Jeudi 8 mars 2007

page 2


            tenir ses reins d'airain
            perdre sa vertu
            entre les coquillages

 

la touffe d’un nid
de la toison ou du plumage
de pas sage

 

            regards tournés vers d'autres histoires
            errance au-dessus des vagues
            une nuit, un jour ...


            la délicatesse du pinceau
            contours fragiles
            la toile sur la plage...

 

sur la plage
mes pas dans les siens
juste avant elle

 

            s'effacent sous le vent
            passage éphémère
            migration des songes

 

un instant
on oublie le bleu
vol de flamants

 

        du bleu au rose
        la tête toujours en l'air
        les mains sur ses hanches

 

seul
le regard s’envole
leur revanche

 

        envol fragile
        les ailes ouvertes
        beauté gracile

 

son regard
plus loin que la mer
voyage

 

        ses rêves cachés
        voyage au couleur de l'hiver
        ce soir encore seule

 

        tempête dehors
        les corps se déchaînent
        voyage impétueux

 

par la fenêtre
le cyprès signal

des tempêtes

battements
des volets dans la tempête
des cœurs dans le lit

 

        le coeur comme le jonc
        tropisme inaltérable
        appartenance des saisons

cœur d’automne
son corps désaltéré
par la tempête

        géographie étonnante
        mouvement du relief
        harmonie du temps

 

ombre sur la soie
émoi en relief
au dessus de toi

 

        calligraphie incertaine
        un court instant entre les draps
        rêve éphémère

     

        image de vie
        image de rêve
        caresse insoumise

 

si long si court
deux blessures éphémères
dans le vide

caresses
du vent sur la plage
retour à la vie

 

        le sable recouvre
        sans alternance
        l'histoire recluse

        lendemain nouveau
        les pieds dans le sable
        sourires heureux

 

la mer
non détachée du ciel
matin gris frais

 

        comme les mers du nord
        couleur arctique
        tempête dans ses yeux

 

le va et vient
du bonheur alterné
des yeux gris bleu

 

        se muent alors
        du gris au vert
        écument les vagues

        plaisir abyssal
        se dilate dans ces pupilles
        des voluptés

 

vagues
des yeux et des bonheurs cernés
par l’horizon
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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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