Jeudi 7 juin 2007

aux fils électriques
du bleu dur au bleu tendre
le rollier tout l'été

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Jeudi 7 juin 2007
aller en ville
le retrouver
sous le tilleul

gagner du temps
sur le temps
l'arrêter

pour un après-midi
flâner
dans ses pas



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Jeudi 7 juin 2007
 y a des oiseaux étranges
j'ai pensé à toi
la voix du régisseur

dans les marais
sur mon vélo
ma lunette et mes jumelles

pédaler à toute pompe
le chemin cabossé
jusqu'aux marais 

dressée
sur mon vélo
voir au-dessus des joncs

le chercher
le chercher
des kilomètres


dans ce vert tendre
une tache noire
tout loin tout loin


un reflet d'eau dans sa livrée
  sa silhouette
l'ibis falcinelle
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Mercredi 6 juin 2007


une si grande culture
tout petit dans ma main
le Japon

raffiné subtil
le thé est un art
me dit le petit livre

source de chaleur
histoire d'eau
thé bouilli, thé battu, thé infusé

je me réveille
 j'apprends






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Mercredi 6 juin 2007


deux minutes d'apaisement
son coeur
je l'entends


dans ses bras
ses yeux
me suffisent


 café chaud
de la buée
sur ses lunettes

émotion rebelle
de ce café
zapatiste







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Mercredi 6 juin 2007
ciel électrique
plombé
  peau moite


pas un brin d'air
 petit matin épais
respirer


coup de fil
j'envoie tout voler
et je cours sur la 202

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Mardi 5 juin 2007
noir le ciel
encore plus noir
avec la mouette





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Mardi 5 juin 2007
 
de  ses buissons
il s'est figé sur ma page
pour Phil uniquement



s'il te plaît
il est
à toi

quand tu veux

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Lundi 4 juin 2007
de lui à moi
des caresses
des douceurs

de son sexe au mien
une histoire
de mont et de rivière

sur mes lèvres
un goût de sperme
que sa bouche découvre

de son ardeur
la dérive de mon corps
que le sien possède




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Lundi 4 juin 2007
j'ai trouvé ça chez Phil ... de la part de Monika et j'ai bien rizzzz

  comme un haker
elle déplante son ordi
la mère anna

monika
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Lundi 4 juin 2007

OISEAUX

OISEAUX de l’été
qui volez vers l’eau
la source tarie,
le vol éternel ;

traversant le ciel,
oiseaux de Novembre,
chemin de Saint-Jacques
au bleu du souvenir ;

oiseaux de bois noir
cercles de silence,
au ciel de mémoire
toujours revenez ;

et de rose marbre,
ô mystique paon,
becquetant l’or du soir
aux raisins romans.

Max Rouquette



l'oiseau revient
repart sans cesse
un songe sur ses ailes
grandit

anna

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Lundi 4 juin 2007
attendre encore
attendre toujours
attendre enfin
                                     le revoir


devant ma porte
devant le fleuve
le temps s'écoule

du rire aux larmes
je ne sais rien
rien
rien


dans ses bras
non plus
mais là  je m'enfous



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Lundi 4 juin 2007
de l'Atlantique à la Méditerranée
des voix chaudes
m'entourent

des pensées
au-delà des limites
au-delà des frontières

et même pas loin de moi ...
une trêve au temps

et lui revient




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Dimanche 3 juin 2007


juste pour le plaisir
d'être
avec lui

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Dimanche 3 juin 2007
macareux.jpg
vagabond des mers
un oeuf pour sa nichée
et repartir au large


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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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