Samedi 3 mai 2008
une femme, Azul,  tente de progresser dans son chagrin. Son deuil est inconsolable... elle part seule, et s'abrite dans une cabane près de la mer ... la vie est pénible et solitaire ... au rythme de l'océan, des vagues et du vent, on s'imprègne lentement du chagrin de Azul.... de son deuil impossible à réaliser ... et on l'accompagne jusqu'au bout ....

regard sur les deuils impossibles à vivre ... qu'ils soient induits par la rupture d'une vie ou d'une histoire,   il arrive qu'on ne trouve pas la force et la volonté de les surmonter... parce qu'au fond de nous on ne le veut pas ..on ne le peut pas... Le réalisateur met ce choix douloureux en images ... Images simples...oscillant entre des nuances  presque "noir et blanc", et la surexposition, Diego Martinez Vignatti soumet les couleurs au présent et tire l'essentiel de l'émotion dans les errances perdues de Azul ...

Azul est une  femme courageuse ...


le film ne nécessite pas de paroles et il n'y en a presque pas ... mais dans le regard d'Azul ... dans son désespoir... on devine lentement ce qui lui donnera la force d'aller vers l'océan ... en acceptant l'évidence ....

ailleurs... d'autres femmes s'interrogent


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Vendredi 18 avril 2008
trois malheureux adolescents pénètrent une enceinte derrière laquelle vivent de petits bourgeois suffisamment riches pour penser pouvoir appliquer leurs propres  lois... le drame n'échappe pas à cette monstruosité  et les indigents paient le désir de vouloir "être" humain...
ce film dénonce la perversité du système sécuritaire .... on fragilise une société, on crée le déséquilibre, on façonne une délinquence ... véritable fond de commerce de tout un système en faillite

oeil pour oeil, dent pour dent ....foudroyante réalité de ce que la peur...l'instinct de  propriété et le besoin de  sécurité entraînent comme perversion ...


nous sommes tous responsables



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Lundi 14 avril 2008



elles sont trois , elles sont femmes , elles sont fortes et faibles à la fois, elles sourient , rient, pleurent,  souffrent ..et aiment ... leurs couples se construisent.... vivent....meurent... la vie les heurte chaque jour ... en regardant les autres vivre et batailler, en les espionnant,  elles s'apprennent ... elles restent, partent, reconstruisent ...

elles sont avant tout magnifiques dans la simplicité de leur quotidien ...

une très beau film ,  rempli de l'essentielle ... force de vivre .....

les femmes ont cette beauté là








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Vendredi 8 février 2008
séance tardive, nous n'étions que deux dans la salle de  cinéma ...étrange impression de vide ...

Un couple peine dans son unité, Alex décide d'emmener sa petite famille dans la maison de campagne  de  son père...Sa femme, silencieuse, fine, douce et très belle, s'étiole doucement ... deux enfants sont là présents ... tout le monde tente de vivre et de faire face à son destin ..
le silence, la beauté et l'étrangeté du lieu, ont une emprise sur les êtres qui se battent intérieurement ... tout est contemplatif ... les échanges sont discrets ... frôlés, mais lourds de sens.
Avec courage, Vera, annonce à son mari, qu'elle attend un enfant, mais pas de lui.... chaos ...trouble, rage et chagrin ... Il la fait avorter dans cette maison isolée ... elle meurt ... désespérée ...
Alex, est perdu, il a commis l'irréparable ... il sait au moment même où il lui impose sa décision, qu'il la perdra à jamais ... et il apprend ...lentement ... la vérité ... trop tard ...

La musique d'Arvo Pärt accompagne avec mélancolie ce drame, mais aussi cette vie ... 2H30 de tableaux  se succèdent et nous apprennent, à regarder le courage sous un autre angle ... Le film est lent, chaque image percute le cerveau et se loge dans le coeur ...

ce film est  bouleversant ... proche de la vie, de la mort ...et d'une décision qui appartient que très rarement  aux femmes... il surprend par sa vérité ... malgré toutes les tentatives d'affronter les choses, Alex et Vera vont tout perdre ... elle, la vie ... lui, tout, absolument tout ...

très mal reçu par la critique de Cannes, ce film n'en est pas moins une lumière de l'existence des hommes et de son destin ... nous n'échappons pas, à ce que nous sommes.. et  que sommes nous aux regards de nous mêmes et des autres ? ... pourquoi les femmes restent-elles les seules lumières de vie que le comportement d'un homme éteint ...Pourquoi  sommes nous bannis ?

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un pont
d'une rive à l'autre
ne voir que le vide

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Jeudi 17 janvier 2008
je voulais aller le voir... le film de Chris  Kraus ... "quatre minutes" ...mais je traînais la patte ... sans raison, juste par flegme... et puis ce soir je me suis décidée ..et là je dois dire que  je perds tout simplement  les mots pour définir cette petite merveille....

 première image, un vol de grues en formation au-dessus d'une prison ..  quel paradoxe...puis ...deux femmes ... une vieille, une jeune...autre paradoxe ...une libre l'autre incarcérée ... et .. une prison  plus une passion sans borne ... la musique ... le piano...
Ces deux femmes ont une histoire ... toutes les deux douloureuses ... mais au-delà de leur tourment vivent la musique et la ferveur  .... Elles se détestent, s'apprivoisent .. s'approchent et s'aiment ...la veille femme dompte doucement la très jeune terriblement sauvage, presque animal ..totalement indisciplinée ... toute sa musique en est imprégnée ... elle joue magnifiquement bien ... les notes l'habitent .... et le film est porté par une force inhabituelle.... les quatre minutes de la fin dépasse le film  et l'amène à son apothéose ...les spectateurs n'ont d'autre choix que de suivre cette folie ....

rester assise dans mon fauteuil ces quatre dernières minutes, releva de l'exploit ..


il faut courir le voir ... le voir en VO uniquement ..... l'allemand est sublimé dans toute sa tessiture ...et sur grand écran l'image donne une puissance et une résonnance au piano que  seule la grandeur de sa taille renvoie au  son ...



derrière les barreaux
deux femmes et un piano
brisent les dernières Clés


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Samedi 29 décembre 2007
un homme dans une femme, une femme dans un homme ... confusion ... il-elle ne sait pas ...jeune adolescente  intrépide, vivante, écorchée par un  secret redoutable ... Alex .. rencontre Alvaro,.. Tous  deux apprennent  à faire face à leur peur, à leur différence, dans un monde où  la préférence va  vers la linéarité ....ils réagissent sur leurs corps leurs émotions et sur le regard des autres...les yeux de braise d'Alex, son bouillonnement intérieur nous renvoie à notre incroyable solitude ... discrimination, amour violent, communication difficile, régles de vie ... tout est mis à l'épreuve ...

Superbe de vie et d'envie de vivre ...

 " le sexe nous fait Homme ou Femme ou les deux à la fois..."

un premier long métrage magnifique


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Mercredi 5 décembre 2007


Une femme , toujours la même .. vue de dos , toujours de dos ...les cheveux relevés soulignant la beauté de sa nuque , dévoilant l'érotisme ouvert  de son dos ... on ne voit jamais le visage de cette femme .... elle est pourtant le centre des tableaux...le centre d'un secret .. Un peintre , toujours le même,   lui donne vie dans chacune de ses oeuvres...  une histoire d'amour  interdite ...?  personne ne le  sait , et  le peintre date du XVIIIe siècle ..

le  tableau dans le tableau recouvre le secret ...et sous la toile le visage se découvre

Dans un jeu de miroirs, de fantome  qui hante la solitude urbaine , le film," Ce que mes yeux ont vu"de Laurent de Bartillat ramène le passé au présent ,l'immobile au mouvement ....et  ces tableaux  morts sur les murs des musées résonnent  à nouveau  de vie 


La passion d'une femme contemporaine, l'intégrité de son choix , la volonté de vouloir connaître l'histoire de Watteau et  de connaître son secret ,  nous  apprend, qu'on ne voit  pas, ce qu'on voit , qu'en cherchant à deviner ce qu'on voit,  on devient aveugle ...nous apprend aussi que c'est dans l'oeil du peintre et dans lui seul que surgit l'humanité ...


 du passé au présent
les tableaux reviennent à la vie
et enterrent leurs secrets

ce-que-mes-yeux-ont-vu.jpgsylvie Testud dans "ce que mes yeux ont vu"



je retourne enfin au cinéma ...

quel plaisir, rien ne remplacera jamais l'image projetée ... la pronfondeur des couleurs  accentue la dimension de l'histoire,  on se protège de la pixellisation pour rester dans la douceur de la lampe  de projection ... on est presque dans le vrai ...



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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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