Mardi 6 novembre 2007
 je réponds à ton commentaire Monika,


Carnets de voyage est un  film d'une beauté et d'une sensibilté remarquable .. pour moi il fait partie de mes luttes et de mes convictions ...c'est... un hymne à la vie  mais aussi à la découverte de soi .. c'est le voyage de Ernesto Che Guevara et de Alberto son ami à travers l'Amérique Latine ...c'est aussi ce qui  déterminera  Guevara dans sa lutte ... il découvre une Amérique Latine mise à sac par un système économique implacable, engendré par les Etats Unis ...et cela  bien avant Pinochet .. son regard est là , touchant et transparent ...  
Mon amie de toujours  avait  traversé ce continent avec des moyens de fortune, il y a plus de trente cinq ans ... et dans ce film je retrouvais aussi son regard, à elle ... les mêmes clichés,,, les mêmes perceptions ... nous avions passé de longues soirées à refaire le monde et elle a parlé de ce continent dont elle s'était éprise ...
Elle  m'a  quittée un soir d'été  emmenant  tout ça  dans sa détresse ...dans sa mort
J'avais projeté  cette petite perle lorsque je m'occupais d'un cinéma itinérant en Cévennes ... j'ai été émerveillée par cette histoire  si belle et si réelle et si bien interpretée
.. je l'ai revu hier soir, .. et j'ai eu envie de plier mes bagages et de partir avec l'audace de mes  pas encore 50 ans... je regarde de plus en plus souvent mon sac à dos ...c'est peut-être ma seule survie ..

surtout Monika , si tu as l'occasion de voir ce film, ce que je souhaite vraiment , je suis certaine qu'il te plaira, vois le en VO ... c'est irremplaçable 
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commentaires (3)   

Commentaires

le film est sorti en 2004 ,  c'est cette année là que je l'ai projetée dans une salle de cinéma ...tu peux le trouver en DVD , mais regarde le en VO ss titré français ... tu as toute la richesse de la l'espagnol de ces pays latinos ;.. la musique de la langue etc...bon c'est vrai que je suis une inconditionnelle de la VO , mais je me suis occupée pendant 20 ans d'un cinéma itinérant et crois moi .. et j'ai appris à savourer un film dans sa langue ...quelle ,qu'elle soit

je suis de plus en plus tentée par un voyage sans escale ... loin très loin .. Mon histoire se termine, et je dois tourner la page , je n'ai pas d'autre choix ...

l'Amérique Latine est un vieux rêve,  le voyage , je le conçois à pied au rythme du regard et de mes pensées ... je n'ai jamais conçu le voyage autrement que comme ça ...

aller ou me portent mes pas ....

anna
commentaire n° : 1 posté par : anna (site web) le: 06/11/2007 19:57:56
anna - c'est bouleversant, ce que tu racontes sur ton amie... il est certain que j'irai voir ce film dès qu'il sera à l'affiche ici. En VO - est-ce que ça veut dire en espagnol ? J'ai bien peur de ne pas en comprendre grand chose.... sauf les images qui parlent, parlent.... déjà dans le preview, extraordinaire...


et toi - tu envisages un voyage, sac au dos.... ? Parle-m'en davantage, écris-moi un courriel !
commentaire n° : 2 posté par : Mohe (site web) le: 06/11/2007 18:09:26
 Gael Garcia Bernal , incarne le Che dans ce fllm qui est effectivement très beau , et bouleversant
commentaire n° : 3 posté par : rémi le: 06/11/2007 10:45:04

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2  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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