Lundi 21 avril 2008


sous leurs pas
la terre pleure


 détresse d'un peuple


Richard Desjardins et Robert Monderie ont visé juste avec L'erreur boréale (1999), un documentaire choc sur les pratiques douteuses des compagnies forestières. Ils secouent à nouveau notre indifférence en faisant la lumière sur une triste réalité autochtone, sur un Peuple invisible : la nation algonquine du Québec. Pour la toute première fois, son histoire trouve enfin le chemin des écrans.
Les Algonquins vivaient jadis en symbiose avec le vaste territoire qu'ils occupaient. Cet équilibre fut rompu avec l'arrivée des Européens au 16e siècle. Peu à peu, leur mode de vie ancestral a été réduit en miettes, sans compter le pillage de leurs ressources naturelles. Ils ne sont d'aileurs plus que 9000 personnes réparties dans une dizaine de communautés, certaines plongées dans une grande misère alors que les droits humains de ce peuple autochtone sont souvent bafoués.
Ces Amérindiens souffrent en silence : sont-ils appelés à disparaître? Avant qu'il ne soit trop tard, Richard Desjardins et Robert Monderie tirent la sonnette d'alarme.




Monika  m'en a parlé et m'a envoyé le lien ...je savais toute cette horreur, je l'ai étudiée pendant 25 ans ... une acculturation impitoyable ... les Algouquins.. mais pas qu'eux, ...tous les petits peuples du nord, mais aussi toutes les minorités ont été touchés de plein fouet ...

elle a vu le film ... je n'ai pas eu cette chance là, mais j'éprouve le besoin de rappeler, en mettant cette   bande annonce, ce que le mercantilisme et le pouvoir engendrent ...



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commentaires (3)   

Commentaires

oui changer de regard, perdre ce complexe de supériorité qui donne l'illusion de ne rien avoir à apprendre chez les autres mais qui en réalité est une réaction de défense face à la peur de l'inconnu; il faudrait savoir reconnaître cette peur nichée en chacun de nous
commentaire n° : 1 posté par : mimik (site web) le: 22/04/2008 11:52:42
et dans notre pays Marcel, ce pays qui se vante tant de sa déclaration des droits de l'homme ...dans cette France broyée par une démocratie devenue fantoche ... les minorités sont sournoisement écrasées ..laminées humilées ....peu de gens en parlent , peu de gens s'y intéressent ...

des pages pleines ... je pourrais en écrire des pages pleines ... Monika a été  bouleversée par ce qu'elle découvrait dans son propre pays ... mais ce qu'il s'y passe malheureusement n'est pas unique ...

là aussi ... nous sommes tous responsables ..; et seule cette prise de conscience peut nous permettre de changer notre regard ....

anna
commentaire n° : 2 posté par : anna le: 22/04/2008 10:56:34
Oui, c'est toujours le problème des minorités...
Excellent rappel à nos consciences.
La Belgique n'a toujours pas ratifié la charte pour le respect des minorités, problème vécu chez nous.
commentaire n° : 3 posté par : mop (site web) le: 22/04/2008 09:15:38

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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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