Mardi 9 juin 2009







... mois de juin... les herbes sont hautes... elles ont poussé et mûri sans que personne ne les voie... chaque année elles nous jouent ce merveilleux tour de magie... à peine surgi des rigueurs de l'hiver, elles tremblent dans le vent, s'aguerrissent  aux impondérables,  grandissent  en secret  tout en luisant leurs couleurs... elles se nourrissent de lumière, expérimentent leur nuance, et assurent leur éclat pour mourir en beauté...  pendant que  les odeurs des premières moissons, dilatent mes narines et raniment ma conscience au  temps, se  juxtaposent sans nostalgie  des images pleines de mon enfance, où courant, en petite robe colorée et sandales d'eau, je fouillais dans le regain pour y débusquer lézards et serpents, les dissimuler entre les petites fleurs imprimées de mon vêtement , et leur confier mon histoire, jusqu'à ce qu'ils trouvent ma compagnie trop écrasante et se sauvent entre les plis mal refermés... Où toute jeune adolescente, je m'allongeais sur  cette natte de fortune, laissant, mes pensées se travestir  en  nuages... mes  longues tresses s'emmêler dans la paille pas encore récoltée... Où adulte solitaire,  je passe mes nuits à respirer  la rosée qui perle sur les  fleurs fanées à mes côtés...
Lorsque la terre m'offre son odeur, et que mes yeux fouillent l'intensité de la nuit, les étoiles se révèlent bien plus éclatantes qu'à l'ordinaire...




étendue dans l'herbe
au bout de chaque brin
 une étoile

***  ***

saison des herbes coupées
les fleurs quittent les champs
pour les robes d'été







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dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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