Écrire, c'est migrer au fond de son âme, sans jamais savoir où le vent, la
fatigue et l'instinct nous déposent, sans jamais connaître les limites de son voyage.
Tant de haïku derrière moi... et tout à découvrir... la connaissance est sans limite, le doute aussi...
anna
dessins, sculptures, photos, écrits
des traits de vie
de mes mains à vos yeux
Titulaire d’un doctorat en littérature comparée obtenu à l’université Waseda, Laurent
Mabesoone est plus connu sous le nom de Seegan Mabesoone, qui est son nom de plume. Il est en effet poète de haïku, romancier et essayiste, et a publié plusieurs recueils.
Suite à l’accident de Fukushima, il a créé un mouvement, « le ruban jaune », pour
dénoncer l’utilisation de l’énergie nucléaire au Japon : chaque vendredi, ceux qui s’engagent avec lui s’habillent en jaune pour rappeler le vendredi 11 mars 2011, ce jour où la catastrophe
a commencé.
Si vous en avez les moyens, copiez cette vidéo sur votre disque dur, car elle
pourrait être supprimée d'ici peu
« Il n’est pas possible de réagir d’une façon normale face à une menace
qui n’a rien d’humain.
…
Les radionucléides sont partout : dans les bacs à sable des enfants,
dans l’alimentation, dans l’air. Ils sont là pour toujours, à l’échelle humaine.
…
Le déni de réalité de la population japonaise n’est pas seulement dû au côté
obéissant des Japonais, il est dû au fait que c’est une menace qui est totalement différente de tout ce qu’on peut connaître.
…
24 000 ans de demi-vie pour le plutonium, voilà ce qu’on a créé. Au
Japon, on crée 1000 tonnes par an de déchets hautement radioactifs au plutonium.
…
On a perdu le sens de la mesure. La technologie nous a rattrapés, on n’est
plus humain.
Quand il arrive quelque chose, c’est la menace la plus inhumaine qui existe.
Vous n’avez plus nulle part où vous réfugier. Et ça va durer des années. Et vous avez une épée de Damoclès quand vous avez des enfants. Arrêtons ça ! »
Les conséquences d'un monde puissant réservé à quelques magnats fous furieux qui tentent à tout prix de basculer la population
vers une soumission absolue, en l'acculturant de télévision et de consommations sommaires et inutiles , pourraient être enrayées très rapidement, si nous décidions une fois pour toute de
reprendre ce que depuis plus d'un demi siècle on nous vole sans ménagement. Agitée par une vie politique ridicule et vaudevillesque, une grande partie de la population emerge avec effroi de cette
torpeur dans laquelle on a de cesse de nous plonger... la société souffre d'une absence de repères de réalités de confiances... elle est malade... en manque d'elle même... elle se drogue de tout
et se suicide sans retenue... le malaise touche tout le monde... rien est épargné, enfants, adolescents adultes et vieillards, tous, doivent rapporter de l'argent au capital de ceux qui gèrent
sans âme et sans coeur le monde des finances... On cultive le laid, on le dresse devant chaque porte ... puis on fabrique et vend à n'importe quel prix un monde meilleur...
à travers mes modestes haïku et dessins, mais aussi ma façon de vivre les choses et de dénoncer sans cesse ce qui me gène, je dis
résolument NON à toute cette horreur...
la beauté est en nous... la lumière ne doit pas s'éteindre
l'art est là pour tout dire, pour tout exprimer... sans quoi le futur ne pourrait s'espérer
voilà une petite vidéo fort intéressante... qui n'a plus besoin de convaincre ceux qui ont depuis longtemps compris
l'erreur nucléaire, mais qu'il est bon de rappeler avec un peu plus de précisions économiques et scientifiques, pour expliquer à ceux qui ne veulent rien entendre, vers quelle horreur nous
nous glissons, si nous persistons dans cette direction...
la laine remplit la maison... les plantes tinctoriales rangées dans des sacs cousus à leur intention, offrent leurs odeurs avant leurs couleurs ...
henné, curcuma, garance, écorce de grenat, fleurs de carthames parfument l'endroit où je vis ...
à toutes ces subtilités sauvages, s'ajoute l'essence de cyprès d'une guitare en train d'être vernie au tampon... Tout se confond et je
m'endors dans ces magnifiques éclats d'odeur
Les commissions action, rédaction, communication, atelier et logistique se réunissent tous les soirs à 18 h place de la Comédie (rdv à la statue des 3 grâces).
L'assemblée générale a lieu tous les soirs à 19h, place de la comédie (rdv à la statue des 3 grâces).
Un campement permanent et autogéré est en place à lEsplanade. Vous pouvez y passer à n'importe qu'elle heure pour discuter
...
le collectif et association "Bouillon cube" http://www.bouilloncube.fr/ linknous accueille pour une expo sous les chênes verts... tous les vendredi du mois de juin, les peintures de ma fille et les miennes pourront être vues dans
ce lieu plein de vie, d'envie et de liberté...
c'est habiter ailleurs que dans les clapiers qu'ils nous construisent
résister
c'est s'affranchir de ce qu'il nous "imposent en nous faisant croire qu'ils nous le proposent
résister
c'est se lever le matin
sans angoisse
résister
c'est regarder les belles choses
résister
c'est garder la tête haute
le regard sans haine
résister
c'est se réapproprier tout ce qu'ils nous ont volé
(ils, ce sont toutes ces pouvoirs cachés (ou pas) qui nous gouvernent dans l'ombre de nos dirigeants fantoches ...)
résister
c'est dire non
résister
c'est avancer fermement contre leur volonté
résister
c'est balancer les télévisions et les radios
c'est écouter le chant des montagnes et des plaines
nuit et jour
c'est toucher la respiration des arbres
c'est écouter
le vent dans les roseaux
c'est ....
c'est ....
c'est ...
réapprendre ...à... vivre et mourir sans conditionnement
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à faire suivre ....
Comment GDF Suez assassine une PME de l'éolien
Par Claude-Marie Vadrot - Club de Mediapart
Créée en 1991 à Montpellier par Jean-Michel Germa, la Compagnie du vent a cédé 56 % de son capital à GDF-Suez en 2007 pour avoir accès à des capitaux permettant de développer des projets
éoliens plus importants. Fin mai 2011, le groupe dans lequel l’Etat reste pourtant actionnaire à hauteur de 34 % mais ne dit rien, s’efforce de liquider une PME qui emploie 156 salariés.
Au risque du chômage. Le mariage de raison, suivie d’un divorce à couteaux tirés, illustre parfaitement les méthodes des grands groupes vis à vis des PME : les attirer, prendre une
participation et ensuite s’approprier à moindre frais leur savoir faire sans tenir le moindre compte de l’avenir des salariés. L’histoire commence donc en 2007 quand la Compagnie du vent se
lance dans deux projets importants : la mise en place du projet éolien de Tarfaya au Maroc et celui du parc éolien off-shore des deux côtes au large de la Baie de Somme. Pour le projet de
Tarfaya, la Compagnie du vent qui a répondu à l’appel d’offre du gouvernement marocain avec l’accord et l’appui de son actionnaire principal se rend compte au moment du choix par le Maroc,
qu’elle se retrouve en concurrence avec une filiale anglaise que le GDF-Suez, International Power Nareva, qu’il vient de racheter. Le groupe a organisé discrètement une concurrence qui coûte
une fortune à la Compagnie du vent dont tout le travail de préparation est récupéré par l’actionnaire principal. L’offre de sa filiale anglaise est plus chère mais l’autre proposition est «
déclarée non conforme ». Il faut évidemment avoir l’esprit tordu pour penser que le gouvernement français a fait pression sur les Marocains pour qu’ils exercent le bon choix. Un choix qui
illustre également les obstacles mis au développement international de la Compagnie du vent et à son souhait de développer la nouvelle technique qu’elle a appris à maîtriser : le solaire
thermodynamique, c’est à dire des petites centrales utilisant le soleil pour produire de la chaleur et de l’électricité. Après ces premières manoeuvres qui déstabilisent le travail et les
finances de la Compagnie du vent, le Groupe GDF-Suez a annoncé il y a quelques semaines à cette dernière qu’elle a décidé de confier la réalisation du premier projet d’éoliennes off-shore
français à une consortium réunissant Areva et Vinci. Jean-Michel Germa est prié de transmettre toutes les études préliminaires et l’intégralité du dossier qu’il a monté depuis cinq ans à ce
nouveau venu. En échange d’une indemnité éventuelle de 82 millions d’euros. Il refuse en pensant à son personnel. Il ne reste plus qu’à débarquer le président de la Compagnie du vent au cours
d’une assemblée générale des actionnaires qui s’est tenue vendredi dernier. Bien que la société se soit placée quelques jours plus tôt sous la protection du tribunal de commerce de Montpellier,
Jean-Michel Germa est viré et remplacé par un cadre de GDF-Suez. La bataille devant les tribunaux commence. La puissance du grand groupe est si grande que l’issue de la bataille reste indécis,
la Compagnie du vent réclamant une indemnité de 480 millions d’euros pour survivre sans son prédateur. En attendant, des dizaines de licenciements sont donc prévisibles dans les rangs du
personnel de la Compagnie du vent ainsi que la liquidation de tous ceux qui travaillent au projet éolien off-shore, ce qui ne semble pas le moins du monde émouvoir GDF-Suez. L’essentiel lui est
acquit : le savoir faire d’une petite société qui a bâti sa réputation sur l’éolien. Il y a des précédents : en 2008 la société Energia a été racheté et vidée de sa substance dans les mêmes
conditions a été vidée de sa substance dans les mêmes conditions et son président viré. Au delà des méthodes de grands groupes prédateurs pillant et siphonnant les PME qui restent la force et
l’une des originalités du tissu industriel français demeure un soupçon politique : les adversaires des éoliennes se recrutant largement plus dans l’électorat conservateur de la majorité, il est
permis de se demander, après la loi restreignant le recours à l’éolien et au photovoltaïque, si GDF-Suez ne participe pas sur ordre à la limitation des initiatives éoliennes un an avant
l’élection présidentielle. Au profit, évidemment, des projets nucléaires de Nicolas Sarkozy.
mettre en film, une des oeuvres écrites de l'incontournable Haruki Murakami est une épreuve à haut risque... mais, il faut croire que seul le très
talentueux Tran Anh Hung ( l'odeur de la papaye verte) pouvait le faire, avec une telle fiabilité, une telle sensibilité... Atteindre le monde surréaliste de Murakami, n'est pas une mince
affaire... Dans la pensée asiatique le lien relie tous les êtres, tous les évènements ( bouddhisme shintoïsme). Murakami veille sur ce dogme tout en confiance et n'hésite pas
dans ses magnifiques romans à nous dévoiler des mondes parallèlement étranges et parfaitement déstabilisants... "La ballade de l'impossible" n'échappe pas à cette richesse de
penser... comme elle n'échappe pas à l'analyse de l'âme humaine que nous propose Murakami, jusque dans ses moindres recoins...