haïku érotiques


Samedi 2 mai 2009
le haïku érotique, reste certainement le plus difficile à écrire... il touche une partie sensible de notre être et s'il veut être crédible il lui faut être intègre... difficile alors, de s'exposer sans déborder dans le cul ou le culcul... difficile aussi de ne pas plagier par faute d'imagination,  les divers répertoires de ceux qui se sont risqués à  s'exposer... Écrire des érotiques c'est renverser ses dernières armes, ses dernières parades...

oser le faire, c'est franchir une certaine pudeur, pas des moindres, mais des plus verrouillées... la crédibilité d'un haïku érotique s'équilibre sur la force de sa réalité ou de son fantasme ... mais d'une manière ou d'une autre, qu'il soit vécu ou rêvé, il se ménage une existence difficile et périlleuse..

les haïkus érotiques sont les plus vulnérables... ils impliquent forcément  deux personnes...  et ne se contentent  que très rarement  d'être observateur au risque d'être voyeur...




de nos 15 ans
timides
il ne reste plus rien

*

son regard franchit
la pudeur
de mon sommeil

*

il soulève
ce poids de plume
quel oiseau !!

*

il oublie le jour
moi la nuit

*
un à un
succombent

les boutons de la robe


*

ses mains
sur les hanches
s'affolent

*

profonde
est la nuit -
le jour se lève

*

mais où donc
sont les draps
de mon lit ?

*
 sur le tatami
les jambes
s'étirent
dépossédées

*













- Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Mercredi 25 mars 2009
dans les rues
couleurs charnelles
des robes au vent
*

l'élégance des robes
s'élève des chevilles
vers les jambes hospitalières
*

quelques bracelets
de perles et d'argent
sur les chevilles nues
*

les fleurs se perdent
même dans les cheveux
*








- Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Lundi 9 février 2009

il vient

part

repart

et revient


*

dans le lit étroit
à deux
ne  faire
plus qu'un

*
il me sert
pour lui
contre la nuit


*
bleux ses yeux
 plus ciel
que celui des oiseaux
















- Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Jeudi 16 octobre 2008

la moiteur de son corps
colle les draps
jusqu'au moindre détail

---

mèche rebelle
sur son visage endormi
encore plus vulnérable

---

il reste
sur ses hanches fines
une nuit sans sommeil

---

entre les cuisses
les mains se réfugient
assoupies

---

de l'un à l'autre
c'est elle
qui s'ouvre d'abord

---

 sa démarche sombre
l'éloigne
dans la nuit












- Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 9 septembre 2008


la robe à ses pieds

fait d'elle
une île nue







- Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Samedi 31 mai 2008






sur la plage
les petits dessous
s'entremêlent nus



- Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Dimanche 25 mai 2008

c'est lui que je préfère... il  empreinte aux vagues ce goût de sel qui arrive jusque dans mon vieux logement... les pierres le disent, lorsqu'elles se creusent de tourments...  du sud, il soulève un continent, le porte sur les vagues et le dépose, où il s'épuise ... c'est lui que je préfère... il laisse les plages vides de monde...  et m'invite, seule, à voir les oiseaux... nomade, il m'acueille à souffle ouvert...   je m'installe, silencieuse dans la lande et attends sa réplique... c'est lui que je préfère... j'aime sa force... j'aime ses caresses douces et violentes ... j'aime quand il soulève mes robes, se dresse entre mes cuisses et se retire fragile...il se déchaîne... s'enhardit sans complexe... enserre mon cou, étreint mon ventre, me pousse et me bouscule...  sans se soucier du lendemain,  il me transperce, déracine mon coeur et séduit mes rêves...  ... il est le maître, mais je rigole... je le défie ... je lui résiste... il me prend dans ses bras... me serre, et me torture ... c'est un guerrier, c'est lui que je préfère... rompue, je m'abandonne... vainqueur il se retient, se calme, se dénoue... mais sa balade se termine... ...et... sans aucun prétexte, il se dérobe vers le sud et reprend le large....







par la fenêtre
le vent m'apporte
un goût de sel




- Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Jeudi 28 février 2008
ses petits dessous
à la frontière
se désirent


et ce fil de soie
entre les monts
s'ouvre en dentelles


sous la robe à fleurs
seule une corolle
se fend sur la tige







- Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mardi 15 janvier 2008


undefined

ses tout petits seins
courbent ses reins
vers l'été




- Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Lundi 10 décembre 2007
petites pointes
deux sous la soie
robe en fleurs

souvenir d'été
sous les manteaux d"hiver

dressées
elles ne se fanent pas
pas encore


leurs minuscules rondeurs
chaleur - douceur
 trop à l'abri


ces petits fruits
au centre
encore plus juteux..


la main se referme
tout  emprisonné
l'amour y compris



fragile
ma nuque offerte
 prolonge son désir


soleil de décembre
nos sexes
brûlent le marbre









 












- Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lundi 19 novembre 2007
ces pages me paraissent tristes sans échappée érotique; alors je continue à offrir ce plaisir... 


dans la chambre
se mélange sauvage
l'odeur de deux sexes


tout petit le mien
garde en secret
sa bouche gourmande


entre les cuisses
le plaisir
s'enfile tout en longueur


sa proie
sans la lâcher
la soumet au désir


prenant son cou fragile
sa force s'impose
jusqu'au plaisir ...

- Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 17 octobre 2007

 d'un geste les cheveux 
relevés
allongent la volonté

dégagée
la nuque se dresse
et s'offre


 mince fragile
elle se  prolonge
charnelle


longue
elle  raffine
le plaisir


elle se  courbe
en offrande
et garde son secret



perle de sueur
au bas de la nuque
les émotions bataillent


elle glisse
le long de l'échine
se dilue dans la peau



odeur sucrée odeur de peau
identité ouverte
 nuque offerte

- Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mercredi 10 octobre 2007
  le lit si petit
et ces  odeurs
étroitement liées

de sexes
je me souviens
nos  deux  accordés

à nos coeurs



- Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 26 septembre 2007

ce matin très tôt sur la plage ... le soleil se lève et avec lui les beautés des mers ..les oiseaux sont là .. mais



ses petits seins pointus

sa jeunesse

tend son corsage


 sa démarche
chaloupe
ses hanches en perdition


vue de dos
la femme enfant
 s'éloigne sur le sable

 


 


- Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Jeudi 30 août 2007
dans son sexe
la raideur
des plaisirs cachés


les dessous
dans sa poche
avec les clés


sous sa robe
que la soie
au vent

son chant
elle le murmure
à son oreille

- Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

libre




 

 






5  nomade(s) migre(nt) sur ce blog


dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















-


 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés