j'ai découvert Michel Onfray grâce aux émissions philosophiques que diffusait france culture au temps où cette radio avait le
privilège d'être indépendante... pendant plus de 10 ans ses interventions m'ont interpellée et ont aiguisé ma curiosité... je me suis mise à le lire... ce qui au début n'a pas été une
mince affaire... puis, peu à peu je me suis habituée à sa verve colossale, à son intelligence exacerbée... à sa rapidité d'interaction... à sa force libertaire... à son expression
hédoniste... De tous les philosophes français, il est le seul à la hauteur de ses engagements, et de sa fonction, il est le seul à ne pas passer la brosse à reluire pour satisfaire les
pensées de salon...
il interroge... il propose... il provoque et éveille la réflexion...ne sert jamais du prêt à penser... ni habit de moine, ni chaussure à cailloux... ne s'encombre d'aucun dogme,
d'aucune discipline... mais tente sans prétention de pousser la pensée hors de ses limites... pour le comprendre il faut avoir envie d'avenir...
anna
Michel
ONFRAY, est né le 1° janvier 1959, docteur
en philosophie a enseigné dans les classes terminales d’un lycée technique de Caen de 1983 à 2002 avant de créer une Université Populaire à Caen en octobre 2002, puis une Université Populaire du
goût à Argentan en 2006. Natif d’Argentan, dans l’Orne, où il est domicilié.
Il a publié une cinquantaine d’ouvrages dans lesquels il propose une théorie de l’hédonisme : que peut le corps ? En quoi est-il l’objet philosophique de
prédilection ? Comment penser en artiste ? De quelle manière installer une éthique sur le terrain de l’esthétique ? Quelle place laisser à Dionysos dans une civilisation tout entière soumise à
Apollon ? Quelles relations entretiennent l’hédonisme éthique et l’anarchisme politique? Selon quelles modalités une philosophie est-elle praticable? Quelles chances le corps peut-il attendre des
sciences post-modernes ? Quelles relations entretiennent biographie et écriture en matière de philosophie ? Selon quels principes sont fabriquées les mythologies philosophiques ? Comment
déchristianiser l’épistémè occidentale ? De quelle façon non institutionnelle incarner et transmettre ses idées ?
Les réponses supposent le détour par le vitalisme libertin, l’éthique immanente, l’individualisme libertaire, le philosophe artiste, le nietzschéisme de gauche, le
matérialisme sensualiste, l’utilitarisme jubilatoire, l’esthétique généralisée, la subjectivité païenne, le libertinage solaire, le corps faustien, la vie philosophique, l’historiographie
alternative, l’athéologie post-chrétienne ou les Universités Populaires.
Ses œuvres l’ont conduit à célébrer les sens décriés, tels l’olfaction et le goût : Le Ventre des
philosophes. (1989) (Prix de la Fondation del Duca, Prix Chiavari), L’art de jouir. (1991), Les Formes du Temps. (1996) et La Raison Gourmande. (1995, Prix Liberté
Littéraire).
Pour autant, il ne néglige pas les sens visuels et propose une esthétique contemporaine : L’Oeil Nomade
(1993), Métaphysique des Ruines (1995), Splendeur de la catastrophe (2002), Les icônes païennes (2003), Epiphanies de la séparation, (2004), Le chiffre de la
peinture (2008) examinent les œuvres peintes de Jacques Pasquier, Monsu Desiderio, Vladimir Vélickovic, Ernest Pignon Ernest, Gilles Aillaud et Adami. Ou encore, sur l’art contemporain,
Archéologie du présent. (2003). Un ouvrage intitulé Fixer des vertiges analyse les photographies de Willy Ronis (2007). La vitesse des simulacres (2008) propose une réflexion
sur la sculpture. L’organe de la crainte, (2009) une correspondance avec le compositeur Pascal Dusapin, envisagera la musique.
Il s’est également soucié de formuler une éthique moderne athée avec Cynismes. (1990), puis La Sculpture
de Soi. (1993, Prix Médicis) et d’en proposer la formule politique dans Politique du rebelle. (1997). La religion du poignard, (2009) un éloge de Charlotte Corday, La pensée
de midi, sur la genèse des idées libertaires au XX° siècle, affinent ses options politiques. Dans Théorie du corps amoureux. (2000), il tâche de répondre à la question : comment
peut-on être libertaire en amour ? Et, dans Le souci des plaisirs. Construction d’un érotisme solaire (2008) comment élaborer une intersubjectivité sexuelle hédoniste ? Enfin, dans
Féeries anatomiques il propose une bioéthique résolument postchrétienne (Prix de l’Union des Athées, 2004). Le Traité d’athéologie (2005) pose les bases radicalement athées de ce
projet philosophique.
De même, il a initié des variations sur le thème hédoniste dans les volumes d’un journal philosophique Le Désir
d’être un volcan (1996), Les vertus de la foudre (1998), L’archipel des comètes (2001), La lueur des orages désirés (2007). Le tome 5 s’intitule Le magnétisme des
solstices.
Il a également publié la biographie de l’un des premiers nietzschéens français, Physiologie de Georges
Palante. (2002), un essai sur Nietzsche La sagesse tragique (2006) et un scénario sur la vie du philosophe L’innocence du devenir. La vie de Frédéric Nietzsche
(2008).
Il a aussi écrit Ars Moriendi (1995), et un récit de voyage en Arctique, Esthétique du pôle nord
(2002), en Égypte, À côté désir d’éternité, (1998), en Inde, Les bûchers de Bénarès (2008). Une Théorie du voyage (2006) propose une
méditation sur l’art de voyager.
Son Antimanuel de philosophie. (2001), synthétise avec ironie et jubilation dix-sept années de cours avec
ses élèves de Lycée technique. Dans L’invention du plaisir. (2002), il établit la première édition en langue française des textes qui subsistent sur Aristippe de Cyrène et les Cyrénaïques.
Enfin, dans Célébration du génie colérique (2002), il rend hommage à la figure de Pierre Bourdieu.
Avec La philosophie féroce (2004), Trace de feux furieux (2006), il propose une lecture libertaire
de l’actualité. La foudre gouverne le monde est le titre du prochain volume à paraître. Le quatrième tome sera constitué par le journal des présidentielles 2007 : Tout un
Léviathan.
Il est édité plus de vingt fois au livre de poche, traduit en néerlandais, brésilien, espagnol (Espagne et Amérique du sud), allemand, portugais, roumain, japonais,
italien, chinois, grec, serbe, coréen, finnois, catalan, turc, anglais (USA, Grande-Bretagne, Canada, États-Unis ) suédois, polonais, norvégien, hongrois, russe.
La création de l’Université Populaire de Caen en 2002 a été l’occasion de publier : La communauté
philosophique (2004), un manifeste expliquant les raisons de ce projet. Les cours donnés bénévolement dans cet espace où travaillent une quinzaine d’enseignants, ont été publiés sous le titre
Contre histoire de la philosophie, tome 1 : Les sagesses antiques ; tome 2 : Le christianisme hédoniste (2006) ; tome 3 : Les libertins
baroques ; tome 4 : Les Ultras des Lumières ; tome 5 : L’eudémonisme social et tome 6 : Les radicalités existentielles (2008). Quelques quatre
autres tomes sont prévus. Le tome 7 s’intitulera La construction du surhomme. Suite à la communauté philosophique (2006) établit un premier bilan du projet d’architecture en dur
pour l’Up de Caen. Ce qui n’est pas donné est perdu rapportera la chronique de la création et de l’existence de l’université Populaire du goût créée en 2005.
Autres publications : un ouvrage synthétique sur tout son travail La puissance d’exister (2006) ;
une pièce de théâtre Le songe d’Eichmann (2008).
A paraître : une suite à l’édition audio de ses séminaires à l’Université Populaire de Caen. Onze coffrets de
12 CD audio parus, plus d’une vingtaine sont prévus, soit plus de 200 disques dans les années à venir. Également : un recueil d’entretiens : Les paroles données ; une anthologie
des textes de la philosophie hédoniste : Génie de l’hédonisme ; un texte de morale : Le plaisir de l’Autre ; un long poème : Le recours aux forêts.
Etc.
Travaille à : L’éthique de Camus. Essai sur la pensée libertaire.
tiré de :
http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/michelonfrayevenements.htm
ce qu'ils en pensent