Samedi 9 février 2008
et la nuit avance doucement alors que le printemps bourgeonne dans chaque rayon de soleil ... le temps passe  inéxorablement, et vers la fin, le sentier, devient de plus en plus sinueux ...les pieds du marcheur  se tordent sur les pierres qui bordent le chemin ... elles le freinent, lui qui va vers son destin, mais plus rien ne l'arrête, il avance les yeux fermés, se guidant de sa lumière, celle que seule son existence fait vaciller lorsqu'il doute de son parcours ... dans la nuit qui l'entoure, il marche vers le sommet de son histoire, traverse les rivières, les prés en fleurs, navigue sur l'eau calme de l'étang, regarde le reflet de sa vie dans ses cheveux argentés .. ses rides creusent son sourire et attendrissent son regard ...il est malade, mais il a confiance en lui, pour la première fois et pour sa dernière balade ...


 printemps précoce
les premiers bourgeons
meurent au petit matin


le soleil se lève
avec lui
l'heure la plus froide



sa voix pleine de soleil
chante  dans ma tête
nous avions vingt ans



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commentaires (3)   

Commentaires

merci de votre patience et de votre fidélité ... mais je trébuche encore tant ... pardonnez-moi

anna
commentaire n° : 1 posté par : anna (site web) le: 26/02/2008 09:56:28
écho d'absence
chaque jour, un peu plus,
la page blanche
commentaire n° : 2 posté par : johal le: 26/02/2008 08:18:46
je viens tous les jours dans l'espoir de lire tes superbes écrits et puis rien...
commentaire n° : 3 posté par : mimik (site web) le: 20/02/2008 17:56:52

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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



  la mer et le ciel
  par beau temps
  dans son regard


--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 


 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


 jour de marché
des couleurs  des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisibles et t belles


 
inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes



nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire


Le silence parfois
riche de sens et de force
 fertile




odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym frais
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette  mes jumelles
dans les étangs


une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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