"je me souviens" brèves de mémoires


Lundi 7 avril 2008
 le dernier de la page précédente s'est arrêté à celui de mimik ... je crée un répertoire spécial "je me souviens" , on les retrouvera tous là-dedans ...

vacances dans les Alpes
aux sommets de 3000 mètres
elle préfère les livres

Monika


16 ans
sur les parois rocheuses
10 m de chute

anna


Oh, cette poupée !
Presqu'aussi grande que moi...
Aïtatxi, aux anges !

(aïtatxi = grand-père basque)

Johal

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cadeau de Noël
au lieu d'un chien vivant
un lion en peluche

Monika

-------
 "salauds" dis-je
à ceux qui font fumer
les crapauds

Phil


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Vendredi 4 avril 2008
effectivement cela te rappelle Georges Perec .. Marcel ....et pour cause .... !!! et j'avoue que je trouve l'idée géniale.. Nous écrivons depuis quelques jours des "je me souviens" avec Monika et bien sûr c'est elle qui en a eu l'idée après avoir lu un livre de Joe Brainard qui s'appelle " I remember" J'avoue que je me suis laissée prendre au jeu et ....il est excellent ... Se souvenir au hasard de traits de vie piochés dans notre mémoire ...est étonnant de redécouvertes ...

je propose donc à tous ceux qui en ont envie ... et Johal est déjà de la partie ... de faire un "je me souviens" collectif en haïku ....j'espère que vous serez nombreux à essayer cet exercice de "brèves de mémoire "..

je commence et j'essaie de gérer au mieux ... la mise à jour, de cette page du blog , et  y rajouter les "je me souviens" que vous mettrez  en commentaire ... si quelqu'un a une autre idée pour gérer cela ... mieux ... je prends de suite ...


je me souviens
de l'alambic de mon père
toutes ses  mirabelles

anna

 c'est parti .... merci de bien vouloir contribuer à cette tentative de souvenir ... merci Monika pour l'idée .. on avancera à fur et à mesure des envies de souvenir ...en espérant être nombreux ...
------

Je me souviens
des sièges de la 2 CV
sortis pour le pique-nique.

Martine
----
samedi midi
la grosse soupe aux dix légumes
saucissson à l'ail (M.T-P).

Monika
-----
La vieille radio,
écho grésillant des mers :
mon père, très loin...

Dans la cuisine
toutes les femmes tendues
vers la voix voilée

(dans ma toute petite enfance, un père marin...)

Johal
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¤
mai 1940
sous la mitraille
fuyant

¤
                                                                         ¤
21 juillet 1969
il marchait sur la lune
j'avais 33 ans

¤

Montpellier
sur un cheval à bascule
blanc
¤
Marcel
----
je me souviens
du bleu
des yeux de mon père

des tresses
de ma soeur
coupées
sur la table de la cuisine

anna
-----

je me souviens
de l'odeur des plants de tomates
de mon parrain

seau à charbon
la bouche en feu
de la chaudière

sieste d'été
les fesses blanches
de ma cousine

forte grippe
sur mon lit assises
ma mère et mes soeurs

folle tramontane
mon père courant
après son chapeau

Phil
----

premier jour d'école
mon petit tableau d'ardoise
son éponge jaune

Monika

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dévalant la pente
sur la luge avec mon père
neige plein les yeux


tenant le guidon
debout sur le tablier
de la vespa blanche


l'odeur de l'encens
dans la grande basilique
bicorne du Suisse

traversant la mare
le craquement de la glace
vêtements trempés


Mimik

neige à Neuss
la maîtresse nous donne congé
pour en profiter

Monika


La reine du monde
sur le petit vélo jaune
-première hirondelle-

Johal

de mes joues rouges
au premier
baiser

anna
----
quatre garçons
se partagent
un moineau cuit


Dimanche de Pâques
un rameau de sucre d'orge
à la main


Phil
-----

dimanche de printemps
dans le jardin du curé
chercher des oeufs

Monika

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des lézards etc.
toute une vie rampait
dans ma poche

anna
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dans un vieux bocal
quatre ou cinq têtards luisants
surveiller les pattes

Mimik
-----

                                                                           

                                                                             

 

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libre




 

 






5  nomade(s) migre(nt) sur ce blog


dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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