Jeudi 17 janvier 2008
je voulais aller le voir... le film de Chris  Kraus ... "quatre minutes" ...mais je traînais la patte ... sans raison, juste par flegme... et puis ce soir je me suis décidée ..et là je dois dire que  je perds tout simplement  les mots pour définir cette petite merveille....

 première image, un vol de grues en formation au-dessus d'une prison ..  quel paradoxe...puis ...deux femmes ... une vieille, une jeune...autre paradoxe ...une libre l'autre incarcérée ... et .. une prison  plus une passion sans borne ... la musique ... le piano...
Ces deux femmes ont une histoire ... toutes les deux douloureuses ... mais au-delà de leur tourment vivent la musique et la ferveur  .... Elles se détestent, s'apprivoisent .. s'approchent et s'aiment ...la veille femme dompte doucement la très jeune terriblement sauvage, presque animal ..totalement indisciplinée ... toute sa musique en est imprégnée ... elle joue magnifiquement bien ... les notes l'habitent .... et le film est porté par une force inhabituelle.... les quatre minutes de la fin dépasse le film  et l'amène à son apothéose ...les spectateurs n'ont d'autre choix que de suivre cette folie ....

rester assise dans mon fauteuil ces quatre dernières minutes, releva de l'exploit ..


il faut courir le voir ... le voir en VO uniquement ..... l'allemand est sublimé dans toute sa tessiture ...et sur grand écran l'image donne une puissance et une résonnance au piano que  seule la grandeur de sa taille renvoie au  son ...



derrière les barreaux
deux femmes et un piano
brisent les dernières Clés


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commentaires (5)   

Commentaires

Quelques épisodes inutiles sur le passé des deux protagonistes principales n'atténuent pas la force de ce film qui frappe comme un coup de poing.

Le milieu carceral et la rigidité héritée du nazisme donnent des sueurs froides. Le film oscille entre réalisme et romantisme (peinture de la passion, violence exacerbée des émotions) et il culmine dans la scene finale où tout s'epanouit et se libère, les êtres comme le metteur en scène.

http://grain-de-sel.cultureforum.net/ecrans-cinema-et-television-f13/quatre-minutes-t3374.htm
commentaire n° : 1 posté par : grain de sel (site web) le: 17/02/2008 19:50:36
ce film est réellement une merveille, et je suis entièrement d'accord avec toi, il faut absolument le voir en VO!!!
est-ce que par hasard tu aurais les titres et les interprètes des diverses chansons qui portent le film, et notamment celle du générique de fin.
mercimorgane
commentaire n° : 2 posté par : morgane le: 11/02/2008 22:49:04
j'imagine Magali que tu as dû le voir ;.. ce film  est  tout simplement grandiose ...je l'ai gardé longtemps en tête ... et je revois encore la force et la fragilité de cette jeune femme à l'esprit avalé par la musique ....

anna
commentaire n° : 3 posté par : anna (site web) le: 03/02/2008 18:51:43
Bonjour,
ton poème à propos de Vier minuten est magnifique ainsi que ton commentaire sur ce film bouleversant
Merci à toi
bien amicalement
commentaire n° : 4 posté par : Magali (site web) le: 02/02/2008 21:38:27
anna !

Je n'avais pas encore entendu parler de ce film  - mais ce que tu en dis donne très envie ! J'espère qu'on pourra bientôt le voir sur nos écrans - d'autant plus que je pourrai jouir de la version originale !

merci de nous donner comme ça, régulièrement, ta chronique cinéma !

Monika
commentaire n° : 5 posté par : Mohe (site web) le: 18/01/2008 02:33:28

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2  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















-


 

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