Jeudi 11 octobre 2007
 Richard,
 En réponse à ton commentaire je te laisse ce petit écrit

Je comprends chaque jour davantage que pour aimer il faut un sacré courage .. Pas de peur, la peur engendre à plus ou moins long terme le doute, la crainte la défiance l'angoisse, le mensonge  ..alors que le courage permet l'ouverture vers la vie vers la lumière vers le vrai ... .La rencontre de l'autre, le partage de cette  passion, sans borne, sans limite..pendant de nombreux mois crée un lien impalpable et invulnérable.... Mais la vie a ses réalités , ses contraintes et ses blessures .. Au moment de bonheur elle a judicieusement  ajouté des moments de vérité  ...
Lorsqu'arrive la séparation et que celle-ci déchire les deux êtres toujours amoureux, La blessure est  douloureuse  et insoutenable   ... et cette douleur, par son existence lie les deux êtres au delà de ce qu'ils sont et ce qu'ils vivent ... Le temps, ni pour l'un ni pour l'autre ne changera la profondeur des sentiments ...
Pendant que certain pleure l'être perdu par amour, d'autre pleure l'être gardé ... tout est paradoxal, mais les choses restent dans leur vérité, quoi qu'il arrive... C'est cette force et cette vulnérabilité ressenties à fleur de peau  qui  ont permis depuis la nuit des temps d'écrire tant de belles choses. Mes écrits n'ont pas cette prétention, mais ils traduisent ce que je vis et nous vivons
Le coeur et le vide y sont tellement présents, que je ne peux m'empêcher de les exprimer... je te remercie d'apprécier ce que je gribouille  très souvent "à l'arrache"

Pas à pas , je découvre tes sensibilités sur les êtres qui t'entourent sur la vie et la nature  et les oiseaux  ...


l'homme sans âge
apprend  la lumière
chaque jour

 s'il comprend
le temps de lui
brillera

ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Commentaires

bonjour Alexandre,
je te remercie d'avoir eu l'audace de m'écrire avec autant de coeur ...

te dire aussi que dans la vie, on ne mérite rien .. on vit et on partage avec les moyens qu'on a . l'histoire d'amour que nous avons vécue était d'une beauté inégalable ... elle portait en son sein tellement d'espoir, mais je n'ai peut-être pas été à la hauteur pour pouvoir garder cet homme fragile contre moi...

je suis inconsolable mais je sais que lui aussi... mais il ne peut le dire...

merci en tout cas pour tes mots

anna

commentaire n° : 1 posté par : anna (site web) le: 14/10/2007 14:10:39
Anna,
je viens de te découvrir ici en circulant sur le Web au hasard de mes fouilles, .j'ai été séduit pas tes écrits , par ta sensibilté ,tes peintures délicates. Ta vie est belle et pleine de vie.  ce texte, une révélation en amour , en vérité, en courage. Et je me demande  quel est l'homme qui a pu abandonner une femme aussi pétulante , et aussi vivante, je me mêle de ce qui ne me regarde pas ,mais je suis ému.

courage, tu mérites d'être aimée
Alex.
commentaire n° : 2 posté par : alexandre le: 13/10/2007 18:22:13

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Texte libre




 

 






3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



  la mer et le ciel
  par beau temps
  dans son regard


--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 


 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


 jour de marché
des couleurs  des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisibles et t belles


 
inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes



nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire


Le silence parfois
riche de sens et de force
 fertile




odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym frais
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette  mes jumelles
dans les étangs


une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















-


 

Blog : Livres sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus