Lundi 29 juin 2009


 petite histoire de  vallon sans histoire... clair, sans remue-ménage, un petit ruisseau tout juste capricieux protège ses flâneries sous des arbres séculairement silencieux... son eau  coule avec aplomb, répétant le même monologue, de cailloux en rochers...
 Être là..!! . pour remonter ce courant frais en cascade, sans savoir vers où... avancer... sous les aulnes  obscurs et les ronces revêches... sauter de rocher en rocher... s'émerveiller de cette transparence insaisissable dans laquelle apparaissent, comme des ombres furtives, quelques truites sauvages... se baigner dans les baignoires naturelles que les exubérances du printemps et de l'automne  creusent  à perpétuité... se laisser embellir par la beauté du lieu ... et monter... monter vers la lumière... pendant que
le coeur affolé oublie sa cadence, à force de vouloir retenir le temps...


petit ruisseau de montagne
l'immobilité des arbres
s'agite entre mes doigts


sur le rocher
le soleil séche
les vêtements impudiques


dans ses yeux bleus
un vol de martinets
rase les iris










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dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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