Jeudi 8 novembre 2007

 la beauté
      a un nom ......

le sensuel
un souffle

le dernier


spiegel im  spiegel

de Arvo Pärt

 
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commentaires (10)   

Commentaires

Keith Jarrett a un toucher unique au piano.
Pour l'aborder, il n'y a pas mieux que The Köln Concert.
Je l'ai conseillé à une amie qui avait besoin de se relaxer ; elle l'a adoré.

Jan Garbarek, Miroslav Vitous et bien d'autres ont oeuvré dans le label ECM. J'avais les disques vinyle du milieu des années 70 ; pour certains, je me procurerai les CD.

Arvo Pärt, j'en note aussi Tabula Rasa.

Merci, Anna.

Francis
commentaire n° : 1 posté par : Francis Tugayé le: 09/11/2007 21:01:59
oui sa musique reste toujours très charismatique .. Je traîne un disque chez moi depuis des années qui s'appelle Tabula Rasa, un des morceaux servait de générique autrefois pour de très courts  récits sur France Culture , "poésie sur parole "

ce disque est très beau, on ne cesse de le redécouvrir avec le temps, on ne s'en lasse jamais ...un peu comme le concert ,  Cologne de Keith Jarret ... une musique intemporelle et sensuelle ... portée par le compositeur et les auditeurs ... un peu ce que décrit Francis

je suis certaine , toi qui aime Garbarek , Monika, que tu sauras savourer Arvo Pärt

anna
commentaire n° : 2 posté par : anna (site web) le: 09/11/2007 08:28:47
Magnifique, anna - je connaissais Arvo Pärt de nom seulement, mais c'est la première fois que j'entends quelque chose de lui. Est-ce que toute sa musique est aussi contemplative ? Il faudra que je cherche Spiegel im Spiegel, la prochaine fois que j'irai chez notre discaire.

Merci de nous l'avoir fait découvrir !
commentaire n° : 3 posté par : Mohe (site web) le: 09/11/2007 03:23:40
J'ai oublié de préciser ce qui suit.

On peut effectivement associer le point de vue d'Arvo Pärt (le prisme de l'auditeur dévoilant les couleurs de la lumière blanche) au rivet du haïku maintenant les branches que peuvent écarter les lecteurs.

Philippe ne s'est pas trompé sur ce parallèle.
commentaire n° : 4 posté par : Francis Tugayé le: 09/11/2007 01:30:59
je te remercie Francis , de ton appréciation et je suis contente de te faire découvrir Pärt .....cela fait plus de 10 ans que j'ai découvert ce compositeur ... et je ne me suis jamais lassée de l'entendre

anna
commentaire n° : 5 posté par : anna (site web) le: 09/11/2007 00:39:59
Grâce à toi, Anna

Arvo Pärt, je découvre la sensualité délicate de sa musique.

Telle la senteur sublime et mystérieuse d'un parfum.
Un haïku/senryû iconoclaste :


L'Instant de Guerlain
appeau vaporeux ~ ma peau
d'automne opalin.


Francis Tugayé


Un des mes cinq avatars de cette trempe.
Alors que je dormais, je me soudainement réveillé ; il est né à l'aube du 7ème jour de ce mois de novembre 2007.
Un mystère total...
commentaire n° : 6 posté par : Francis Tugayé le: 09/11/2007 00:12:35
de toute manière une merveille ce compositeur .. en ça Phil on est super ok ... de quoi faire basculer le monde ...

la biographie est effectivement étonnante ... Mais Pärt sait aussi s'entourer de musiciens talentueux tels que Gibbon kremer ... ce qui n'est pas rien

anna
commentaire n° : 7 posté par : anna (site web) le: 08/11/2007 21:17:52
Une biographie des plus touchantes...


Après son service militaire au cours duquel il tient au sein de la fanfare la caisse claire, il entre au conservatoire de Tallinn en 1958 où il étudie avec Heino Eller. Il trouve un emploi à la radio estonienne en tant qu'ingénieur du son, poste qu'il occupe de 1958 à 1967. En 1959, l'une de ses compositions écrite pour chœur d'enfants et orchestre (Notre jardin, 1959) le fait connaître dans toute l'Union soviétique.
Au début des années 1970, il s'initie à la composition sérielle, ce qui lui attire immédiatement d'importantes inimitiés, la musique sérielle étant considérée comme un avatar de la décadence bourgeoise occidentale. Toutes aussi menaçantes politiquement, ses compositions d'inspiration religieuse, ainsi que sa technique du collage un temps utilisée, limitent considérablement le rayonnement de son œuvre.
À la fin des années 1970, en proie à une grave crise créatrice, Arvo Pärt renonce au sérialisme et plus globalement à la composition elle-même, et ce durant plusieurs années, temps qu'il consacre à l'étude du plain-chant grégorien et à celle de compositeurs médiévaux (Josquin des Prés, Machaut et Ockeghem).
Son évolution stylistique est notable en 1976 avec la composition d'une pièce pour piano devenue célèbre, Für Alina, qui marque une rupture avec ses premières œuvres et qui pose les jalons de son nouveau style, qualifié de « tintinnabuli ». L'auteur l'explique ainsi : « Je travaille avec très peu d'éléments - une ou deux voix seulement. Je construis à partir d'un matériau primitif - avec l'accord parfait, avec une tonalité spécifique. Les trois notes d'un accord parfait sont comme des cloches. C'est la raison pour laquelle je l'ai appelé tintinnabulation. »
Accompagné de sa famille, il quitte son pays en 1980 et s'installe à Berlin après une halte à Vienne. De fréquents séjours le conduisent près de Colchester dans l'Essex. Son succès jamais démenti dans tout l'Occident, et particulièrement aux États-Unis, a pour inconvénient de le ranger dans la catégorie des compositeurs « minimalistes mystiques », avec Henryk Górecki et John Tavener.
Créateur d'une musique épurée, d'inspiration profondément religieuse, taxée par certains de postmodernisme, Arvo Pärt creuse à présent le sillon de son style « tintinnnabulien ». Ses œuvres ont été jouées dans le monde entier et ont donné lieu à plus de 80 disques compact.
Inspiration et style [modifier]

Elle se caractérise par l'écriture minimaliste de Pärt, cette musique épurée dont il était question plus tôt et qui donne une impression de simplicité. C'est pourquoi certains musicologues, non favorables à la musique de Pärt, l'ont qualifié de compositeur « simpliste ».
Le premier élément est l'utilisation de rythmes simples tels que « noire, blanche, noire, blanche » ou « blanche, noire, blanche, noire ».
Le second élément est le fameux style tintinnabulie dont il a été question plus haut. Le mot « tintinnabuli » est un dérivé du verbe « tintinnabuler », qui nous vient du latin tintinnabulum, qui signifie « clochette ».
Chez Pärt, le style tintinnabuli s'inspire donc du son de la clochette. C'est lorsqu'un instrument quel qu'il soit, articule son jeu entre trois notes principales, celle de l'accord parfait d'une gamme. Cette simplicité se retrouve donc également dans l'utilisation de notes récurrentes et d'une certaine stabilité de la gamme. Pärt, contrairement à beaucoup de compositeur des époques baroque, classique et romantique, n'utilise donc pratiquement jamais de modulations.
Citations [modifier]

« Je pourrais comparer ma musique à une lumière blanche dans laquelle sont contenues toutes les lumières. Seul un prisme peut dissocier ces couleurs et les rendre visibles : ce prisme pourrait être l'esprit de l'auditeur » - Arvo Pärt.
commentaire n° : 8 posté par : philippe (site web) le: 08/11/2007 21:00:57
Adieux en musique
à toute la beauté
du monde
commentaire n° : 9 posté par : philippe (site web) le: 08/11/2007 12:30:46
J'ai voulu t'envoyer celui-la même l'autre soir...
Mais trop mélancolique pour toi.
Et c'est toi qui l'envoie

Phil
commentaire n° : 10 posté par : philippe (site web) le: 08/11/2007 12:25:42

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2  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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