Lundi 12 novembre 2007
la nuit tombe sur la ville et dans mon coeur.... comme chaque  soir ... j'allume mes quelques lampes  qui éclairent  ma chambre-atelier et  mon plan de dessin .... la nuit m'enferme dans  mes songes et laisse  mes espoirs au seuil du jour ... chaque soir , le danger se fait ressentir , chaque soir  à la  tombée du jour, mon chagrin heurte mes rêves ... serai-je assez forte pour aller au-delà ce cette frontière ...

j'ai trouvé mon billet d'avion , hésite encore sur la date ... j'attends de connaître la date de  retour de ma  dernière fille... pour la croiser encore une fois avant de quitter ce  petit appartement que nous partagions toutes les deux ...

Le Chili, je n'y croyais plus ... je pensais partir en Algérie, et puis tout a basculé en quelques heures  ... tout s'est enchaîné à la vitesse des douleurs ... ma survie était en jeu . Quelques personnes l'avaient compris ...et tiraient sur la sonnette d'alarme .. j'avais perdu connaissance quelques fois dans mon petit logement entre mes flacons de gomme laque et d'alcool, qui constituaient  la base de ma fabrication de vernis au tampon ..J'avais passé la barre dangereuse d'un poids d'oiseau,
 j'ai fait le choix de quitter la France pour longtemps ...je découvrirai à ma manière une autre vie, un rythme lent de réflexion ... Marcher, le long de mon histoire ...
le long de la Cordillère...voir d'autres visages ... vivre le présent , les émotions , et être infiniment contemplative ... j'espère trouver dans mes pas .. le courage de mes rêves ... je ne serai plus le petit bout de femme courant dans les rizières ... mais une petite femme, sac à dos,  le visage calme, les yeux tournés vers une route infiniment longue !!!!!!!!


le printemps reviendra et avec lui le grand vol des oiseaux migrateurs ...



la route est longue
jusqu'aux légendes
jusqu'au rêve des hommes


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commentaires (4)   

Commentaires

fille du vent et de la terre , comme j'aime que tu me le rappelles Monika ... je veux descendre entre Chiloë et Conception ... le pays des Mapuches ... la Patagonie ...le pays de Fransisco Coloane ..un écrivain Chilien extraordinaire , un écrivain de la terre et de la mer ..

descendre en terre de feu ...

anna
commentaire n° : 1 posté par : anna le: 13/11/2007 20:20:29
anna,
quel bonheur de lire tes lignes qui respirent déjà l'espoir et une nouvelle force, un nouvel élan ! Et quelle beauté, ces paysages, ces montagnes que tu nous fais voir, là, en expectative...

oui, je crois comme toi que marcher, mettre un pied devant l'autre, aller son chemin à son rythme, voir du pays, rencontrer des gens - cela peut avoir un pouvoir guérisseur - et je suis bien confiante que ce voyage te fera du bien...

tiens-nous au courant, fille de la terre et fille du vent !
commentaire n° : 2 posté par : Mohe (site web) le: 13/11/2007 02:16:29
chercher le calme , dans mes pas .. et redresser la tête .....c'est déjà pas mal ....je crois Phil

anna
commentaire n° : 3 posté par : anna le: 12/11/2007 22:42:26
Sans commentaires ! Ton bonheur aubout du chemin !
Phil
commentaire n° : 4 posté par : philippe (site web) le: 12/11/2007 22:10:49

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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



  la mer et le ciel
  par beau temps
  dans son regard


--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 


 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


 jour de marché
des couleurs  des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisibles et t belles


 
inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes



nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire


Le silence parfois
riche de sens et de force
 fertile




odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym frais
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette  mes jumelles
dans les étangs


une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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