Mardi 9 octobre 2007
dans la chambre-atelier
le cyprès des guitares
me sort de la nuit

sur ma peau
celle du cèdre
s'attarde

-----

en enlevant les draps
son odeur de vie
 de la dernière fois


mon geste s'arrête
et emprisonne
ce souvenir

les autres reviennent
 ce chez moi un peu de chez nous
 ces longues balades
l'eau de la mer
de la rivière
 et  du lac


mémoire de l'eau
à deux
dans les trois
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Lundi 8 octobre 2007
coquelicot-1.jpg  pour la première fois
reprendre mes pinceaux
des fleurs pour Phil


 symbole de mariage
 de vie et de bonheur
par bouquets j'aurais dû les ramasser




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Lundi 8 octobre 2007
 chant Lapon chant nomade
diphonique une  voix de femme
un soir d'été


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Lundi 8 octobre 2007


par mégarde quelques photos
ouvrent les émotions
au temps

il y a si peu
en vrai
!!!!


bleu indigo
   le foulard offert amoureusement
rangé avec ses objets


des oiseaux
le dernier de ses cadeaux
avec


il sait
je sais



on ne peut 
aller contre sa peine
l'essentiel est d'aimer




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Lundi 8 octobre 2007
la ville
reprend
mes petits matins


par la fenêtre
chercher de l'air
trouver le bruit


toute la nuit
les yeux ouverts
aucun silence


le rouge queue
remplace le rouge gorge
les toits ma forêt


plus de châtaignes,
que des papiers gras
récolte urbaine


chagrin si fort
pour une journée de travail
sans fin

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Dimanche 7 octobre 2007
je marche
dans
mes rêves



Ouest de Montpellier
 une femme aux cheveux roux
fait du stop
son sourire souligne la blancheur de sa peau

nos regards
m'arrêtent

elle s'assied
je démarre
on parle

et ça colle
en quelques minutes
nos  sourires et nos vies s'animent

sans détour
on va à l'essentiel

elle me dit
j'ai trente huit ans
je suis tout juste maman


nos yeux se croisent
les siens tout gais
mes larmes avouent l'impensable

nous ne prenons
pas la même direction


elle me serre dans ses bras
m'embrasse si fort

me dit
 si belle
courage...j'y crois


l'auto-stoppeuse
dans le rétro
ses bras s'éfilent sans fin


dernier regard
dans mes larmes
elle voit mon sourire


 je repense à elle
sans cesse
tant de vie en tout juste 20 minutes

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Dimanche 7 octobre 2007


deux jours ensemble
 des amis de la pluie
 beaucoup de soleil




doucement
la brume
coule dans la vallée

mer-de-nuage-de-la-blaquiere.jpg

à table
des visages heureux,
 discret
un triste

----

cinq enfants
des rires des pleurs
la vie


la petite
aimerait une tresse
et une perle


une perle et une plume
de ma petite tresse
à celle de la petite


deux sourires
dans le miroir
ses yeux perlent les miens


des crayons de couleur

pour le plus beau des coeurs
remerciement


les rouges-gorges
les sitelles
les charbonnières
et les roitelets
occupent  mes jumelles


----


partis -
les restes  de leur passage
 seule dans ma cuisine





par la fenêtre
le couchant
dans mes bagages


 mes pas
sur les dernières
châtaignes tombées


l'odeur du cèdre
dans la maison
la même que celle de  ma peau


derrière moi
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Samedi 6 octobre 2007
chaque jour
mon cerveau échappe
à ma rigueur





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Vendredi 5 octobre 2007




la rivière est froide
grise aussi
nous ne nous baignerons plus










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Jeudi 4 octobre 2007
petite princesse
d'une cabane
et de trois saisons
 
a remis
son royaume
au vent


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Mercredi 3 octobre 2007
51BTd9meo2L.-AA240-.jpg


sur l'eau du canal
un petit radeau confectionné
 flottent les trente six vues


en septembre


à Sète
la mer les attendait
232px-Hokusai-fuji-koryuu.png


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Mercredi 3 octobre 2007


après-midi gris
de la fenêtre
je ne l'ai pas vu

Nat king Cole
sa voix fredonne
quizas quizas

les larmes et pas que les larmes
accompagnent
cette mélodie


après-
croquer dans une friandise
à la cerise


mon temps
suspendu
au temps


le chagrin
sans le voir
le savoir
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Mardi 2 octobre 2007
ce soir en vérifiant  dans mon  encyclopédie ornithologique si l'oiseau que j'ai vu cet après-midi était bien une locustelle tachetée... je suis tombée sur un  marque page ... que Lui m'avait fait  avec mes haïkus  de" elle vers lui "... je n'avais pas vu .. qu'à coté de  ma  signature .. il avait écrit  sur celui-ci de sa main "ma princesse"

 ma voix se  brise
en lisant
ces deux mots



le marque page
dans les oiseaux
le plus précieux










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Mardi 2 octobre 2007
un peintre
un tempérament
et le Vietnam
4.gifp41.jpg

 
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Mardi 2 octobre 2007

 la départementale 202
les  oiseaux d'hiver
restent seuls

tout au bout
la route
sans repère

ma cabane
est vide
le poêle  éteint

ma propriétaire
me voit
dans ses souvenirs

assise
contre les planches
le nez en l'air


tant d'oiseaux
tant de vie
tant d'amour


seuls les oiseaux
resteront
seuls cet hiver


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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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