Mardi 31 juillet 2007
plage de Maguelone
deux vélos l'un contre l'autre
aux guidons des dentelles



assis sur la jetée
hier
le monde était à nous
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Dimanche 29 juillet 2007
ce qui compte dans un bol
ce n'est pas tant le tour
mais le vide au milieu


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Dimanche 29 juillet 2007

de ses doigts
à mes lèvres
son bol vit




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Samedi 28 juillet 2007
des mots écrits
pas plus que l'essentiel
et c'est l'essentiel

attendre 
apprendre
à attendre


à deux


des mots toujours
les plus beaux
quand la vie reprend


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Samedi 28 juillet 2007
par dessus le bleu
de l'autre continent
une voix

chaude et belle
elle berce ma pensée
le courage revient


pour ça
et pour tout ce qu'elle me donne
merci





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Samedi 28 juillet 2007

au croisement

tant de chemins

à prendre

 

aucun n'est bon

tant qu'on  le cherche

Elle

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Jeudi 26 juillet 2007
je tire les rideaux
de ma petite cabane
ferme ma porte à clé
   
dans la pénombre
  mes larmes coulent  sans fin ...





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Mercredi 25 juillet 2007
desséchés
les abricotiers et moi
    nous nous inclinons


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Mercredi 25 juillet 2007
un litre de sangria
bien fraîche à deux
les vélos assurent le retour


dans la pinède
les vélos se sont perdus
sans boire

le soleil
torture nos têtes
vapeur

plus frêle que Lui
et plus gaie
difficile de le suivre

elle



deux petits verres
pour deux grands amoureux
de sangria

lui












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Mercredi 25 juillet 2007
image001.jpg


sa peau plus douce
sur les parties blanches
soir d'été

lui


entre mes cuisses
sa main contraste
intérieur-extérieur

elle


 signes entrelacés
l'un dans l'autre
après-midi chaude

elle


d'un pertuis à l'autre
il explore ses courbes
et la soumet 

   elle





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Mercredi 25 juillet 2007

le vendeur de thé
encore une fois
ouvre ses boîtes


dans ma tasse
l'arôme parfumé
de son thé


du thé fumé
goûter celui qu'il aime
tout nouveau les goûts


doux le thé
qu'il aime
comme ses caresses


sur la platine
son disque
des chansons d'amour 


souvenir
dans ces paroles
mes 20 ans en musique


pluie fine
sur la place
Lui déjà  loin


les étangs
si foncés si tristes
et tant de goélands


fermer la porte de ma cabane
ranger
mes quelques affaires


ma vie en vrac
dans la poussière
quelques rires et des larmes



le pain pétri
lève lentement
tout croustillant demain


 vers Lui demain

sur la route
entre les joncs

 

son sexe dur
son coeur dans le mien
  
entre les draps

 
 

 

 

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Mardi 24 juillet 2007

lui



sur la 202
 le vent d'ouest
m'apporte sa présence

un instant
avant son départ
ses mains dans mes cheveux







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Mardi 24 juillet 2007
clair-obscur
le  Caravage
colore mes émotions





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Dimanche 22 juillet 2007
sur mes doigts
après la sieste
une odeur d'épice ...

dans mon rêve
ses caresses
entre mes cuisses

moiteur réservée
sous ma toute petite culotte
l'imaginer

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Dimanche 22 juillet 2007
  sur mon visage
un reste de couleur
sans fard


peinture abstraite
d'un moment ouvert
à deux

elle


sur son visage
un reste de douleur
et de douceur

lui


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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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