Mercredi 13 juin 2007

au petit matin ma voisine
en même temps que moi
juste pour la photo


y aller
même quand le courant
m'entraîne

canot-4.jpg

et le soir
elle m'attendait
       j'ai éclaté de rire ...

ajouter un commentaire
commentaires (6)   

Mercredi 13 juin 2007
 dans les champs
ma peau doucement
couleur  abricot soutenu

le soleil sans pitié
les moustiques sans clémence
sans parler des abricots

ce soir fatiguée
repasser le Rhône
après 10 heures de ceuillette

l'eau tellement vivante
sous ma petite embarcation
me regarde

je vois mon visage
triste
marqué

au milieu
la brise du marin
des frissons dans le dos

et

devant ma porte
déposé délicatement
le disque d'Angel Parra ...

ce soir
je suis  au Chili
Angel Parra chante Neruda











ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Mardi 12 juin 2007
dans ce petit resto
un tagin aux pruneaux
et le plaisir d'être ensemble

les voitures
je ne les ai pas entendues
c'est lui que j'écoutais



ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Mardi 12 juin 2007
blanc dans la mer noire
l’écume de ses pas
et son sourire

Ah! son sourire...

ni soleil ni lune
la mer avec elle
déchainée

lui



 jambes dans l'eau
jupe relevée
lui et la nuit les voient

mais c'est lui
que je veux
séduire


je lève mes yeux
son regard tendre
sur mes contours


les lumières de la nuit
éclairent son visage
si beau

elle




 


ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Mardi 12 juin 2007


les arbres
des ombres
que la nuit  avale

les vagues en sont témoins

et sur la mer
une odeur de réglisse
tu la sens ??

les immortelles
me dit-il
se sont elles que l'on respire

respirer les immortelles
quel espoir !!




ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Mardi 12 juin 2007
après-midi brûlante 
tout se mélange
la sueur surtout


retour sur nos pas
la mer nous attend
au même endroit que la première fois

six mois déjà
la mer est belle
 regarde la nuit !!!

 sur la plage
deux silhouettes
en une

reflets nocturnes
les vagues houleuses
le bruit couvre nos mots

reflet encore
dans cette nuit
de notre mélancolie
                                   

sur l'écume
comme des traces d'espoir
les vagues à nos pieds

attente






nti_bug_fck
ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Lundi 11 juin 2007
toute la nuit
chercher le sommeil
chercher la fraîcheur

la chatte de ma voisine
toute la nuit
ses envies en chaleur

dormir
juste dormir
ni la nuit ni la chatte me l'ont accordé

la lune à l'ouest
dernier croissant
rigole de nos tourments

tournante nocturne
certains moments
ne nous appartiennent pas





ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Dimanche 10 juin 2007
deux jours encore
un  sursis
de l'un à l'autre

ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Dimanche 10 juin 2007
Oui , je suis allée travailler ce  matin ... quand les fruits sont mûrs, les jours fériés n'éxistent plus .. En arrivant devant le Rhône et en mettant mon embarcation à l'eau, j'avais remarqué que le niveau de l'eau était plus haut que d'habitude  ... pas mal plus haut même , mais je n'avais pas réalisé que le courant s'était acccentué ... Il avait dû pleuvoir en amont ; la Durance et la Saône se jettent  dans le Rhône et bien d'autres affluents également  ... mais j'ai appris que les courants altèrent également lorsque le barrage hydroélectrique en amont ouvre ses vannes ,et laisse écouler un débit  supplémentaire considérable ... ça pousse ... en aval .. et je me suis fait surprendre ce matin ... Au milieu du fleuve le courant cherchait inexorablement à m'entraîner plus loin ... j'ai eu un mal fou à tenir le cap.. j'ai été pas mal  déportée   ..  .l'embarcation semblait très peu stable et  bien sûr je n'avais pas de gilet de sauvetage ... J'avais vraiment l'impression d'être un fétu de paille ... rien, sur cette étendue par ailleurs magnifique ..et puis à midi j'ai dû revenir .. avec mes quelques abricots que je ramène, les jours où je travaille  à la petite communauté  d'artistes qui vit autour de moi ...je suis un peu têtue et ne demande jamais d'aide ... j'ai donc retraversé le fleuve, sans rien dire  mais avec une sacrée boule au ventre ... de trouille ... j'ai eu moins de problèmes au retour ...
Voilà l'explication de cette suite que j'ai eue envie d'écrire ...
anna
ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Dimanche 10 juin 2007
 elle perd ses bijoux
pas son rouge aux joues
jour d’amour

lui

jour de fête
il perd la tête en voyant
son rouge aux joues
elle
ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Dimanche 10 juin 2007
toute la journée
leurs petites mains
sur les fruits juteux

elles cueillent
se baissent
se relèvent

d'un arbre à l'autre
sur des hectars
les mains dans les fruits

seule
je vois les oiseaux
qui me regardent

seule
j'entends
leurs petits dans les nids

les mères
aux claquements de bec
    les invitent au départ

seule
je me sens  moins seule
dans ce champ






ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Dimanche 10 juin 2007


passer sur l'autre rive
ce matin
le courant beaucoup plus fort

au barrage
les vannes ouvertes
régulent le débit

un fétu de paille
rien de rassurant
comme impression

revenir
avec la boule au ventre
et les abricots








ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Samedi 9 juin 2007
chaleur écrasante
les girolles
tendent leurs chapeaux

 petites tâches oranges
sous la mousse
il faut avoir l'oeil

elles absorbent
le temps
pas  toutes nos pensées

  pas toutes




ajouter un commentaire
commentaires (4)   

Samedi 9 juin 2007

elle perd ses bijoux
pas son rouge aux joues
jour d’amour

elle pouffe
devant les grosses
petites culottes

 

au marché
des culottes jaunes et marrons
neuves

 ses yeux pétillent
alcool et  bonheur
un beau  mélange

en face
il me dit
je sens ton odeur

dans la rue
rire et légèrement tituber
sous le soleil

dans le parc
ne surtout pas voir
qu'on nous regarde

troublée
deux bijoux et un foulard
égarés

devant le stand
des petites culottes
d'une autre époque

imagination plantureuse
pour un petit calibre
débordant

jeux interdits
à deux sur la pelouse
interdite

 son petit cadeau
dans mon sac
ce matin

 

Elle et lui
rassemblés par lui

ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Vendredi 8 juin 2007
Monika,  j'ai retrouvé ça  :

  L'amour réussit tous les miracles à travers les amoureux. Il fait et tente le maximum pour rendre parfait le rapprochement infini, pour opérer la fusion de deux vies en une seule ; d'ailleurs - constation à la fois comique et triste - il n'y réussit jamais en dépit de tous les efforts. La nature ne permet pas à cette fusion totale de se produire, et bien qu'elle ait agencé l'amour, elle tient par principe à l'isolement des êtres.
 
 

Les confessions du chevalier d'industrie Félix Krull 
Thomas Mann
ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Recherche

Calendrier

Juin 2007
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Texte libre




 

 






3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















-


 

blog de philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus