oser le faire, c'est franchir une certaine pudeur, pas des moindres, mais des plus verrouillées... la crédibilité d'un haïku érotique s'équilibre sur la force de sa réalité ou de son fantasme ... mais d'une manière ou d'une autre, qu'il soit vécu ou rêvé, il se ménage une existence difficile et périlleuse..
les haïkus érotiques sont les plus vulnérables... ils impliquent forcément deux personnes... et ne se contentent que très rarement d'être observateur au risque d'être voyeur...
de nos 15 ans
timides
il ne reste plus rien
*
son regard franchit
la pudeur
de mon sommeil
*
il soulève
ce poids de plume
quel oiseau !!
*
il oublie le jour
moi la nuit
*
un à un
succombent
les boutons de la robe
*
ses mains
sur les hanches
s'affolent
*
profonde
est la nuit -
le jour se lève
*
mais où donc
sont les draps
de mon lit ?
*
sur le tatami
les jambes s'étirent
dépossédées
*




ce qu'ils en pensent