Jeudi 15 mai 2008
... entre les galets, dans l'ombre des pas, les sternes soulignent la blancheur du ciel... la mer voit la terre ... la mer me regarde...  la solitude me pousse vers elle...  les vagues attrapent mes chevilles et m'indiquent le large  ... je regarde la beauté du ciel... mon coeur se serre... le sel se mélange au sel ... et je retire enfin mes pieds de l'eau... Hier,.. j'étais seule avec ma lunette et mes jumelles... hier j'étais seule, et les oiseaux refusaient de me porter ... occupés à leur futur... ils passaient au-dessus de mes cheveux presque menaçants... j'ai marché de longues heures... l'épaule à moitié démise du poids de la lunette... j'avançais vers l'ouest...  seule... sur ce bout de littoral...  j'ai vu le très très rare chevalier à pattes jaunes... et le plus commun, même s'il reste singulier, chevalier arlequin... immobile, le souffle court, derrière ma lunette je les voyais évoluer dans la lagune...  pendant  que les gravelots à collier  interrompu couraient dans tous les sens entre les galets...

les mots s'épuisent... peu à peu... je perds l'habitude de parler... les yeux  restent vivants...




solitaire
les mots s'égarent
j'entends le petit duc scops








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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



  la mer et le ciel
  par beau temps
  dans son regard


--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 


 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


 jour de marché
des couleurs  des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisibles et t belles


 
inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes



nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire


Le silence parfois
riche de sens et de force
 fertile




odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym frais
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette  mes jumelles
dans les étangs


une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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