Lundi 3 décembre 2007
planche.jpg
quelques gouttes d'encre
peinture inachevée
comme le reste du monde

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Lundi 3 décembre 2007
la nuit m'a surprise  au bord des étangs,  Les eaux soudain sinistres, ont assombri  le chant des oiseaux  .. une alarme au froid, au vent, au mystère .. j'ai  regardé la nuit remplir  les eaux .... je me suis serrée dans mon manteau, j'ai relevé le col ...plus près de ma chaleur ... j'ai laissé le vent couvrir mon visage ...j'ai attendu sans savoir ce que j'attendais ... les yeux dans les étoiles, et il y en a tant  en hiver ...j'ai laissé mes pensées désordonnées flotter entre  ces deux obscurités ... Le vent forcit  toujours à la tombée du jour, le souffle du diable dit-on dans certaines légendes indiennes  ...!!! j'aime bien cette idée, et j'aime bien la faiblesse  des démons ... j'ai attendu qu'il se calme, pendant que les joncs s'accordaient au mouvement de l'eau.... comme s'ils étaient soumis au relief des vagues ... j'avais froid, j'ai  enfoncé  davantage mon cou dans mon manteau ..mon nez au ras du col  ... et puis, j'ai reculé et me suis retournée, laissant le fil de mes idées clapoter sur les rives humides...


si douce la nuit
malgré le froid
les ombres accompagnent mes rêves

les oiseaux sont là
j'entends leur vol
mon visage s'ouvre à leurs cris

l'aigle pomarin déjà là
 l'an dernier
je l'ai cherché dans les rizières


avant le crépuscule
le trouver
sans y penser


les grues arrivent
la saison se remplit de chants
et de sourires


les mains dans les poches
le temps froid
réchauffe mon coeur






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Jeudi 29 novembre 2007
La perte d'un amour, même quand celui-ci vous a trompé, déchire le coeur ... les heures qui suivent la rupture,  s'écoulent lentement, imprégnant chaque seconde de ce vide  .. le temps s'organise avec l'absence, la blessure s'ouvre et se referme,  par suspension,  laissant à jamais une trace délicate. On souffre du mépris de l'autre, on souffre de son arrangement pour vous oublier le plus vite.  Et on s'accroche à la vie  sans savoir pourquoi, elle n'a pas décidé de vous abandonner elle aussi.  Les jours suivent alors, remplis de peine, de pleurs ... mais la délicatesse de soi, le raffinement de l' esprit,  la finesse de la pensée, s'arrangent pour vous aider à rester droit....le calme revient, mélancolique , mais bien présent ...et on apprend à ouvrir ses yeux sur les choses les plus belles ... les couleurs reprennent de l'intensité, même en hiver ....
Marcher de longues heures dans les étendues sauvages, même avec de la fièvre,  repose l'esprit ...certains amours n'ont pas le droit d'être vécus ... Parce qu'un des deux amants démisionne, l'autre ne peut que se soumettre en s'accrochant au naufrage, il sait qu'il va couler ... seul...
Dans mes peintures, dans mes pas dorénavant solitaires, dans mon regard sur la vie, sur mon visage, le chagrin  signe sa présence ...ma sensibilté m'entraîne une fois de plus vers les étangs ... vers les oiseaux ....vers un long voyage seule,  toujours seule,  je l'espère maintenant de tout coeur ... je fuis ma tristesse, mais je cherche aussi à trouver la force de franchir le pas vers la vie ...



délicatesse de soi
raffinement de l'être
franchir le pas


le vent retient dans les plumes
le poids si léger
d'un oiseau


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Jeudi 29 novembre 2007
je ferme ma porte
le soleil reste froid


l'hiver est là
mes pieds tremblent
tant de chemin à faire


mon esprit se relève
et  voit enfin
l'horizon

vers les oiseaux
vers l'inconnu
vers l'hiver

.....



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Mercredi 28 novembre 2007

....
par la fenêtre
la nuit absorbe
mon regard



mais qui donc
m'a donné
ces yeux là ?

dans ce bleu-bleu
le soleil
reste encore absent



depuis des mois
la pluie
noie mon regard


ce soir de plus
la musique
mélange ma peine


 devant
ma toute petite fenêtre
je cherche l'immensité


les oiseaux m'attendent
fidèles
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Mercredi 28 novembre 2007



nous sommes
les compagnes
de la fin du jour
pivoines.jpg
à fur et à mesure
je les apprivoise
elles aussi

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Mercredi 28 novembre 2007
sur la poubelle
à peine lisible
"je suis immobile"



écrit en travers
étrange
le reste d'un poème


des fleurs fanées


mes yeux
perdent
la suite



sur une poubelle
la poésie  nue
d'un sans abri



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Lundi 26 novembre 2007
une fièvre très forte  ce soir ... mais envie de tenir mes pinceaux ... la musique ... et ... l'esprit s'égare ...




les yeux sont  une eau profonde
 couleur de pluie
ils emportent  le feu


dépouillée de son mystère
la couleur s'éteint


bambous.jpg

on ne peut pas dire
la perle
on ne peut que la ressentir



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Lundi 26 novembre 2007
prunus.jpg
quelques fleurs de prunus
s'ouvrent sous mon  pinceau
hors saison
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Mercredi 21 novembre 2007
le vent souffle toujours plus fort, toujours  plus doux .... toujours de la mer,  il porte des nuages gris presque noirs ...et si peu de pluie .... ce matin ... mes pieds se font tout petits dans mes chaussures .... devant mes guitares , je me retiens à la table ... encore quelques touches, sur la dernière ... elle brille comme un miroir ;..

la journée va être longue et difficile ... je n'ai plus que mes pinceaux , pour diluer ma vie ...


le vent passe à travers ma fenêtre ... il siffle, murmure, gémit,  parfois lancinant , parfois violent , il me rappelle mes tourments  qui se suivent en rafale ...il me rappelle à ma solitude ...



dernière  touche de rêve
le vent heurte ma fenêtre
et me réveille

logo1.png

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Mardi 20 novembre 2007
dans les plus belles légendes le chagrin offre, les tendresses les plus douces

papillon-2-copie-1.jpg
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Mardi 20 novembre 2007
toute la nuit
le vent dans les embrasures
cherche la brèche


il va vient
poussant l'automne
vers l'hiver


sous les draps sous les toits
je chavire
comme dans un navire




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Lundi 19 novembre 2007


du Sud
le vent souffle
quelques gouttes du large


une odeur
de mer
dans la ville


les mains dans les poches
le col relevé
 les tourbillons dans les cheveux



la pluie refroidit
mes joues
soudainement rouges


seul dans la rue
un couple d'amoureux
rigole de ce temps


je leurs souris-
heureuse
elle m'offre un clin d'oeil


trait de vie
la vie si belle
pour d'autres







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Lundi 19 novembre 2007
quitter les draps
chauds doux-doux chauds
pour le froid de l'hiver



le bout du nez gelé
voir le gris du ciel
par la vitre embuée


le bois de chauffe
ne crépite plus
je suis en ville


les invisibles dehors
sous leurs cartons
boivent leur misère


on leur tend
parfois une couverture
mais rien de plus


l'hiver emportera des noms
qui s'en souviendra ?
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Dimanche 18 novembre 2007
rentrer à pied
la ville éclaire
un autre monde


dans les venelles
des chiens sans maîtres
  des maîtres sans chiens


chacun se cherche
et oublie qu'il se cherche

l'ivresse déborde
et réchauffe


passer au milieu
dire bonsoir
aux invisibles


la rue suivante
me rappelle
des rires à deux

et


dans la nuit
un  songe oscille
et s'échappe


dans le creux de ses reins
mes yeux grands ouverts 
des tsunamis


couleur noisette
couleur outremer
mélange pour une tempête


partir
loin
un rêve à deux


un oiseau seul
frôle
les vagues


le vent l'emportera




 
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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



  la mer et le ciel
  par beau temps
  dans son regard


--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 


 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


 jour de marché
des couleurs  des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisibles et t belles


 
inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes



nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire


Le silence parfois
riche de sens et de force
 fertile




odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym frais
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette  mes jumelles
dans les étangs


une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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