Jeudi 31 mai 2007
tadorne-de-belon.jpg
en couple
rasant l'eau immobile
quelques ondes à peine




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Jeudi 31 mai 2007
les fleurs se fanent
dans les flaques
     toutes voiles dehors

souvenir d'elles
pâle et sans couleur
dernier sursis

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Mercredi 30 mai 2007

sur le rhône
un allé et venu
et une cigogne dans le ciel


une lumière claire
un soleil franc
une eau verte, verte, verte

le reflet pâle
de la cigogne
à côté de mon canot

ensemble
allé et retour
elle
je ne sais pas pourquoi




 

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Mercredi 30 mai 2007
un froid soudain
dans ce printemps
  coloré

les rizières
du bleu au vert
le grain s'élève

les oiseaux
de plus en plus actifs
tous ces petits éclos

la vie continue
  belle, si belle
je regarde dehors

devant tout ça
je suis
 tellement petite aujourd'hui




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Mardi 29 mai 2007
si fine si légère
d'un bout à l'autre de la terre
portée par le vent


dans le feuillage
juste une ombre
une symphonie en cri majeur



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Mardi 29 mai 2007
les garde boeufs
toujours sur le qui-vive
déparasitent les chevaux


sans cesse
tout y passe
de la grenouille au plus petit insecte


ce matin
 comme des damnés
tant de blanc autour des juments

impassibles
elles attendent
que le travail soit fait







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Mardi 29 mai 2007
manque un bouton
à sa robe qui le sait
seul le vent et moi

dévoilé par le vent
le haut de ses jambes
et son sourire

lui 
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Mardi 29 mai 2007
arrêt sur image
avant qu'il parte
son regard

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Lundi 28 mai 2007



elle et lui

sur la D 202
en parade

 

 

si déserte pourtant
que de l'eau et des oiseaux
et eux sur la 202

 

 

 

les piafs de la 202
la connaissent presque
mieux que lui

 

 

 

toute petite
la départementale
que des souvenirs



au bout de la route
mirage !!!!!
le rêve revient

 

 

 

courir vers lui
le ciel immense
les bras ouverts

 

 

 

tout au bout
un point de vie...
espérer

 

espoir aussi
de le voir
grossir au bout

au cœur des rizières
tout au bout de la route
un grain de vie


 anna et lui   


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Lundi 28 mai 2007
assis sous le tilleul
des mots si beaux
il y a tout juste huit jours

les hirondelles
piquaient sur la mare
leur ration d'eau

le vieux en face
nous regardait
enlacés

les pigeons et les moineaux
à nos pieds
disputaient leur pitance

partout sur la pelouse
des gens
se prélassaient

quelques gouttes
pour arroser ce moment
sous le tilleul

à l'abri sous le feuillage
les entendre
sans bouger

ses baiser
des plumes
sur mon visage

son amour
un tsunami
je me suis envolée


se souvenir ...

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Dimanche 27 mai 2007


le vent
dans les arbres
  attrape la fleur

chaud
il l'enveloppe l'emporte

puis sur l'eau

la dépose
fragile

avant de disparaître ...


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Dimanche 27 mai 2007

j'ai regardé l'aube se lever
son dernier sursaut de nuit
suspendu dans la brume

assise devant ma cabane
j'ai attendu ce moment toute la nuit
et je me suis allongée
sans sommeil

les grenouilles et tous les oiseaux nocturnes
Tous,
étaient dans mon sillage...
ils m'ont laissée pleurer ...

attendant eux aussi
que je me calme enfin

sur le pin le moyen duc
à portée d'ailes
vaquait à ses habitudes

dans la mare
tant de bruits variés
n'ont pas réussi à me distraire

ma tristesse est immense
j'aimerais ouvrir mes ailes
m'envoler ...

je ne le peux pas ....

 

 

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Samedi 26 mai 2007
une ombre
de ma cabane
  me regarde partir


ce n'est pas moi
c'est elle
qui sait


son souffle
  pire que la mort
    sur mes épaules








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Samedi 26 mai 2007
Monika,
Ce ne sont pas les citoyens d'un pays qui sont responsables des guerres qui les impliquent et les manipulent, mais plutôt les fragilités économiques qui basculent ces mêmes pays dans des drames politiques et humains... le traité de Versaille a acculé les Allemands à ce conflit... Les guerres ne sont jamais propres quels que soient les protagonistes qui la fomentent ... Le pouvoir est maudit, il mène toujours à la folie meurtrière ...
Ma mère a tardé à avoir des enfants ... trop de morts autour d'elle... en tout 7 frères et soeurs ont laissé leur vie dans ce conflit et le père bien sûr...je suis née en 1958 la première chose qu'a fait ma mère lorsque je suis née c'est de pousser le landau dans lequel je dormais, jusqu'au au cimetière, présenter aux morts, la seocnde vivante de la famille ...et pour vivre... je vis de toute l'énergie qu'elle a due m'insuffler durant mon enfance ...
Je trouve ces rencontres sur le net vraiment superbes ... tu habites au Québec, moi en Camargue, et tu as fait tes études à un jet de pierres de l'endroit 'où je suis née... je viens du Haut-'Rhin .. d'un petit village à quelques km de Colmar, réputé pour le passage de son veilleur de nuit ... ça te rappelle quelque chose Monika ?... J'ai de très bons amis Freiburgeois ...(si on peut le dire ainsi en français ) ... et Freiburg est une très belle ville ouverte sur bien des choses autant au niveau culturel, qu'écologique... aller à Freiburg n'est pas compliqué pour un alsacien on y parle quasiment la même langue ...
Les frontières ne sont là que pour compliquer le rapport entre les gens ... et l'Alsace a plus de sensibilité allemande que française ... il faut tout de même le reconnaître...Un jour viendra peut-être où les puissances cesseront d'alimenter leurs velléités frontalières... il n'est pas interdit de rêver... mais ce ne sera toujours qu'un rêve ...


frontières en pointillés
pour les conflits
en continu




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Vendredi 25 mai 2007
dans son regard
une vague de plaisir
submerge mes pensées

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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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