Vendredi 29 février 2008
les pieds dans l'eau
 provoquer la saison
et les retirer vite fait


le bleu
tellement bleu
partout


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Jeudi 28 février 2008
ses petits dessous
à la frontière
se désirent


et ce fil de soie
entre les monts
s'ouvre en dentelles


sous la robe à fleurs
seule une corolle
se fend sur la tige






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Jeudi 28 février 2008
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cette vie
qui touche 
l'essentiel


"petit gravelot"
dans  son  bec
tout son amour à elle



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Mercredi 27 février 2008
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l'hiver finit
sur les étangs
le cri des sternes naines



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Mardi 26 février 2008
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à la vie à la mort
le haïku
pour tout dire


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Samedi 9 février 2008
et la nuit avance doucement alors que le printemps bourgeonne dans chaque rayon de soleil ... le temps passe  inéxorablement, et vers la fin, le sentier, devient de plus en plus sinueux ...les pieds du marcheur  se tordent sur les pierres qui bordent le chemin ... elles le freinent, lui qui va vers son destin, mais plus rien ne l'arrête, il avance les yeux fermés, se guidant de sa lumière, celle que seule son existence fait vaciller lorsqu'il doute de son parcours ... dans la nuit qui l'entoure, il marche vers le sommet de son histoire, traverse les rivières, les prés en fleurs, navigue sur l'eau calme de l'étang, regarde le reflet de sa vie dans ses cheveux argentés .. ses rides creusent son sourire et attendrissent son regard ...il est malade, mais il a confiance en lui, pour la première fois et pour sa dernière balade ...


 printemps précoce
les premiers bourgeons
meurent au petit matin


le soleil se lève
avec lui
l'heure la plus froide



sa voix pleine de soleil
chante  dans ma tête
nous avions vingt ans



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Samedi 9 février 2008
au bout du tunnel
dit-on
la lumière est plus belle


 
 
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Vendredi 8 février 2008
il y a des jours où on meurt un peu plus .....


tous les jours
un peu plus vers le pont
et le louper


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Vendredi 8 février 2008
séance tardive, nous n'étions que deux dans la salle de  cinéma ...étrange impression de vide ...

Un couple peine dans son unité, Alex décide d'emmener sa petite famille dans la maison de campagne  de  son père...Sa femme, silencieuse, fine, douce et très belle, s'étiole doucement ... deux enfants sont là présents ... tout le monde tente de vivre et de faire face à son destin ..
le silence, la beauté et l'étrangeté du lieu, ont une emprise sur les êtres qui se battent intérieurement ... tout est contemplatif ... les échanges sont discrets ... frôlés, mais lourds de sens.
Avec courage, Vera, annonce à son mari, qu'elle attend un enfant, mais pas de lui.... chaos ...trouble, rage et chagrin ... Il la fait avorter dans cette maison isolée ... elle meurt ... désespérée ...
Alex, est perdu, il a commis l'irréparable ... il sait au moment même où il lui impose sa décision, qu'il la perdra à jamais ... et il apprend ...lentement ... la vérité ... trop tard ...

La musique d'Arvo Pärt accompagne avec mélancolie ce drame, mais aussi cette vie ... 2H30 de tableaux  se succèdent et nous apprennent, à regarder le courage sous un autre angle ... Le film est lent, chaque image percute le cerveau et se loge dans le coeur ...

ce film est  bouleversant ... proche de la vie, de la mort ...et d'une décision qui appartient que très rarement  aux femmes... il surprend par sa vérité ... malgré toutes les tentatives d'affronter les choses, Alex et Vera vont tout perdre ... elle, la vie ... lui, tout, absolument tout ...

très mal reçu par la critique de Cannes, ce film n'en est pas moins une lumière de l'existence des hommes et de son destin ... nous n'échappons pas, à ce que nous sommes.. et  que sommes nous aux regards de nous mêmes et des autres ? ... pourquoi les femmes restent-elles les seules lumières de vie que le comportement d'un homme éteint ...Pourquoi  sommes nous bannis ?

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un pont
d'une rive à l'autre
ne voir que le vide

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Lundi 4 février 2008


sur sa robe à fleurs
il cueille
deux boutons

---


pour leurs noces
encapuchonnées
les mouettes couvrent leur secret

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Dimanche 3 février 2008
parce  que Johal fait référence au festival d'Angoulème et que sur son blog , "le vent des fous",  j'y ai trouvé un dessin de Taniguchi ... je me permets de lui faire  écho et la soutiens dans sa perception de la BD... un art qui n'est de loin pas mineur ... bien au contraire ... depuis des décennies il exprime à sa façon les évolutions des sociétés, les interrogations,  les crises, mais aussi les projections, les rêves et les espoirs des hommes ...

le manga arrive depuis quelques années en force dans nos librairies ... et traduit  l'expression d'un Japon sur le grill ... Taniguchi est le plus poétique d'entre les mangakas  ... son dessin est d'une incroyable douceur ... bordé de légendes et de rêves, il nous emmène à sa manière vers des voyages intérieurs étranges et nous pousse à la réflexion ...

j'ai toujours beaucoup aimé la BD .. en lis nettement moins depuis quelques années, mais découvre de plus en plus les mangas ... qui, bien sûr, se lisent à l'envers de nos habitudes... et j'ai la chance d'avoir un guide zèlé qui me dirige dans un choix exhaustif et excellent ..

L'Homme de la toundra paru en 2006 mérite vraiment qu'on s'y attarde ....


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Dimanche 3 février 2008



dans sa robe à fleurs
elle vole
tout l'été

~~~~

neuf mois passés
le temps d'une vie
  rien au bout


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Samedi 2 février 2008
mutation lente de l'expression .... soudain le ciel devient eau, la terre devient ciel  ...l'unviers s'invente,  l'espace se crée .. tout dépend de son coeur .. s'il est calme et sans  entrave  il  sera  le songe qui passe ...insaisissable ... et les choses se placeront  dans le vide, pour devenir présentes...la seule  source de notre art  est notre coeur ....et dans ce paysage naissant,  la place de l'homme  est si peu de chose ... reste alors  le sentiment...


chaque nuit
la lune engrosse
le vaste ciel



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Vendredi 1 février 2008
de longues heures au bord des étangs ... vers l'ouest ...vers le couchant ...le vent du nord forçait doucement et l'eau des étangs clapotait de plus en  plus fort sur le rivage ... j'entendais ce souffle  avant de le sentir ... mes yeux virés dans ma lunette, je voyais avant tout les oiseaux flotter entre les éléments ...

ce matin j'ai écrit au lever du jour, une de ces longues lettres devenues quotidiennes... où se mélangent sentiments et tendresse, mais aussi ma longue progression vers un juste milieu...


dans ces mots envoyés, se calligraphie... ma vision intérieure ... une peinture de l'esprit qui puise dans chaque courbe, dans chaque bosse, l'appui juste suffisant d'un trait de pinceau ... pas trop léger, mais suffisamment.... pas trop mou mais assez fort ... pas trop puissant pour laisser paraître la délicatesse ...opposition et complémentarité pour trouver l'équilibre .... s'approcher de cette harmonie ... épouser la vie ... apprendre à s'abandonner là où tout commence ...laisser son corps s'éclairer au plaisir d'aimer ... apprendre à laisser ses yeux se noyer dans les étangs ... retrouver sur son ventre le souffle du vent ... 


mémoire de l'eau, mémoire du vent ... mémoire encore ... où restent immortels les plus beaux équilibres jamais atteints ....

 de nature vivante ... parfois bouillonnante ... j'accepte ce désordre ... et parce que je l'accepte, très lentement  ... je grandis...et je vois progressivement ce qui m'était inaccessible ... je vois au-delà du paysage un autre paysage, au-delà des oiseaux d'autres oiseaux ... le vide se remplit... puis...se vide à nouveau ... et l'esprit invente la vision ...

sous mes pas ... une petite fleur entre deux galets...  toute frêle ... transparente et sans réelles couleurs  ..juste pour elle écrire ..



petite fleur dressée
au centre de l'univers
entre deux galets ...

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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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