Mercredi 7 mai 2008
dans la cour étroite de mon immeuble s'élève  ..lentement vers les  toits, lentement vers le ciel ... l'ave maria de Schubert... moment intemporel... croisement des siècles... ma porte est ouverte ...les pierres blanches de la cage d'escalier semblent respirer la fluidité des notes et des voix... tout est calme... je travaille sans bruit... la ville semble  disparaître et ne laisser place qu'à la beauté des choses ...derrière elle, devant moi, ne reste que les rêves d'un temps plus serein, celui que je n'aurai plus la patience d'attendre... Le soleil remplit ma pièce de vie... je me replie dans l'ombre des voiles de tissus... dehors la chaleur réchauffe les tuiles jusqu'à la mer et les martinets noirs scanent le ciel par centaines... l'un d'entre eux est rentré ce matin dans mon petit logement... l'a traversé... puis s'est enfui...



est-ce dans l'obscurité
que l'inutile vérité
s'éclaircit
?









 



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Commentaires

Marcel et Monika... passages .. de vie ... dans tous les sens ... pour ceux qui m'entourent ...

oui Phil, c'est ...Anaïta

anna
Commentaire n°1 posté par anna le 09/05/2008 à 08h29
Seul le silence est juste... Passages.
Commentaire n°2 posté par mop le 08/05/2008 à 15h58
OUi, magnifique, cette jeune femme dans l'obscurité éclairée par une source de lumière hors cadre... La visite du martinet : j'espère qu'elle t'a réjouie !

Monika
Commentaire n°3 posté par Mohe le 07/05/2008 à 23h33
une fois encore un texte de toute beauté (au haiku désespéré) et une  image (est ce Anaïta ?) magnifique. Bravo !

Phil
Commentaire n°4 posté par achourit12 le 07/05/2008 à 20h44

libre




 

 






1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog


dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



j'irai là
où la beauté
est sans décor


sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie



inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire



que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

le chant  du vent
dans mes os transis

...  glacial...


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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