haïku oiseaux...haïga


Dimanche 1 novembre 2009

...




              L'automne arrive

                     fané 
                     froissé






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Vendredi 18 septembre 2009



je m'adresse au vent
sans parole






sitelle torchepot

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Lundi 31 août 2009



















































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Vendredi 24 juillet 2009





 à ses oreilles
le coquillage
transforme le vent en mer




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Mardi 19 mai 2009





































les belles choses disparaissent
après la pluie
d'autres apparaissent











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Vendredi 15 mai 2009



lendemain de pluie
dans l'escalier
s'effacent les derniers pas













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Mercredi 6 mai 2009
tout le monde les attendait... et les voilà par centaines dans le ciel...  ils sillonnent l'air, épousent  la forme des nuages, fendent les ascendances, baisent dans les courants et tranchent la couleur du ciel... Du matin au soir, leurs cris stridents accompagnent  mes déplacements...   d'un bout à l'autre de la ville et surtout au delà,  leurs silhouettes noires  teintent l'azur, de  leurs expéditions nourricières... je  lève la tête et rigole sans réserve du vertige qu'ils arrivent à me donner en quelques secondes... et  je rattrape de justesse le guidon de mon vélo...





comme un appel avant la nuit
le cri des martinets
affolé




rassemblement de nuages
les martinets regrettent
de ne pouvoir y nicher








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Vendredi 1 mai 2009


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Mercredi 1 avril 2009
j'ai souvent parlé de mes errances, de mes flâneries sur le lido séparant mer et étangs,  j'ai souvent essayé de transmettre, où que j'aille, quoi que je fasse, un certain regard qui se désirait sans objection... un coup d'oeil naturellement porté sur ce qui m'entoure... Après mille séismes de mes pensées... essuyant raz de marée et ouragans, j'ai déposé mes incertitudes sur les deux rivages et attendu que les vagues les dissolvent... nuit et jour la mer et les étangs filtraient mon désarroi... Les mois et les années se sont écoulées ainsi, sans que j'oppose une quelconque résistance à ces tempêtes... aujourdhui, bien plus qu'hier, je m'abandonne au cours du temps, améliorant  ainsi mon acuité d'usage...

ayant fait le choix, de ne plus avoir de couverture sociale et de me libérer lentement de toutes ces amarres contraignantes... je prends le risque d'aller au bout de mes idées... à en faire hurler certains, je persiste à vivre sans filet...  Cette expérience, m'apporte beaucoup d'introspection et de questionnement, mais aussi une grande sensation de liberté que je savoure chaque jour dans l'ignorance du lendemain...  Aussi paradoxale que cela puisse paraître, mon quotidien s'est peu à peu mué en quelque chose de profondément vivant... en une métamorphose régulière, simple et  irréversible .

Lorsque je prends mes pinceaux, je ne pense plus à rien... juste aux étangs, à la linéarité de l'eau et du rivage... aux oiseaux qui y vivent et à la couleur... la couleur de ce monde réuni dans ma mémoire... Le plus difficile consiste à laisser aller mon esprit  jusqu'au bord du vide, là, où seul le reflex peut prendre  la relève et conduire ma main et mon regard vers une réalisation expressive de ce que j'ai retenu. Si je continue à travailler à l'aide de photos, cela ne change rien à l'échappée qui obtempère lorsque le coeur, le corps et l'esprit  ne font plus qu'une unité volontaire et indissociable.


une vague silhouette
sur la page blanche
immobile

=

suspendu
au dessus de l'esquisse
le pinceau attend










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Vendredi 6 mars 2009

quelques fleurs de prunier
l'une après l'autre
sur l'arbre sans feuille





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Mercredi 4 mars 2009










les ailes
nuit et jour
battent le vent




(yes !!! j'ai réussi à donner un coup de survie à mon scanner ...)


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Dimanche 1 mars 2009







 du large
la houle aujourd'hui
porte une odeur d'oiseaux





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Samedi 27 décembre 2008


sous la neige

attendent les fleurs


















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Mercredi 24 décembre 2008
... à vous tous, qui prenez le temps de passer  dans mon espace nomade... je vous espère encore longtemps sous ma toile vagabonde, à partager mes errances, mes horizons, mes traces dans le sable et mes échappées dans les nuages ...
Je ne fête ni Noël, ni Nouvel An, je suis seule dans mon apparte-perchoir... seule avec mes pinceaux... seule avec mes oiseaux... Et j'ai envie, de vous remercier pour votre présence et  vos regards pertinents et patients, en vous offrant 
à tous, cette petite aquarelle fraîchement terminée, de deux lagopèdes du Japon (mâles)
se battant pour leur territoire...













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Samedi 13 décembre 2008













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libre




 

 






5  nomade(s) migre(nt) sur ce blog


dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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