Jeudi 20 septembre 2007
dans le parc
deux pigeons blancs
trompent deux tourtereaux

Ce blog nomade a été créé pour l'amour d' un homme, "Lui",  un homme que j'ai aimé et qui m'a aimée envers et contre tout ... Nous nous sommes rencontrés fin 2006 sur le web ... les haïkus n'ont eu de cesse de nous rapprocher .. fin janvier,  début février 2007, nos pas se sont  mélangés sur les plages proches de Montpellier ... l'amour présent dans nos écrits s'est révélé aussi entier que nos désirs...nous nous sommes dévorés... Pendant  neufs mois, nous avons tous deux porté cet amour au plus profond de nos êtres.. Chaque rencontre nous rapprochait , chaque éloignement nous faisait souffrir... Notre histoire a été une véritable histoire d'amour, de celle qui restera unique dans nos  vies . Une histoire déchirante et passionnante à la fois ...


 Certaines histoires aboutissent à une union durable, notre histoire, pour ses raisons à "Lui", s'arrête aujourd'hui.. Nos routes se séparent  ... "Lui", reprend sa vie, comme il le peut ... .. Moi, je tente de revivre autrement .. Nous sommes tous deux marqués à jamais par ces neufs mois de passion ...nos mémoires ne peuvent effacer de tels instants de bonheur ...les rares personnes qui nous ont été proches en sont tout aussi marquées.. Lui, le sait aussi bien que moi ...

Avec la fin de cet amour se termine l'envie d'écrire ici..
Ce blog, cette
ouverture sur la vie, sur l'amour, sur les oiseaux, que j'ai aimé partager avec toutes les personnes qui sont venues visiter ces pages .. restera un symbole d'espoir pour tout ceux qui passeront  encore par là ...pour les amoureux, pour les passionnés et tous les autres qui attendent ...je remercie tout particulièrement Phil, Amel, et Monika , qui ont été d'une amitié et d'un soutien sans faille lorsque je basculais dans le néant et que l'absence de "Lui" me retranchait dans les détresses les plus douloureuses.

Ceux, qui voudront me retrouver, me retrouveront dans l'espace intemporel du net ... je recrée un blog, de haïkus

la plus belle des histoires est là ... elle restera à jamais dans mon coeur, dans le sien et dans tous ceux qu'elle a émus ..

Rien ne peut défaire ce qui a été fait ..ni le temps .ni personne..


le vent chaud passe
dans son souffle
la plus belle des histoires

anna
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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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