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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 12:25

à force d'observer les oiseaux je me suis mise à regarder les  arbres... à force de regarder la hauteur des  arbres je me suis égarée  dans le ciel, j'ai retrouvé les oiseaux et suis revenue avec eux me percher sur les branches des houppiers ... Puis j'ai regardé à l'envers, j'ai aperçu alors les mousses et surtout les lichens, ceux qui poussent au nord des troncs, ceux qui poussent au sud...  ceux qui frisent , ceux qui s'étirent en  longues barbes gris-vert et nourissent notre imaginaire... ceux qui ne sont qu'algues, ceux qui sont algues et champignons... , ... puis je me suis  penchée davantage  et j'ai vu, un monde de plus en plus petit, de plus en plus actif... un monde de lois et de règles... de batailles et de mariages, de symbiose et d'osmose... où... chacun cherche sa place. Du lierre, dont le pied  peut atteindre quatre cent ans sans jamais altérer  la vitalité de l'arbre sur lequel il s'appuie,  à l'arbre lui même, dont on ne compte plus l'âge, tout s'équilibre et tout menace l'ordre des choses établi...  Le monde de la forêt est un univers cosmopolite où chacun a un rôle déterminé, précis et régulateur, un rôle qui nous exclut, nous les humains, incapables que nous sommes d'écouter et de voir sans toucher

 

monde  mystérieux sous bien des angles, où les amis deviennent des ennemis,  où les nourrisseurs deviennent les destructeurs, où le cycle imperturbable de la vie génère sans cesse des adaptations totalement inattendues. Les lois des contraires sont imparables et l'harmonie qui suit le chaos ou le désordre qui s'installe après l'abondance, nous montrent combien tout est nécessaire pour évoluer


 

 

dans l'infiniment petit 

l'infiniment grand

 

 

 

lorsque le vent souffle de la mer

tous les arbres se mettent à trembler

 

 

 

 

fin janvier

le soleil accroche ses rayons

sur la poussière des carreaux

 

 

 

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