Jeudi 31 janvier 2008
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tant de choses
pour faire un rien
un rien et un tout



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Mercredi 30 janvier 2008
ce haïku date de la  fin de l'été  ... il semble avoir été  apprécié  ... au point d'être emprunté pour une expo  au printemps ....puis de fil en aiguille ... un dessin s'est rajouté à la demande...toujours pour la même expo ...



devant le bassin aux lotus
deux amoureux
oublient les lotus

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Mercredi 30 janvier 2008
parfois nous agissons par instinct, par pulsion, par sensation, ou parce que quelque chose nous pousse à agir malgré nous ...je me suis laissée glisser vers mon instinct ..comme si la géométrie de mon coeur  en alerte avait à trouver un dernier équilibre .... je ne suis pas un être raisonnable ... alors qu'importe ... je fais ce qu'il me paraît être le plus agréable ...


chaque jour
sur une adresse abandonnée
  quelques notes


laisser de soi
sans que personne ne le voie
pour une histoire


 oiseaux en vol
leurs plumes voilent
les petits matins


 traces légères
dans le sable
 toute leur parade
s'égraine








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Mardi 29 janvier 2008
il faisait si doux hier ... le soleil dorait l'horizon ... les fauvettes de jardin... les premières reprennent déjà leur chant nuptial... coup de blues ..!! . une année reprend ...je mets le temps dans le temps et intégre ma solitude


aujourd'hui  il fait gris ... si gris ...



 quelques chants d'oiseaux
 le soleil plus vif
sur les pierres du sentier


les joncs courbés
sur les étangs
de nouvelles pousses s'élèvent



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Mardi 29 janvier 2008
de la part de Phil ... et je les trouve très belles .. .. la chanson et Françoise ... cela nous ramène si loin ..

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Dimanche 27 janvier 2008
si je devais définir le poids de mon coeur .. aujourd'hui, je dirais simplement  qu'il  pèse  la lourdeur  de son chagrin et de  sa mélancolie ... alors qu'il devrait s'alléger, parce que les choses bougent autour de moi... je le sens  de plus en plus énorme... par  la pesée de ce qui m'empêche de revivre, de sourire librement, de rire sans ombre...pourquoi y a t-il des jours vraiment sans envie... même quand on s'évade ?...pourquoi suis-je encore si triste ... !!! Je défie le temps, trompe mes désirs,  mais le temps plombe mon esprit, ne laissant aucune place  à mon naufrage ... il erre dans mon corps dans mon coeur, ne trouvant aucun rivage... je n'accosterai peut-être jamais .. l'océan a son flux et son  reflux ... il reprend si vite ce qu'il apporte ... il me semble que dans sa dernière marée d'équinoxe, il a noyé mon coeur au large


le froid et le soleil
 devant mes vitres
luttent pour entrer 


j'ouvre ma fenêtre
paradoxe de l'hiver
froid et  soleil



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Samedi 26 janvier 2008
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le cincle plongeur, est le seul oiseau à pouvoir marcher sous l'eau, il s'agrippe au rocher des torrents et se laisse plaquer au fond par la force du courant ... c'est là qu'il trouve sa nourriture .... ..son chant est flûté et très doux ..on ne le voit pas facilement, mais est inféodé à son lieu de vie, tant que l'eau ne gèle pas ...





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Vendredi 25 janvier 2008
des plaines aux montagnes je parcours inlassablement des kilomètres,  pour réussir à assumer  ce déchirement qui s'impose doucement à moi ... Tout là haut, les montagnes bordent l'horizon, et rendent le ciel encore plus bleu ...encore plus clair ... encore plus profond ... Lorsque je retourne dans mon ancienne maison, là où la forêt et le relief m'ont appris à connaître la partie la plus courageuse de mon personnage ...là où l'été et l'hiver colorent  les caractères des  hommes accrochés  à ces  paysages, leurs  donnent cette vitalité du temps présent, et oublient les temps inutiles ... là où les rires  cascadent avec la pluie dans les sentiers, dans les chemins ... là où je regarde ce lieu imprégné  d'efforts ... je me rappelle  qu'il va me falloir m'en séparer ... je perds  alors mes repères ..   m'assieds  au bord du vide ... et  me demande de quoi mes jours  seront faits  ...

je suis descendue au bord de la rivière ... cherchant les petits gours dans les endroits les plus inaccessibles ...; l'eau y est tellement plus belle... émeraude, elle bondit  sauvage entre les rochers ... l'absence des regards l'embellit et la rend plus audacieuse en hiver ....

assise sur le rocher.. mes pensées s'enfuient sur l'écume ... et chutent de plus en plus loin ...
sur le rocher d'en face, un cincle plongeur, (plus vulgairement un merle d'eau)  expose son plastron blanc ... avant de glisser sous l'eau ... je le regarde sans bouger ... sans respirer ... je deviens rocher, je deviens rivière et il m'oublie ... je le vois disparaître ... je sais qu'il s'agrippera aux pierres du torrent pour se déplacer sous l'eau et  trouver  sa nourriture ... la nature est si belle, si riche, si diversifiée ...combien de temps encore ...??? et les cincles plongeurs sont si singuliers ...




 un cincle plongeur
pour le voir
 je suis devenue rocher



  témoin de passage, je contemple immobile cette dérive de vie  ...sur le soleil ....sous les arbres sans feuilles .... sous la végétation d'hiver ....Tout grouille et se prépare déjà à la saison suivante ....le printemps n'est plus si loin ... il me faut encore un peu tenir ...!!


  sous la vie 
la vie et plus encore
un ange pour le printemps







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Jeudi 24 janvier 2008
il est des jours des nuits où le ventre  se tord, se vrille sans savoir dénouer ce qui se serre à chaque souffle ...Rentrée très tard hier soir ... je suis passée au bord des étangs de Maguelones ... la nuit était particulièrement claire et dégagée .. pas un nuage, pas l'ombre d'une brume, la lune en périgée décroissait  à peine ....  sa lumière blanche éclairait les goélands sur le sable des étangs ... et l'eau avait cette couleur presque surnaturelle des nuits de mystère ... 

mon coeur déchiré, ne savait plus ... ne savait rien ... je me suis arrêtée  en bord de route et me suis avancée vers cette lumière au fond de l'eau ... le froid était mordant sur la plage... Silencieuse, bougeant avec  légèreté je me suis approchée des oiseaux ... je me suis accroupie et j'ai attendu  que le lieu m'enveloppe ... me possède ...j'ai écouté le murmure des oiseaux

je suis prisonnière d'une histoire ... de mon histoire, de notre  histoire ...fidèle je perds la notion du temps ... mon esprit  est insaisissable ...je me laisse glisser, transparente, dans les instants volés ... je m'ouvre chaque jour à la vie ...aux oiseaux ..leurs  ailes portent mes pensées, leur langage  et toute la résonnance des sons les plus intimes, me rappellent que leurs amours s'annoncent ... 

le mien s'égare  dans  cet  infini ...aurai-je encore la force d'aimer ..???



sur la plage
la lune tache les goélands
des milliers de cailloux blancs


métamorphose


devant l'étang

le murmure des  goélands
attend le lever du jour









 
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Mardi 22 janvier 2008



les jours  rallongent
les oiseaux se souviennent
de leur voyage



 
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Mardi 22 janvier 2008
le vent emportera
mes fleurs
et mon sourire

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Mardi 22 janvier 2008
je me souviens de ses mains
j'étais vêtue de vent
il attrapait  les rafales

mon rire était de feu

--



les filets des pêcheurs
sur l'étang
deux  tadornes de belon


tout est calme
rien ne bouge
pas même nous



le dernier jour
je n'ai regardé que ses yeux
tristes ... si loin


ma main sur son visage
le rêve m'échappe
c'est l'hiver et un adieu


 chaque jour chaque nuit
les souvenirs flottent
sous ma peau



un an
sans le franchir
ne plus toucher ses rêves


des joncs à la mer
notre histoire à nous
  pour un vol d'oiseaux











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Lundi 21 janvier 2008
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Vendredi 18 janvier 2008
pour  l'anoyme  qui m'a laissé  un lien  dans un commentaire, et pour Monika....dire que je ne pense pas changer de style dans ma peinture ...mais que ma peinture comme l'écriture et tout ce que je fais en général est mon présent ...est ma pulsion de vie ...je suis, je deviens et je fais ... je ne me demande pas si c'est bien ou non ... je ne cherche pas à séduire, ni a être reconnue, je ne pense pas que ce que je fais soit terrible ... mais c'est mon coeur , mon corps, mes nerfs, mon passé conjugué à mon présent .. mes émotions ... cette soif de vie et de mort qui tous les jours me font hésiter ;.. c'est toute cette ambiguïte mais aussi  cette passion de tout ce que j'aime qui me fait prendre les pinceaux, les gouges ou le portable, pour exprimer tout ce qui me dépasse ...et j'apprends ... je partage, j'échange, je donne ... et je reste libre ... alors oui, je deviens galet, je deviens oiseau ou branche de prunus ... et même papillon...

je sais, je suis une passionnée ... c'est vivant.. trop vivant même parfois ... mais je ne peux échapper à ce que je suis .... et vraiment ... même si parfois je ne me supporte plus ... je suis contente d'être ainsi ... et de savoir ce que le mot VIVRE veut dire ... autant dans mes larmes que dans mes rires ...qu'en amour et en colère ... LA VIE...


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Jeudi 17 janvier 2008
je voulais aller le voir... le film de Chris  Kraus ... "quatre minutes" ...mais je traînais la patte ... sans raison, juste par flegme... et puis ce soir je me suis décidée ..et là je dois dire que  je perds tout simplement  les mots pour définir cette petite merveille....

 première image, un vol de grues en formation au-dessus d'une prison ..  quel paradoxe...puis ...deux femmes ... une vieille, une jeune...autre paradoxe ...une libre l'autre incarcérée ... et .. une prison  plus une passion sans borne ... la musique ... le piano...
Ces deux femmes ont une histoire ... toutes les deux douloureuses ... mais au-delà de leur tourment vivent la musique et la ferveur  .... Elles se détestent, s'apprivoisent .. s'approchent et s'aiment ...la veille femme dompte doucement la très jeune terriblement sauvage, presque animal ..totalement indisciplinée ... toute sa musique en est imprégnée ... elle joue magnifiquement bien ... les notes l'habitent .... et le film est porté par une force inhabituelle.... les quatre minutes de la fin dépasse le film  et l'amène à son apothéose ...les spectateurs n'ont d'autre choix que de suivre cette folie ....

rester assise dans mon fauteuil ces quatre dernières minutes, releva de l'exploit ..


il faut courir le voir ... le voir en VO uniquement ..... l'allemand est sublimé dans toute sa tessiture ...et sur grand écran l'image donne une puissance et une résonnance au piano que  seule la grandeur de sa taille renvoie au  son ...



derrière les barreaux
deux femmes et un piano
brisent les dernières Clés


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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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