite, à sa gauche... de grosses voitures, aux marques prétentieuses et aux conducteurs condescendants, l'ignorent, la rongent, la méprisent ... la richesse limite leur horizon... ils pensent santé, voyage, loisir... elle pense à son ventre qui s'arrondit  ...... elle et son petit panneau serré contre elle... elle ne gêne pas, parce qu'on ne la voit pas .... quel âge peut-elle avoir ?... quinze ou seize ans tout au plus .... qui s'en soucie ?... des heures entières, le visage imperturbable, elle cherche son égo emprisonné dans le flot des voitures ... sous son vêtement trop court se dresse son nombril proéminent  ...son ventre est déjà brun, son visage desséché par le soleil de printemps ... rien ne la protège ... elle ne sait pas pourquoi   ... mais elle sait qu'elle n'a pas le choix ... elle doit se nourrir, et ne pas oublier l'enfant .. mais personne ne les voit ...elle et son ventre.... ses vêtements délavés sont trop courts ... sa peau est brûlée et de petites rides creusent son jeune front ... elle est toute blonde ... toute belle, ses yeux gris se plissent sans trouver un autre avenir que celui qui l'entoure .....et pourtant la mer est derrière elle ... derrière ..... si proche...



sur le bitume
une toute petite fleur
sans terre



















 
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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 10:53
dans la cour étroite de mon immeuble s'élève  ..lentement vers les  toits, lentement vers le ciel ... l'ave maria de Schubert... moment intemporel... croisement des siècles... ma porte est ouverte ...les pierres blanches de la cage d'escalier semblent respirer la fluidité des notes et des voix... tout est calme... je travaille sans bruit... la ville semble  disparaître et ne laisser place qu'à la beauté des choses ...derrière elle, devant moi, ne reste que les rêves d'un temps plus serein, celui que je n'aurai plus la patience d'attendre... Le soleil remplit ma pièce de vie... je me replie dans l'ombre des voiles de tissus... dehors la chaleur réchauffe les tuiles jusqu'à la mer et les martinets noirs scanent le ciel par centaines... l'un d'entre eux est rentré ce matin dans mon petit logement... l'a traversé... puis s'est enfui...



est-ce dans l'obscurité
que l'inutile vérité
s'éclaircit
?









 


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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 18:17


suite de rêves
jour et nuit
déracinés




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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 16:00
ses petits pas
sans bruit
elle



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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 15:12
une femme, Azul,  tente de progresser dans son chagrin. Son deuil est inconsolable... elle part seule, et s'abrite dans une cabane près de la mer ... la vie est pénible et solitaire ... au rythme de l'océan, des vagues et du vent, on s'imprègne lentement du chagrin de Azul.... de son deuil impossible à réaliser ... et on l'accompagne jusqu'au bout ....

regard sur les deuils impossibles à vivre ... qu'ils soient induits par la rupture d'une vie ou d'une histoire,   il arrive qu'on ne trouve pas la force et la volonté de les surmonter... parce qu'au fond de nous on ne le veut pas ..on ne le peut pas... Le réalisateur met ce choix douloureux en images ... Images simples...oscillant entre des nuances  presque "noir et blanc", et la surexposition, Diego Martinez Vignatti soumet les couleurs au présent et tire l'essentiel de l'émotion dans les errances perdues de Azul ...

Azul est une  femme courageuse ...


le film ne nécessite pas de paroles et il n'y en a presque pas ... mais dans le regard d'Azul ... dans son désespoir... on devine lentement ce qui lui donnera la force d'aller vers l'océan ... en acceptant l'évidence ....

ailleurs... d'autres femmes s'interrogent


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Published by anna - dans films
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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 15:28



un air de jeune saison
dans le rose des nuages


sans jamais accoster
le silence
des nuages



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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 20:43


sous leurs pas
la terre pleure


 détresse d'un peuple


Richard Desjardins et Robert Monderie ont visé juste avec L'erreur boréale (1999), un documentaire choc sur les pratiques douteuses des compagnies forestières. Ils secouent à nouveau notre indifférence en faisant la lumière sur une triste réalité autochtone, sur un Peuple invisible : la nation algonquine du Québec. Pour la toute première fois, son histoire trouve enfin le chemin des écrans.
Les Algonquins vivaient jadis en symbiose avec le vaste territoire qu'ils occupaient. Cet équilibre fut rompu avec l'arrivée des Européens au 16e siècle. Peu à peu, leur mode de vie ancestral a été réduit en miettes, sans compter le pillage de leurs ressources naturelles. Ils ne sont d'aileurs plus que 9000 personnes réparties dans une dizaine de communautés, certaines plongées dans une grande misère alors que les droits humains de ce peuple autochtone sont souvent bafoués.
Ces Amérindiens souffrent en silence : sont-ils appelés à disparaître? Avant qu'il ne soit trop tard, Richard Desjardins et Robert Monderie tirent la sonnette d'alarme.




Monika  m'en a parlé et m'a envoyé le lien ...je savais toute cette horreur, je l'ai étudiée pendant 25 ans ... une acculturation impitoyable ... les Algouquins.. mais pas qu'eux, ...tous les petits peuples du nord, mais aussi toutes les minorités ont été touchés de plein fouet ...

elle a vu le film ... je n'ai pas eu cette chance là, mais j'éprouve le besoin de rappeler, en mettant cette   bande annonce, ce que le mercantilisme et le pouvoir engendrent ...



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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 08:29
au rythme de ses mouvements répétitifs, la mer me renvoie sur mon rivage ... dans le sable encore frais, je ramasse les morceaux brisés  de ma conscience et tente de les ajuster  un à un ... lorsque le vent charie les vagues et que l'écume frotte le ciel tout aussi noir ... je me surprends à rêver de large ...de détroit et d'écueils ... je me mets à rêver d'oiseaux ... l'envie de partir  me gagne chaque jour davantage ... et  frappe à ma mémoire le rappel d'un pays, qui souhaiterait que je m'y perde ...il est si bon de rêver ....!!!



au fil de l'eau
les rêves
échangent de rêves




lavoir d'Aubais ... une petite merveille à voir ...






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