Samedi 30 juin 2007
l'enfant dans mes bras
un rouge queue
on dit  un rouge queue

accrochée  à mon cou
elle se dresse
regarde

de sa langue à la mienne
lentement
elle articule ... rouge queue

d'elle à moi
on se serre
 que de tendresse

Monika,  toi qui nous traduis si bien tous tes merveilleux  haïkus sur http://www.xanga.com/mohe, peux tu nous dire comment on dit rouge queue en allemand .. Mirra est une petite allemande de trois ans ... elle ne m'a pas dit comment on disait rouge queue en allemand ...

anna
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Samedi 30 juin 2007
tant de kilomètres
à vol d'oiseaux des jours de voyage
pour aller jusqu'à lui


 quelques mots
sur les ondes
si vite franchies



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Vendredi 29 juin 2007
quatre brebis égorgées
les bergers sur leur garde
le loup est enfin là

des traces
y en a
je suis arrivée trop tard

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Vendredi 29 juin 2007
les Fous de Bassan
soixante mille couples
et lui tout seul
 
(ile de Bonnaventure, Gaspésie)

lui



un froissement d'ailes
venu  de si loin


elle
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Jeudi 28 juin 2007
le chinook
est un vent chaud

il passe .... et on l'oublie


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Jeudi 28 juin 2007

bottes réalisées  à partir de modèle de kamiks inuit

Monika m'a demandé de raconter ma passion pour les peuples premiers .. en quelques mots je tente modestement de le faire

Je n'ai jamais été ce  qu'on appelle quelqu'un  de rangé ... et cela depuis mon enfance ... l'école m'était insupportable.. Rester des heures assise alors que le dehors m'attendait, me rendait quelque peu nerveuse ;... j'ai grandi  à "l'arrache", entre des identités troublées et  toujours à la recherche de ce qui correspondait le plus à mon goût sauvage. C'est comme ça, que j'ai découvert  à 19 ans  toute la génération beat des Etats Unis et avec elle les inconditionnels des tribus perdues .... j'ai remonté la filière, et j'ai découvert peu à peu toutes ces cultures , leur  savoir ancestral ..  toute leur histoire, du nord au sud ... patiemment je les ai  approchés  à ma manière .. discrètement j'ai appris leur beauté, leur dureté,  leur précarité,  leur grandeur et leur dialogue avec la Terre .... j'ai refait leurs gestes pour comprendre;... j'ai transmis à mes enfants le regard sur la nature, le profond respect de l'environnement ...l'importance de  vivre  notre histoire  sans massacrer ce qui nous a été laissé en héritage ...de pouvoir fermer les yeux un  jour en se disant qu'on a fait ce qu'on a pu pour ne pas en rajouter ... je n'ai aucune autre prétention que de passer .... discrètement ...comme un vol d'oiseaux...dans mon espace temps ....

 

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Jeudi 28 juin 2007
tant de temps
la mélancolie s'attarde
dans le bleu de  mon bleu

et de LUI
chaque contour
ma mémoire le touche

sans ombre 
dans ma tête
je le dessine lumineux 





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Jeudi 28 juin 2007
rentrer en  stop 
quatre automobilistes  tour à tour
 racontent  leur vie








 

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Jeudi 28 juin 2007

fille aux yeux bridés
Je suis Algonquine, dit-elle
j'ai perdu ma langue

réserve Maliotenam
leurs maisons sont comme les nôtres

Monika







Voilà certainement un haïku qui restera à jamais dans ma tête .... il sonne comme une réalité incontournable et résume les faits incontestés ..lorsque nous étions au Québec, nous sommes passés  non loin d'une réserve Innu,ou Montagnais  "les Betsiamits" ..surtout ne pas y aller a été ma devise .... de loin juste de loin je les ai vus, en passant ... mon coeur s'est serré et mon silence était tel que aucun membre de ma famille n'a osé le troubler pendant un moment ...

Trente ans Monika , que j'ai consacrées à ces peuples et à leur savoir ..j'avais alors tout juste 19 ans ... quand ils ont traversé ma vie ... je n'en parle quasiment jamais ... j'ai juste l'impression qu'ils sont en moi ...


sa langue volée
 l'histoire de son  peuple
dans son regard

anna
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Mercredi 27 juin 2007
le silence
cache dans ses replis
les plus belles pensées

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Mercredi 27 juin 2007

le sommeil au bord de mes nuits
repose seul dans mon lit...

je le quitterai
à l'aube
pour une journée sans rire

les mots
dans mon esprit
" ventousent" mon âme

            je ne sais plus ..........

derrière mes pas
la poussière
retombe



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Mardi 26 juin 2007
inuit,  innu, tingalik,  aléoute, yupiit  chugach, inupiat mais aussi  tchouktche, nenet ,even, koriak yuit nanaï, yakoute...

du harpon au fusil
du polog  à la maison de bois
du morse au boeuf de conserve
de l'expression orale  à la télévision

ils s'adaptent ... c'est tout ...!!


ils restent un mystère  ... ils sont muets ...ils souffrent et s'éteignent en silence  et nous n'entendons rien ..
et sous la terre les morts crient de toute leur force ...

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Mardi 26 juin 2007
comme des nuées de sauterelles
les touristes
arrivent


persuadés d'être tout
sauf des nuisibles
ils se pensent indispensables

partout
ici et ailleurs
ils consomment des souvenirs

aveugles
ne voient rien
que le prêt à regarder


aveugles
ils oublient le voyage
    ils n'ont pas le temps ...








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Mardi 26 juin 2007
sur  la berge
voir la lune
puis le soleil dans l'eau

passage de l'un à l'autre
atteindre
le temps
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Mardi 26 juin 2007
garde-boeuf.jpg
et pour elle
si loin
je termine le garde boeuf ...


ils étaient là ce matin
juste devant ma fenêtre
presque dans ma main
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4  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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