Mardi 19 mai 2009


lever du jour
les  feuilles  de bambous 
ont un bruit de vagues


je remercie la forêt
d'être forêt







triste, de voir le monde tourner à sa destruction... Par transparence, le mal qui lui est fait chaque instant , me blesse.

depuis que j'ai pris conscience que, comme n'importe quel humain sur Terre, j'étais dans chaque vie  et chaque vie était en moi, du plus petit souffle au plus grand, sans aucune valeur de puissance... sans aucune échelle de temps et d'espace...  je souffre de tout ce que je vois ... je pleure de tout ce que je ressens... je rigole, des anecdotes de montagne, de forêt, et de mer ...  chaque jour je m'étonne de me réveiller davantage ... chaque jour, mon pas  de plus en plus ignorant, se fait de moins en moins hésitant... au fond  je ne sais pas vers quoi  je me dirige...

j'espère juste, que la Terre arrivera à terme à mettre son prédateur à genoux  ... j'espère que la Terre un jour reprendra ses droits...

je dors souvent dehors... sans autre abri que la couleur du ciel avec ou sans étoiles ... parfois même avec un peu de pluie ... et... !!


je regarde les oiseaux
voler









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dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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