Mardi 11 décembre 2007


le vent
notre royaume-
soufflent les arbres








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Mardi 11 décembre 2007
vent glacial-vent d'hiver
le ciel
  bleu encore plus bleu


dans mes os
le vent passe
en courant d'air


mon vélo et moi
dans les bourrasques
gagnons peu de terrain


ouvrir mes doigts gelés
le guidon
ne les lâche plus


j'ai froid ce soir
l'hiver gonfle sa rigueur
mon apparte, reste glacial


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Lundi 10 décembre 2007
brume-copie-1.jpg
attendre
sans savoir quoi
juste la brume

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Lundi 10 décembre 2007
  .... j'ai voulu traverser la rue ,... j'ai hésité, je ne savais pas ce qui m'attendait de l'autre côté  ... levant la tête vers la nuit .. je commence à marcher .... . je ne suis  plus celle que j'étais ... Dans chacun de mes reflets, je me réconcilie avec moi-même ...Le temps est arrivé , la vie est  passée,  ...... Le coeur ralentit les pensées, elles s'en vont comme des feuiles mortes ..  Je ne peux demander au soleil, plus de soleil, à la pluie plus de pluie ... je ne peux qu'attendre que le temps passe. On ne peut pas dire la douleur ...elle se confond à la vie ...



il pleut
les fleurs de ma robe
sourient au temps



sur la plage
quelques galets dans la poche
bruissent mes pas



ma robe
balance au vent
 ses fleurs de printemps
  les emporte vers l'automne

a-et-.Q.JPG


on se quitte
 juste pour un temps






 


 


 

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Lundi 10 décembre 2007
petites pointes
deux sous la soie
robe en fleurs

souvenir d'été
sous les manteaux d"hiver

dressées
elles ne se fanent pas
pas encore


leurs minuscules rondeurs
chaleur - douceur
 trop à l'abri


ces petits fruits
au centre
encore plus juteux..


la main se referme
tout  emprisonné
l'amour y compris



fragile
ma nuque offerte
 prolonge son désir


soleil de décembre
nos sexes
brûlent le marbre









 











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Jeudi 6 décembre 2007
je suis tout simplement à bout ...
désolée !!!!
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Jeudi 6 décembre 2007
en regardant par la fenêtre
j'ai compris
que j'étais du mauvais côté

j'ai fait un rêve
suis je dans la réalité
l'un a quitté l'autre

c'est peut-être
mieux ainsi

ai-je fais un rêve ?
il ne reste plus que le départ
  et le savoir
 

au plus loin de soi
l'horizon à peine perceptible
explore le plus profond de l'être

   voyage !!

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Mercredi 5 décembre 2007


Une femme , toujours la même .. vue de dos , toujours de dos ...les cheveux relevés soulignant la beauté de sa nuque , dévoilant l'érotisme ouvert  de son dos ... on ne voit jamais le visage de cette femme .... elle est pourtant le centre des tableaux...le centre d'un secret .. Un peintre , toujours le même,   lui donne vie dans chacune de ses oeuvres...  une histoire d'amour  interdite ...?  personne ne le  sait , et  le peintre date du XVIIIe siècle ..

le  tableau dans le tableau recouvre le secret ...et sous la toile le visage se découvre

Dans un jeu de miroirs, de fantome  qui hante la solitude urbaine , le film," Ce que mes yeux ont vu"de Laurent de Bartillat ramène le passé au présent ,l'immobile au mouvement ....et  ces tableaux  morts sur les murs des musées résonnent  à nouveau  de vie 


La passion d'une femme contemporaine, l'intégrité de son choix , la volonté de vouloir connaître l'histoire de Watteau et  de connaître son secret ,  nous  apprend, qu'on ne voit  pas, ce qu'on voit , qu'en cherchant à deviner ce qu'on voit,  on devient aveugle ...nous apprend aussi que c'est dans l'oeil du peintre et dans lui seul que surgit l'humanité ...


 du passé au présent
les tableaux reviennent à la vie
et enterrent leurs secrets

ce-que-mes-yeux-ont-vu.jpgsylvie Testud dans "ce que mes yeux ont vu"



je retourne enfin au cinéma ...

quel plaisir, rien ne remplacera jamais l'image projetée ... la pronfondeur des couleurs  accentue la dimension de l'histoire,  on se protège de la pixellisation pour rester dans la douceur de la lampe  de projection ... on est presque dans le vrai ...



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Mercredi 5 décembre 2007
longue et lente contemplation
abandon de soi
dans les ruelles

je me suis oubliée
au coin de la rue


visage fermé
reflet  en ville
des gens  absents


la main tendue
dans le vide
une mère et son bébé
nouveau né


les enfants en guenille
les bourgeois aveugles
regardent la vitrine


et ces fêtes
comme une insulte
persécutent ma pensée



ma place s'efface
les pieds sur le béton
frôlent la terre d'en dessous

c'est cette terre
qu'il me faut retrouver








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Mardi 4 décembre 2007
Retour sur mes pas, revoir ma cabane, devant la porte, hésiter avant de la franchir.. la pousser doucement , revoir le lit,  la petite table sur laquelle j'ai écrit mes premiers textes, et mes  longues lettres d'amour ... la fenêtre entrouverte laisse entrer l'air des rizières ... ma petite table est installée devant cette ouverture sur le levant ... je suis restée sans bouger dans cet espace si petit et dans lequel j'ai vécu tant de choses ... Une main s'est posée sur mon épaule ... " viens !! ne reste pas là !!! ", mon amie m'a emmenée dehors, a refermé la porte, et m'a dit, je vais relouer la cabane ... !!

Je suis allée retrouver le vieux fondeur de bronze  avec qui je travaillais de temps à autres  lorsque j'habitais là-bas ...j'ai élagué  les arbres juste au-dessus du petit  rhône,  jusqu'à la tombée de la nuit ... puis,  le soir une fois de plus  s'est allongé sur cette eau tranquillement grise  .... et je suis partie ... reprenant ma petite route entre les joncs ....


difficile de ne pas être triste ... lentement, cette tristesse  se mue en  nostalgie  et en repos ... en souvenirs inoubliables et merveilleux ... je  ne garde qu'eux ...


et puis une envie soudaine d'aller au cinéma ....



" De l'autre côté" de Fatih  Akin ....presque du Fassbinder .. j'avais découvert ce  réalisateur avec " Head On"  un film très troublant par la violence que génère la fuite d'une culture, mais aussi par une  histoire d'amour  dramatique, inviolable, même au-delà des choix imposés ...
Dans ce dernier film, avec plus de douceur, le réalisateur reprend le sujet du croisement des gens, et des cultures .. il affine le regard des vivants et embellit celui des morts ... Rencontre de deux jeunes femmes merveilleuses, rencontre d'une mère, d'un père, d'un fils, de deux filles  ... et la volonté de toutes ces personnes de se chercher, de se frôler, de bouger leur histoire sans qu'elles le savent, pour ne  finalement  pas se trouver, et  aboutir  malgré tout à la paix .. les personnages sont beaux , sont charnels ... presque des anges .... parfois des démons ...  vivant sans hésiter ce qu'ils ont à faire ...  C'est téméraire c'est  émouvant .... 



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Mardi 4 décembre 2007
un peu, pour te répondre Kirikino ....

j'aime écrire, j'aime peindre .. la nuit quand tout est silence, et que seule la musique m'accompagne ... je me laisse aller sans réfléchir et sans me demander si ce que je fais est bien ou non ... l'important pour moi c'est d'être au plus près de ce que je suis et de le donner à tout ceux qui s'égarent sur ma page virtuelle ... le nombre de vue augmente sur ces pages, et j'en suis fort surprise, je n'ai aucune prétention sur ce que je fais ... je ne pense pas même être douée, mais j'aime m'exprimer de la sorte ... et j'aime la liberté que je me définis...

l'art est le souffle du quotidien, la respiration du vivant, et tout est vivant .... Il est dans la feuille qui s'envole, dans le regard d'un enfant, à la croisée d'une rue, sur les piliers d'autoroute tagués, sur l'arbre qui fleurit , sur celui qui meurt .. dans l'enfance, l'adolescence, dans la maturité, dans  la vieillesse lorsqu'elle s'accepte,  dans la mort ....dans le regard de l'être qu'on aime ...Apprendre à vivre, c'est apprendre à aimer, c'est apprendre à mourir et à ne pas avoir peur  .. l'art c'est tout ça, c'est un perfectionnement du quotidien, un apprentissage passionnant ... et dans ce que je laisse sur ces pages, j'aime laisser toute la tendresse, et tout l'amour qui animent  mes quelques décennies de vie ...

lorsque mon regard s'accorde aux couleurs de ce qui m'entoure, sans rien dire, et au plus profond de moi, je suis la plus heureuse ...

cet après-midi , je vais aller abattre des arbres ... là où j'ai vécu ... pendant 10 mois ... retour au rhône ... retour au bord des rives ....j'ai peur .. mais je suis heureuse...



je n'ai plus peur d'aimer
les arbres poussent
toujours dans la même terre










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Lundi 3 décembre 2007
planche.jpg
quelques gouttes d'encre
peinture inachevée
comme le reste du monde

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Lundi 3 décembre 2007
la nuit m'a surprise  au bord des étangs,  Les eaux soudain sinistres, ont assombri  le chant des oiseaux  .. une alarme au froid, au vent, au mystère .. j'ai  regardé la nuit remplir  les eaux .... je me suis serrée dans mon manteau, j'ai relevé le col ...plus près de ma chaleur ... j'ai laissé le vent couvrir mon visage ...j'ai attendu sans savoir ce que j'attendais ... les yeux dans les étoiles, et il y en a tant  en hiver ...j'ai laissé mes pensées désordonnées flotter entre  ces deux obscurités ... Le vent forcit  toujours à la tombée du jour, le souffle du diable dit-on dans certaines légendes indiennes  ...!!! j'aime bien cette idée, et j'aime bien la faiblesse  des démons ... j'ai attendu qu'il se calme, pendant que les joncs s'accordaient au mouvement de l'eau.... comme s'ils étaient soumis au relief des vagues ... j'avais froid, j'ai  enfoncé  davantage mon cou dans mon manteau ..mon nez au ras du col  ... et puis, j'ai reculé et me suis retournée, laissant le fil de mes idées clapoter sur les rives humides...


si douce la nuit
malgré le froid
les ombres accompagnent mes rêves

les oiseaux sont là
j'entends leur vol
mon visage s'ouvre à leurs cris

l'aigle pomarin déjà là
 l'an dernier
je l'ai cherché dans les rizières


avant le crépuscule
le trouver
sans y penser


les grues arrivent
la saison se remplit de chants
et de sourires


les mains dans les poches
le temps froid
réchauffe mon coeur






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Jeudi 29 novembre 2007
La perte d'un amour, même quand celui-ci vous a trompé, déchire le coeur ... les heures qui suivent la rupture,  s'écoulent lentement, imprégnant chaque seconde de ce vide  .. le temps s'organise avec l'absence, la blessure s'ouvre et se referme,  par suspension,  laissant à jamais une trace délicate. On souffre du mépris de l'autre, on souffre de son arrangement pour vous oublier le plus vite.  Et on s'accroche à la vie  sans savoir pourquoi, elle n'a pas décidé de vous abandonner elle aussi.  Les jours suivent alors, remplis de peine, de pleurs ... mais la délicatesse de soi, le raffinement de l' esprit,  la finesse de la pensée, s'arrangent pour vous aider à rester droit....le calme revient, mélancolique , mais bien présent ...et on apprend à ouvrir ses yeux sur les choses les plus belles ... les couleurs reprennent de l'intensité, même en hiver ....
Marcher de longues heures dans les étendues sauvages, même avec de la fièvre,  repose l'esprit ...certains amours n'ont pas le droit d'être vécus ... Parce qu'un des deux amants démisionne, l'autre ne peut que se soumettre en s'accrochant au naufrage, il sait qu'il va couler ... seul...
Dans mes peintures, dans mes pas dorénavant solitaires, dans mon regard sur la vie, sur mon visage, le chagrin  signe sa présence ...ma sensibilté m'entraîne une fois de plus vers les étangs ... vers les oiseaux ....vers un long voyage seule,  toujours seule,  je l'espère maintenant de tout coeur ... je fuis ma tristesse, mais je cherche aussi à trouver la force de franchir le pas vers la vie ...



délicatesse de soi
raffinement de l'être
franchir le pas


le vent retient dans les plumes
le poids si léger
d'un oiseau


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Jeudi 29 novembre 2007
je ferme ma porte
le soleil reste froid


l'hiver est là
mes pieds tremblent
tant de chemin à faire


mon esprit se relève
et  voit enfin
l'horizon

vers les oiseaux
vers l'inconnu
vers l'hiver

.....



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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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