Mardi 23 octobre 2007
il y a des jours où le chagrin  me ravage et me broie  , aujourd'hui les larmes m'accompagnent dans mon travail..... Toute la nuit, j'ai corrigé les pages d'une revue en urgence ... Le froid, la tristesse plus envahissants dans le calme nocturne, ne m'ont pas épargnée ... Plus seule, que jamais , je sens mon désespoir  se dilater dans mes veines .. ma vitalité s'éteindre et mon coeur se briser à jamais ... le jardin des plantes est fermé depuis hier ... même lui ne pourra accueillir ma détresse ...dès que mon travail sera fini, j'irai  vers les étangs.. laisser  mes larmes amères se diluer dans le bleu de la mer.. dans le gris des étangs ...

jamais je n'ai été aussi triste .. aussi désemparée ...



tant d'efforts
ne voir que le noir
même devant la mer

si fin le sable
avec le vent
crisse dans ma tête

mon sourire s'efface
et dilue la couleur de mes yeux

les oiseaux sont  là
je les entends
les vois à peine

feuille-rose.jpg

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commentaires (8)   

Commentaires

« Lorsque nous tremblions
L'un contre l'autre dans le bois
Au bord du ruisseau,

Lorsque nos corps
Devenaient à nous,

Lorsque chacun de nous
S'appartenait dans l'autre
Et qu'ensemble nous avancions,

C'était alors aussi
La teneur du printemps

Qui passait dans nos corps
Et qui se connaissait »

merci Jean-Claude d'avoir ouvert ce chant franc et rugueux et si généreux ...
merci de m'aoder dans ma détresse ... je suis encore si mal
commentaire n° : 1 posté par : anna le: 26/10/2007 16:39:45
Amie,

J'ai ouvert  pour toi
"Le chant " de Guillevic :

A vivre le chant
On gagne
Sur l'effondrement

de tout coeur
Jean-Claude
commentaire n° : 2 posté par : Jean-Claude Cesar (site web) le: 26/10/2007 15:07:00
merci Anaka de ton passage, et de tes mots qui savent eux aussi ce que veulent  dire aimer ... comme à tous ceux et celles qui sont  passés ici, et qui seuls avec leurs mots m'ont aidée à passer le cap...

merci à vous tous ...


anna
commentaire n° : 3 posté par : anna le: 25/10/2007 08:57:57
au détour d'une promenade, me voici face à votre mur de chagrin.
je reconnais la couleur de cette souffrance... et je compatis
anaka
commentaire n° : 4 posté par : anaka (site web) le: 25/10/2007 06:53:26
Si même la mer
tu ne la vois plus

écoute son chant
dans les arbres


Phil
commentaire n° : 5 posté par : philippe (site web) le: 23/10/2007 21:32:04
C'est bon de lire que tu sais que les oiseaux sont toujours là ( ... même quand, les jours sombres, on ne les entends pas t...)
commentaire n° : 6 posté par : Mohe (site web) le: 23/10/2007 15:27:49
merci Guislain .. mais mes efforts  d'être sereine se heurtent au mur , j'ai tant de mal à résister aujourd'hui, malgré le travail qui me prend la tête .. je n'arrive pas à surmonter ma peine ...

le chagrin est terrible et pourtant, je dois faire face ... des mots comme les tiens sont des bulles de vie ...

anna
commentaire n° : 7 posté par : anna le: 23/10/2007 11:10:36
Allo ! Ne sois pas si triste, il ya toujours un quelqu'un comme moi qui peut entendre ta tristesse d'un jour. Je pense à toi et te soutiens. Désemparée ?!! Je n'aime pas ce genre de mots.
Amitié sincère  Ghislain   
commentaire n° : 8 posté par : Hammer (site web) le: 23/10/2007 11:03:40

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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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