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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 23:10
les ruines ont quelque chose d'intemporelle... abandonnées, elles se laissent pénètrer, sans souci et sans résistence, mais une fois le seuil passé, un certain malaise s'installe... le silence s'impose et la voix faiblit...  les murs, suintent l'absence et l'oubli, reste  l'espoir de  trouver, dans les  lézardes de cette décrépitude, un brin d'histoire, un soupçon d'existence... un murmure... un soupir... un soulagement...

mais tout reste silencieux... l'histoire avance sans bruit... vers son destin... nous laissant penauds... vides de tout....




depuis combien de temps
est-elle abandonnée ?
les ronces franchissent  le seuil



rémission  !!!
dans ces murs
qui s'effondrent



en dentelle
la porte laisse entrer
le vent



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commentaires

monika 13/02/2010 17:25


Ici encore, plein de non-dit qui laisse au lecteur le soin de co-construire le sens de ces haïkus.

L'émotion passe !

J'aime beaucoup : ... "les ronces franchissent le seuil"

et

"la porte laisse entrer
le vent"


Paul 08/02/2010 08:24


toujours aussi excellent. Cette  façon de dire les choses avec tel coeur, nous réveille à nous-même

merci Anna

Paul