Jeudi 21 juin 2007
ma petite route
à la pointe du jour
une odeur de varech

à peine 6 heures
le soleil
 dans mon dos

le vol des mouettes
sur les terres
leur cris parfois perçants


lentement sur cette route
avec le jour
je me réveille


derrière les joncs
les oiseaux
et
un petit cimetière



je ne l'avais jamais vu


un endroit
de rêve
pour l'éternité



cette 202
où je le vois Lui
sans qu'il soit là ...


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commentaires (1)   

Commentaires

Anna, cet petit récit poétique sur le début de ta journée d'été - le varech, le soleil dans le dos, le petit cimetière ---- ça dégage toute une atmosphère et on saisit si bien ton état d'esprit ! Les cimetières exercent sur moi toute une attraction, tu sais... et comme c'est étrange, ces choses, ces lieux, qu'on voit ou ne voit pas - tu as capté là des moments qui nous laissent songeur, nous les lecteurs...

Merci
commentaire n° : 1 posté par : Mohe (site web) le: 21/06/2007 14:10:35

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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



  la mer et le ciel
  par beau temps
  dans son regard


--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 


 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


 jour de marché
des couleurs  des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisibles et t belles


 
inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes



nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire


Le silence parfois
riche de sens et de force
 fertile




odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym frais
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette  mes jumelles
dans les étangs


une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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