Mercredi 5 décembre 2007


Une femme , toujours la même .. vue de dos , toujours de dos ...les cheveux relevés soulignant la beauté de sa nuque , dévoilant l'érotisme ouvert  de son dos ... on ne voit jamais le visage de cette femme .... elle est pourtant le centre des tableaux...le centre d'un secret .. Un peintre , toujours le même,   lui donne vie dans chacune de ses oeuvres...  une histoire d'amour  interdite ...?  personne ne le  sait , et  le peintre date du XVIIIe siècle ..

le  tableau dans le tableau recouvre le secret ...et sous la toile le visage se découvre

Dans un jeu de miroirs, de fantome  qui hante la solitude urbaine , le film," Ce que mes yeux ont vu"de Laurent de Bartillat ramène le passé au présent ,l'immobile au mouvement ....et  ces tableaux  morts sur les murs des musées résonnent  à nouveau  de vie 


La passion d'une femme contemporaine, l'intégrité de son choix , la volonté de vouloir connaître l'histoire de Watteau et  de connaître son secret ,  nous  apprend, qu'on ne voit  pas, ce qu'on voit , qu'en cherchant à deviner ce qu'on voit,  on devient aveugle ...nous apprend aussi que c'est dans l'oeil du peintre et dans lui seul que surgit l'humanité ...


 du passé au présent
les tableaux reviennent à la vie
et enterrent leurs secrets

ce-que-mes-yeux-ont-vu.jpgsylvie Testud dans "ce que mes yeux ont vu"



je retourne enfin au cinéma ...

quel plaisir, rien ne remplacera jamais l'image projetée ... la pronfondeur des couleurs  accentue la dimension de l'histoire,  on se protège de la pixellisation pour rester dans la douceur de la lampe  de projection ... on est presque dans le vrai ...



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commentaires (1)   

Commentaires

oui anna, tu as raison ! et combien de temps a passé depuis que je suis allée au cinéma la dernière fois ....?! tu me donnes envie d'y retourner... si seulement je pouvais trouver le temps...
commentaire n° : 1 posté par : Mohe (site web) le: 07/12/2007 01:32:43

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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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