Lundi 5 novembre 2007
Phil ... tu m'as envoyé une des plus belles chansons de Brel ... elle est à l'image de cette histoire,  j'ai noté le texte et le retranscris ici
non, tu n'as pas fait une connerie... tu as tout simplement compris 

merci 
anna 


ils  sont plus de deux mille et je ne vois qu'eux deux
la pluie  les a soudés semble t-il l'un à l'autre

ils  sont plus de deux mille et je ne vois qu'eux deux
et je les sais qui parlent ,
il doit lui dire je t'aime
elle doit lui dire je t'aime

je crois qu'ils sont en train de ne rien se promettre
ces deux-là sont trop maigres pour être malhonnêtes

ils sont plus de deux mille et je ne vois qu'eux deux
et brusquement ils pleurent , ils pleurent à gros bouillon
tout entourés qu'ils sont d'adipeux en sueur,
et de bouffeurs d'espoir qui les montrent du nez

mais ces deux déchirés superbes de chagrin
abandonnent au chien l'espoir de les juger

la vie ne fait pas de cadeaux

et nom de dieu c'est triste hors lit le dimanche
avec ou sans bécots

et maintenant ils pleurent je veux dire tous les deux
tout à l'heure c'était lui lorsque je disais il

tout encastrés qu'ils sont ils n'entendent plus rien
que les sanglots de l'autre


et puis
et puis infiniment 
comme deux corps qui brillent
infiniment lentement
ces deux corps se séparent
et en se séparant
ces deux corps se déchirent 
et je vous jure qu'ils crient


et puis ils se reprennent,
redeviennent un seul ,
redeviennent feu
et puis se redéchirent,
se tiennent par les yeux

et puis en reculant, comme la mer se retire
il consomme l'adieu, il bave quelques mots
agite une vague main
et brusquement il fuit, il fuit sans se retourner
et puis il disparaît bouffé par l'escalier

la vie ne fait pas de cadeaux

et nom de dieu c'est triste hors lit le dimanche
avec ou sans bécots

et puis il disparaît bouffé par l'escalier

et elle,
elle reste là

coeur en croix, bouche ouverte,
sans un cri, sans un mot

elle  connaît sa mort , elle vient de la croiser,
faudra qu'elle se retourne

et se retourne encore,
ses bras vont jusqu'à terre

ça y est 
la porte est refermée

la voilà sans lumière,
elle tourne sur elle-même

et déjà elle sait, qu'elle tournera toujours
elle a perdu des hommes
là, elle perd un amour

l'amour lui a dit , revoilà l'inutile
elle vivra de projets qui ne feront qu'attendre
la revoilà fragile avant que d'être à vendre

je suis là, je la suis
je n'ose rien pour elle
que la foule grignotte comme un quelconque fruit





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commentaires (5)   

Commentaires

non je merde à la transcripton , j'ai de très mauvaises enceintes et j'ai du mal à discerner le texte ... alors si tu l'as... ne me fais pas tourner  derrière la porte fermée ... envoie le moi ...je crois que ce sera plus simple et plus vrai
à plus anna
commentaire n° : 1 posté par : anna (site web) le: 07/11/2007 22:44:21
Coquine, la chanson tu la réécris, tu l'as réécrite...
pour la faire encore plus tienne


Phil
commentaire n° : 2 posté par : philippe (site web) le: 07/11/2007 22:28:08
La vie t'as déjà fait un si beau cadeau...
commentaire n° : 3 posté par : Anonyme le: 05/11/2007 17:13:35
Je suis étonné que, comme tu le dis, la plus belle chanson de Brel soit aussi peu connue. Il y a deux à trois erreurs de transcription mais l'ensemble est là superbe, un haut sommet de la poésie...

Je compte sur toi pour mon nanniversaire ! je me fous de
ce à quoi tu ressembles...si tu as une tête d'oiseau,
cela n'en sera que mieux...

J'ai envoyé cigale et libellules à Antonini j'attends sa réponse.

Phil
commentaire n° : 4 posté par : philippe (site web) le: 05/11/2007 13:19:12
si belle,si dure
quel chagrin
commentaire n° : 5 posté par : anonyme le: 05/11/2007 12:54:00

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4  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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