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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 12:32

l'ombre légère

du marronnier

malade

 

 

 

traces de la poussette

des petits pas d'enfant

 

 

 

sécheresse

l'eau de l'étang

s'épaissit

 

 

 

terre battue

le gazon a disparu

 

 

 

sous les pas

le bruit de la terre

qui dessèche

 

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commentaires

Alicia 07/09/2010 11:42



il ya tant de tristesse Anna dans vos écrits !!! et tellement de vie ! rien est écrit, sans avoir un sens profond; tout a sa place dans ces mots que vous nous dévoiler.. c'est superbe


 


merci


Alicia



anna 06/09/2010 17:55



nous avons souvent évoqué ensemble  Monika cette nessecité de transparence et de simplicité dans le haïku... une image de vie aussi banale soit-elle prend sens à  partir du moment au
celui qui la décrit arrive à donner l'énergie indispensable à sa qualité ... c'est tellement dur qu'on y arrive pas souvent ... je te remercie Monika de me faire ce commentaire ...ça m'oriente
dans la direction à prendre ... je me laisse de plus en plus aller à voir l'essentiel dans l'ordinaire ... l'écrire n'est pas évident... le peindre encore moins... et j'ai souvent envie de tout
foutre au feu ...  mais bon... peut-être que continuer est une idée provisoire encore un peu intéressante ...


 


merci infiniment


 


 


anna



monika 06/09/2010 15:22



Relisant aujourd'hui cette suite du parc, de l'autre jour, elle me touche à nouveau, mais autrement. Les traces de la poussette, les petits pas d'enfant... et la terre qui se désèche. Je crois
que c'est là la force d'un bon haïku : en le lisant, il semble exprimer une expérience qu'on vit (ou qu'on a vécu) soi-même. Il est ouvert, transparent à une expérience qu'on ose dire
universelle.