Partager l'article ! Hara Kiri la mort d'un samouraï de Takashi Miike: d'après un roman de Yasuhiko Tagiguchi dont le cinéaste&nb ...
Écrire, c'est migrer au fond de son âme, sans jamais savoir où le vent, la fatigue et l'instinct nous déposent, sans jamais connaître les limites de son voyage.
Tant de haïku derrière moi... et tout à découvrir... la connaissance est sans limite, le doute aussi...
d'après un roman de Yasuhiko Tagiguchi dont le cinéaste Masaki Kobayashi (l'auteur de Kwaidan en 1965) réalisa en 1962 une superbe adaptation, Takashi Miike a osé relever le défis et faire un remake de ce classique du cinéma japonais...
Mise en abîme des émotions, à travers l'insoutenable épreuve endurée par Motome ( au début du film), ou cruauté et suspens altèrent avec une esthétique épurée des lieux du rituel, le film évolue ensuite en mode poétique, contemplatif avec un sens de l'honneur d'une pureté déconcertante... honneur des pauvres gens prenant le pas sur celui de samouraïs figés dans des carcans moraux absurdes et inhumains.
Hara Kiri trouve sa poésie dans les flocons de neige tourbillonnants, dans la mousse et les voiles, dans les lattes de bois et les arbres. En jouant des couleurs, des formes et des textures, le réalisateur pose un hommage vibrant aux artistes du Japon ancien en opposant à leur épure un univers foisonnant mais tout aussi profond.

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves
j'irai là
où la beauté
est sans décor
sous ma jupe
le vent
comme un intrus
la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude
--
avec la pluie
parfois
j'aime être triste
pluie en rafale
contre la vitre
et sur les joues
--
revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique
sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret
le rose discret
sur sa pâleur
timide
visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire
que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches
odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages
le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.
le chant du vent
dans mes os transis
... glacial...
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