Lundi 25 mai 2009
.
la terre est un coeur
qui bat -
immense...

...nuit passée sous les étoiles... tout près des vautours, si près, qu'au coeur de la nuit , je les entendais chuinter et crier dans leur abri... chaque fois que je me réveillais, la nuit me paraissait plus imperméable et les étoiles plus silencieuses...  de ce silence qui au crépuscule,  engloutit, l'un après l'autre, tous les chants des oiseaux...
... de ce silence qui densifie, l'odeur engourdissante du  thym en fleur que la  rosée  peine à diluer...

dans l'obscurité, une petite passerinette,  timide, et courageuse,  transgresse les codes de la nuit...  et babille jusqu'au lever du jour... Juste avant que celui-ci manifeste ses premières moirures, le rossignol, qui s'était étrangement tu toute la nuit, décide d'accorder
enfin ses notes...

 après avoir repéré un passage dans la montagne,   mon compagnon me guida, vers ces immenses nécrophages que les parois protègent... une heure de marche plus loin,  nous les rencontrions, par dizaines,  décollant des falaises et montant en orbes dans les ascendances... Magnifiques, les fauves, et les moines plus grands encore, maîtrisant chaque turbulence, glissaient dans les airs à la recherche d'une quelconque nourriture ... Nous étions particulièrement  bien placés, pour les voir évoluer dans les moindres détails ... ils passaient au dessus de nous, à quelques mètres à peine... tournoyant, nous observant sans crainte et sans intérêt...  le spectacle imposait le silence, le calme, l'admiration, que ces oiseaux exigent, pour garder leur secret..  devant nous, s'organisait au moyen d'un code de hiérarchie propre à leur espèce, le plus étonnant  des ballets aériens chorégraphié pour quelques cadavres abandonnés... Seuls, de très rares claquements de voix rauques signalaient à l'ensemble des rapaces charognards une éventuelle curée.

frôlant les parois vertigineuses, leurs ombres projetées étiraient leurs envergures déjà énormes.. presque trois mètres, d'une rémige à l'autre, ordonnaient  une importante considération... et nous restions sans voix ...




rencontre silencieuse
au-dessus de la falaise
le vautour ne connaît pas mon nom








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dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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