courbes fragilesse lover dans ses reins
douceur du pinceau
peinture de Marie ...
Publié dans : haiku-nomade
Écrire, c'est migrer au fond de son âme, sans jamais savoir où le vent, la fatigue et l'instinct nous déposent, sans jamais connaître les limites de son voyage.
Tant de haïku derrière moi... et tout à découvrir... la connaissance est sans limite, le doute aussi...
courbes fragiles
regarder
parmi oiseaux
et joncs
la cabane ouvre sa porte
dans les rizières
dans ses pierres
l'enfant de
l'enfant
dans ses veines
deux cultures
petite demoiselle fragile
ses cheveux
un champ de blé
Mes nuits obscures
Le sommeil en détresse
Creuse mes rêves
mémoire figée
langue presque perdue
dans la toundra
le chant
des derniers sorciers

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves
j'irai là
où la beauté
est sans décor
sous ma jupe
le vent
comme un intrus
la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude
--
avec la pluie
parfois
j'aime être triste
pluie en rafale
contre la vitre
et sur les joues
--
revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique
sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret
le rose discret
sur sa pâleur
timide
visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire
que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches
odeur de thym
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages
le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.
le chant du vent
dans mes os transis
... glacial...
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