Mercredi 19 mars 2008
undefined


solitaire
devant le bassin aux lotus
une femme en fleurs



pas une parole
le silence
complice


elle s'éloigne d'elle
chaque jour
la terre la reprend


à l'ombre de l'arbre
naissant
elle s'endort


ajouter un commentaire
commentaires (6)   

Samedi 15 mars 2008
undefined

être ou ne pas être passionnée
je n'hésite  pas

je suis



ajouter un commentaire
commentaires (12)   

Vendredi 14 mars 2008


j'avance sur un fil de soie, solide et souple ... mais transparent ... parfois je chancelle , je vacille , et des mains  me  rattrapent ... me remettent sur le fil ... je reste aveugle, mais je continue à  chercher  du bout des pieds  la douceur de la soie ...



une huppe entre encre et aquarelle ... pour un bazar qui n'est plus ... mais dont le gardien reste fidèle

undefined



sur la pelouse
les robes bourgeonnent
espérant déjà l'été

 

ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Jeudi 13 mars 2008
reflets noirs
le jour pointe
à peine

undefined
ajouter un commentaire
commentaires (5)   

Lundi 3 mars 2008
chaque jour des yeux s'ouvrent, pendant que d'autres se referment ... lorsqu'ils sont bleus... ce n'est  qu'une histoire de marée .... elle va, elle vient, et disparaît emmenant  avec elle  les plus beaux regards ...


anna



ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Vendredi 29 février 2008
les pieds dans l'eau
 provoquer la saison
et les retirer vite fait


le bleu
tellement bleu
partout


ajouter un commentaire
commentaires (1)   

Jeudi 28 février 2008
ses petits dessous
à la frontière
se désirent


et ce fil de soie
entre les monts
s'ouvre en dentelles


sous la robe à fleurs
seule une corolle
se fend sur la tige






ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Jeudi 28 février 2008
undefined
cette vie
qui touche 
l'essentiel


"petit gravelot"
dans  son  bec
tout son amour à elle



ajouter un commentaire
commentaires (0)   

Mercredi 27 février 2008
undefined
l'hiver finit
sur les étangs
le cri des sternes naines



ajouter un commentaire
commentaires (1)   

Mardi 26 février 2008
undefined 

à la vie à la mort
le haïku
pour tout dire


ajouter un commentaire
commentaires (4)   

Samedi 9 février 2008
et la nuit avance doucement alors que le printemps bourgeonne dans chaque rayon de soleil ... le temps passe  inéxorablement, et vers la fin, le sentier, devient de plus en plus sinueux ...les pieds du marcheur  se tordent sur les pierres qui bordent le chemin ... elles le freinent, lui qui va vers son destin, mais plus rien ne l'arrête, il avance les yeux fermés, se guidant de sa lumière, celle que seule son existence fait vaciller lorsqu'il doute de son parcours ... dans la nuit qui l'entoure, il marche vers le sommet de son histoire, traverse les rivières, les prés en fleurs, navigue sur l'eau calme de l'étang, regarde le reflet de sa vie dans ses cheveux argentés .. ses rides creusent son sourire et attendrissent son regard ...il est malade, mais il a confiance en lui, pour la première fois et pour sa dernière balade ...


 printemps précoce
les premiers bourgeons
meurent au petit matin


le soleil se lève
avec lui
l'heure la plus froide



sa voix pleine de soleil
chante  dans ma tête
nous avions vingt ans



ajouter un commentaire
commentaires (3)   

Samedi 9 février 2008
au bout du tunnel
dit-on
la lumière est plus belle


 
 
ajouter un commentaire
commentaires (0)   

Vendredi 8 février 2008
il y a des jours où on meurt un peu plus .....


tous les jours
un peu plus vers le pont
et le louper


ajouter un commentaire
commentaires (2)   

Vendredi 8 février 2008
séance tardive, nous n'étions que deux dans la salle de  cinéma ...étrange impression de vide ...

Un couple peine dans son unité, Alex décide d'emmener sa petite famille dans la maison de campagne  de  son père...Sa femme, silencieuse, fine, douce et très belle, s'étiole doucement ... deux enfants sont là présents ... tout le monde tente de vivre et de faire face à son destin ..
le silence, la beauté et l'étrangeté du lieu, ont une emprise sur les êtres qui se battent intérieurement ... tout est contemplatif ... les échanges sont discrets ... frôlés, mais lourds de sens.
Avec courage, Vera, annonce à son mari, qu'elle attend un enfant, mais pas de lui.... chaos ...trouble, rage et chagrin ... Il la fait avorter dans cette maison isolée ... elle meurt ... désespérée ...
Alex, est perdu, il a commis l'irréparable ... il sait au moment même où il lui impose sa décision, qu'il la perdra à jamais ... et il apprend ...lentement ... la vérité ... trop tard ...

La musique d'Arvo Pärt accompagne avec mélancolie ce drame, mais aussi cette vie ... 2H30 de tableaux  se succèdent et nous apprennent, à regarder le courage sous un autre angle ... Le film est lent, chaque image percute le cerveau et se loge dans le coeur ...

ce film est  bouleversant ... proche de la vie, de la mort ...et d'une décision qui appartient que très rarement  aux femmes... il surprend par sa vérité ... malgré toutes les tentatives d'affronter les choses, Alex et Vera vont tout perdre ... elle, la vie ... lui, tout, absolument tout ...

très mal reçu par la critique de Cannes, ce film n'en est pas moins une lumière de l'existence des hommes et de son destin ... nous n'échappons pas, à ce que nous sommes.. et  que sommes nous aux regards de nous mêmes et des autres ? ... pourquoi les femmes restent-elles les seules lumières de vie que le comportement d'un homme éteint ...Pourquoi  sommes nous bannis ?

undefined  

un pont
d'une rive à l'autre
ne voir que le vide

ajouter un commentaire
commentaires (0)   

Lundi 4 février 2008


sur sa robe à fleurs
il cueille
deux boutons

---


pour leurs noces
encapuchonnées
les mouettes couvrent leur secret

undefined



ajouter un commentaire
commentaires (8)   

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Texte libre




 

 






3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















-


 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus