Lundi 7 janvier 2008
journée, nuit tristes et mélancoliques ,... ce matin, mes yeux enflés ... encore rouges... trouvent dans mes courriers une lettre d'un ami d'enfance ..( 33 ans d'amitié... parfois proche parfois lointaine .) .que je n'avais pas vue hier .. tant j'étais accablée ...cette lettre est  comme un baume sur un coeur triste ...je me sens un peu moins malheureuse ...


la longue lettre terminait par ces mots:


Excuse moi encore de t'avoir laissée longtemps sans nouvelles, mais pendant tout ce temps, tu n'étais jamais très loin dans mes pensées. Je te vois telle que tu as toujours été, rebelle et indisciplinée, et moi j'ai envie de te dire de ne pas changer une virgule de ta personnalité. Si le courant passe aussi bien entre nous après des décennies, c'est bien pour cela !

Je t'embrasse,


et une photo



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il me dit
même dans le métro
les haïkus



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commentaires (8)   

Commentaires

Attend le redoux
La graine de graminée
Tomber pour germer

Kirikino (http://www.kirikino.biz)
commentaire n° : 1 posté par : Kirikino (site web) le: 08/01/2008 19:55:14
je vous remercie tous infiniment ... de tout coeur

anna
commentaire n° : 2 posté par : anna (site web) le: 08/01/2008 08:37:40
Un si grand éclat
gravé
dans tes larmes

Terrienne qui admire les grands oiseaux libres, tellement beaux quand ils glissent contre les vents sauvages du large...

Bonne soirée anna
commentaire n° : 3 posté par : jo (site web) le: 07/01/2008 20:55:19

On devrait toujours aimer des gens qu’on ne voit presque jamais.
Aa.

commentaire n° : 4 posté par : Aa le: 07/01/2008 18:18:58
touchée par ton message; exprimer sa tristesse c'est important ça permet d'en sortir, et tu sais le faire très bien; belle photo, chouettes haikus; courage
commentaire n° : 5 posté par : mimik (site web) le: 07/01/2008 18:12:26
hey , un coup de cafard ? ou un coup venu d'ailleurs ? après quelques jours de congés je te retrouve ,à nouveau triste. Dans le metro, oui il y en a des choses écrites, très divers, de quoi faire une anthologie de la reflexion publique

ne lâche pas ! c'est ce que ton amie te rappelle


bonne année Anna, plus riche , plus belle, plus positive,, tu fais de tellement  belles choses
Alex
commentaire n° : 6 posté par : alex le: 07/01/2008 17:31:26
Quel bonheur cela doit être pour toi, anna, de retrouver ces amis de longue date - de renouer avec eux ! Magnifique photo, un haïku très beau (et oui, comme c'est vrai, des haïkus, on en trouve partout, il suffit de regarder comme il faut !) - et ce commentaire si touchant d'Agnès qui me fait connaître un autre côté de toi que tu ne m'avais pas encore montré : anna, fille du vent et de la terre, en escalade ! Oui, ça te ressemble, anna .... et voilà, ces amis, eux aussi ils te disent ce que je  n'arrête pas de te dire : tu n'as jamais eu froid aux yeux,

on se souvient d'elle
faut tenter, ça doit passer
et ça passe !
commentaire n° : 7 posté par : Mohe (site web) le: 07/01/2008 15:45:27
tout, un tout qui aura toujours accompagné Anna -Régine et fait que trente ans après on la retrouve avec un réel plaisir.  Depuis que je la lis, je la revois, son visage ouvert, son sourire et sons rire dans les voies d'escalade, et toujours cette phrase, ben on y va, faut tenter , ça doit passer , et ça passait; Tu te souviens de cet orage de grêles, nos doigts gelés , tu étais devant moi dans la voie et tes cheveux très longs pendaient dans le vide et tu disais, tiens le coup ne lâche pas.
tant d'années se sont écoulées, mais j'avais envie de te dire en écho à cet ami qui t'a écrit, qu'on ne t'oublie pas, et que bien que j'aie continuer cette très difficile discipline jusqu'à devenir guide de haute montagne, je n'ai jamais oulblié, notre cordée, deux adolescentes  deux femmes pendues dans le vide

bonne année  Anna-Régine
courage tu es solide , tu n'as jamais eu froid aux yeux , rappelle-toi, faire face

Agnès
commentaire n° : 8 posté par : Agnès le: 07/01/2008 15:01:04

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5  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















-


 

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