Vendredi 25 janvier 2008
des plaines aux montagnes je parcours inlassablement des kilomètres,  pour réussir à assumer  ce déchirement qui s'impose doucement à moi ... Tout là haut, les montagnes bordent l'horizon, et rendent le ciel encore plus bleu ...encore plus clair ... encore plus profond ... Lorsque je retourne dans mon ancienne maison, là où la forêt et le relief m'ont appris à connaître la partie la plus courageuse de mon personnage ...là où l'été et l'hiver colorent  les caractères des  hommes accrochés  à ces  paysages, leurs  donnent cette vitalité du temps présent, et oublient les temps inutiles ... là où les rires  cascadent avec la pluie dans les sentiers, dans les chemins ... là où je regarde ce lieu imprégné  d'efforts ... je me rappelle  qu'il va me falloir m'en séparer ... je perds  alors mes repères ..   m'assieds  au bord du vide ... et  me demande de quoi mes jours  seront faits  ...

je suis descendue au bord de la rivière ... cherchant les petits gours dans les endroits les plus inaccessibles ...; l'eau y est tellement plus belle... émeraude, elle bondit  sauvage entre les rochers ... l'absence des regards l'embellit et la rend plus audacieuse en hiver ....

assise sur le rocher.. mes pensées s'enfuient sur l'écume ... et chutent de plus en plus loin ...
sur le rocher d'en face, un cincle plongeur, (plus vulgairement un merle d'eau)  expose son plastron blanc ... avant de glisser sous l'eau ... je le regarde sans bouger ... sans respirer ... je deviens rocher, je deviens rivière et il m'oublie ... je le vois disparaître ... je sais qu'il s'agrippera aux pierres du torrent pour se déplacer sous l'eau et  trouver  sa nourriture ... la nature est si belle, si riche, si diversifiée ...combien de temps encore ...??? et les cincles plongeurs sont si singuliers ...




 un cincle plongeur
pour le voir
 je suis devenue rocher



  témoin de passage, je contemple immobile cette dérive de vie  ...sur le soleil ....sous les arbres sans feuilles .... sous la végétation d'hiver ....Tout grouille et se prépare déjà à la saison suivante ....le printemps n'est plus si loin ... il me faut encore un peu tenir ...!!


  sous la vie 
la vie et plus encore
un ange pour le printemps







ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Commentaires

vous avez de la chance de pouvoir déjà le sentir venir, le printemps ! C'est bon, je vous crois - même si ici, c'est encore l'hiver pur et dur, froid et implacable. Mieux vaut pour toi que le printemps se fasse déjà sentir, de loin en loin ... !

amitiés
M.
commentaire n° : 1 posté par : Mohe (site web) le: 28/01/2008 04:03:24
En effet, une belle plume (de cincle plongeur).


Phil
commentaire n° : 2 posté par : philippe (site web) le: 26/01/2008 14:09:28
quelle belle écriture, si vivante
commentaire n° : 3 posté par : mimik (site web) le: 26/01/2008 12:00:35

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Texte libre




 

 






3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















-


 

blog jeux et consoles sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus