Mercredi 7 mars 2007
j'ignorais bien des choses, entre autres qu'on puisse avoir un jour un dialogue à fleur de peau au bout des mots... et ça donne des fragments de pages, écrites sur le net,  les fragments de vie de deux êtres.... 

A et A ...


page 1


Plage du Travers 


elle se referme
à chaque regard

 

fin octobre
le dernier rayon
pour la route

 

le soleil bas
les vagues hautes
étincelles

 

son cul
sortant de l’eau
soleils mouillés

 

                plus de culottes
                le regard sur les étangs
                beauté chromatique

 

révélant le blanc
et la noblesse du coton
sa culotte

 

                blancheur sagace
                dévoile sa moiteur montante
                marée de folies

                et comme les aigrettes
                pour une saison de passage
                le blanc se dilate

 

cuirassant la pâleur
de la peau privée de pigments
sa petite

 

                glane les derniers rayons
                sous les couleurs d'automne
                et passe l'hiver

 

rien ne le rend si blanc
qu'une grande douceur
gland d'automne

 

                le vent complaisant
                comme une onde sur le ventre tendu
                heurte le roc dressé

 

les cuisses aérées
sous la robe légère
vent dans les voiles

 

                ou sculpte encore
                le galbe enivrant des courbes
                sous la tourmente du large

 

raidi
prêt à franchir les sens
inédit


 

                libre alors le vent
                des courbes au monts
                voyage au long cours

                ébauche de l'oeuvre
                le temps perfectionne
                le trait infiniment beau

 

le roc à l’air libre
suinte lentement
coule le temps

 

                la mer sans bruit
                accommode sa lingerie fine
                se retire sans bruit

 

elle se dévêt
dans la nuit d’été deux fleurs
blanche balance

 

                suspendues dans l'air
                en équilibre sur les vagues
                un présent fragile

 

en équilibre
au dessus de l’écume
fragile fléau

 

                bouillonnement de vie
                sourdre des profondeurs
                cri dantesque

 

petite mort d’une
après midi d'un
cracheur de vie

 

                après midi, nuit chaude
                lendemain incertains
                temps de chien

 

la mer retirée
une odeur de chevelure
marine

 

                odeur de mer
                minérale entre les algues
                comme une offrande

 

un parfum d’algue
et de mangue et un poil
entre les dents

 

                comme de la soie
                souvenir d'une douceur
                saveur pénétrante

 

unis et nus
un cœur bat
plus fort

 

                battement éperdu
                outremer et azur confondus
                le berceau de vénus

 

plonger d’abord
dans ses yeux couleur du ciel
et de la mer

ajouter un commentaire
commentaires (1)   

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Texte libre




 

 






3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















-


 

créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus