Lundi 15 octobre 2007




métamorphose
les corps aériens
légers ,légers
 

des oiseaux de mer

oiseaux de passage
le temps
laisse son empreinte


tant de danses
mon enfance
et la vie de ma fille
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Dimanche 14 octobre 2007
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Dimanche 14 octobre 2007
flamant-rose-a.jpg
combien de voyages
les ont  sédentarisés
dans l'hiver


endormis
dans leurs plumes
ils rêvent de petites crevettes


pour leur alimentation
et leur couleur
rien que des petites crevettes


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Dimanche 14 octobre 2007

mes larmes aujourdhui
mélangent les aquarelles


il fait si doux dehors
la brume de la mer
filtre le soleil


je peins
des flamants rose
ils sommeillent


terminés
ils viendront se reposer
sur ces pages


mes pinceaux
donnent du relief
à mon chagrin


le bleu de mes yeux
se diluent

dans les nuages




et dans la rue



deux petites filles
devant l'école fermée
s'échangent leurs crayons


sur leurs genoux
les couleurs
dépassent le papier


en robe d'automne
leurs joues roses
prennent la couleur des sorbiers


elles rigolent
l'école en week end
est libre

demain
leurs crayons
alignés dans la trousse






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Samedi 13 octobre 2007


dans la longue allée
les platanes
me dirigent

le soleil
dans les feuilles
contourne les ombres

d'une ombre à l'autre
je suis
la lumière

le cours d'eau
à la chute
change de musique

silencieuse
j'écoute la vie
couleur émeraude


avant de s'enfoncer
dans la vase
quelques grenouilles


toujours là -
 ma mélancolie promène mes pas
les oiseaux autour


je lève la tête
le vent
froisse les feuilles


les  cimes se balancent
 mon coeur
bascule
 vertige


je reprends
lentement mon errance
à la croisée des saisons


chaque jour vers l'hiver
  la nuit s'installe
le matin s'efface


mais chaque jour
et sans bruit
je sens filer ma vie








 
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Vendredi 12 octobre 2007
mes souvenirs
portent mes pas
là où  rêve la mer


à l'aube
dans  l'embrun mille soleils
 étincellent mes yeux


les flamants sont là
là où on les regardait
ensemble

des étangs à la plage
la lagune se rappelle
qu'elle nous reverra
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Jeudi 11 octobre 2007
sans sommeil
les peindre
la nuit

le jour

le rose et le noir

  pourprent les étangs

flamant-rose-1.jpg
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Jeudi 11 octobre 2007




quelques personnes
sous le soleil
je cueille un liseron bleu


les allées bordées
de canas orange
le bleu dans les cheveux

deux amoureux
devant le bassin aux lotus
oublient le lotus


lotus d'Inde
un texte
devant la mare


l'eau perle
dans les grandes feuilles
et s'égoutte sans trace


distraite et silencieuse
j'entends tout de même
les chardonnerets et les mésanges à longue queue



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Jeudi 11 octobre 2007
 Richard,
 En réponse à ton commentaire je te laisse ce petit écrit

Je comprends chaque jour davantage que pour aimer il faut un sacré courage .. Pas de peur, la peur engendre à plus ou moins long terme le doute, la crainte la défiance l'angoisse, le mensonge  ..alors que le courage permet l'ouverture vers la vie vers la lumière vers le vrai ... .La rencontre de l'autre, le partage de cette  passion, sans borne, sans limite..pendant de nombreux mois crée un lien impalpable et invulnérable.... Mais la vie a ses réalités , ses contraintes et ses blessures .. Au moment de bonheur elle a judicieusement  ajouté des moments de vérité  ...
Lorsqu'arrive la séparation et que celle-ci déchire les deux êtres toujours amoureux, La blessure est  douloureuse  et insoutenable   ... et cette douleur, par son existence lie les deux êtres au delà de ce qu'ils sont et ce qu'ils vivent ... Le temps, ni pour l'un ni pour l'autre ne changera la profondeur des sentiments ...
Pendant que certain pleure l'être perdu par amour, d'autre pleure l'être gardé ... tout est paradoxal, mais les choses restent dans leur vérité, quoi qu'il arrive... C'est cette force et cette vulnérabilité ressenties à fleur de peau  qui  ont permis depuis la nuit des temps d'écrire tant de belles choses. Mes écrits n'ont pas cette prétention, mais ils traduisent ce que je vis et nous vivons
Le coeur et le vide y sont tellement présents, que je ne peux m'empêcher de les exprimer... je te remercie d'apprécier ce que je gribouille  très souvent "à l'arrache"

Pas à pas , je découvre tes sensibilités sur les êtres qui t'entourent sur la vie et la nature  et les oiseaux  ...


l'homme sans âge
apprend  la lumière
chaque jour

 s'il comprend
le temps de lui
brillera

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Jeudi 11 octobre 2007
oui, je sais Monika que les fleurs sont l'élément essentiel de notre vie , qu'elles sont vivantes et  quelque part éternelles tout en étant éphémères ... Je  les aime et  les regarde  avec beaucoup de délicatesse .. j'en connais quelques unes  ...je connais aussi certaines de leur vertus ... ma réaction figée était basée sur le com de Phil.. et là tant qu'à faire si j'avais à choisir je préfèrerai être un oiseau ... c'est plus mobile ...plus aérien....

les bleuets, chez nous ont pas mal disparu des champs ... les désherbants  sélectifs ont été irrévocables ... c'est une couleur qui me manque , les bleuets ont une intensité unique  ... Quand j'allais à l'école adolescente , je parcourais  presque 40 km dans la journée en vélo .. je passais dans les champs de blé, et au printemps , ma plus grande joie  consistait à  ceuillir deux bleuets pour orner mes longues tresses  ... c'était devenu un rituel ... un lien avec la terre , que je n'ai jamais perdu ....



chaque jour de la terre
s'éteignent des espèces
évolution-mutation


l'abeille
butine encore nos champs
pour combien de temps


l'Homme
prédateur de l'Homme
oublie la vie
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Mercredi 10 octobre 2007
  le lit si petit
et ces  odeurs
étroitement liées

de sexes
je me souviens
nos  deux  accordés

à nos coeurs


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Mercredi 10 octobre 2007
coquelicot-3a.jpgdepuis quand
ont-ils disparu
les bleuets



jeune fille
sur le trajet de l'école
des bleuets
piqués dans les cheveux



le bleu dans le blé blond
pour le regard
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Mercredi 10 octobre 2007
sur la plage
un rire étouffe les vagues
pas le mien


prisonnier
sur le visage
plus même un sourire


jardin des plantes
un lotus en fleur
le dernier

assise devant le bassin
le reflet de ma tristesse
et de son absence


sur l'étendoir de la fenêtre
mes dessous en dentelles
aux premières gouttes


de la rue
en levant la tête
je sais où j'habite


presque dans les nuages
quand ils sont bas






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Mardi 9 octobre 2007
coquelicot-2.jpg
quelques couleurs
 dérapent et se mélangent
pour une fleur si fragile
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Mardi 9 octobre 2007
300px-Mari-Boine.jpg


Je te raconte Monika le  haïku du chant lapon, ou plutôt Saami...En juillet, nous étions allés Lui et moi voir un concert  lapon lors du festival de Radio France ... Une femme,  Marie Boine à la voix ondulatoire et diphonique  nous a fait voyager pendant une paire d'heures dans ces étendues de toundra si sauvages ......Lui,  revenant du Québec et moi passionnée de ces cultures, arctique et nordique, avions pris un réel plaisir à partager ce moment  culturel .
j''écoute de temps à autres chez moi un disque de chants  Saami, interprétés par une autre norvégienne tout aussi superbe et accompagnée du très grand saxophoniste  Jan Garbarek ...inévitablement j'ai repensé à ces instants de simples bonheur où il me tenait dans ses bras.. cet été... 

 chant traditionnel Saami
un cri diphonique
pour les entendre

à savoir que le mot lapon est péjoratif pour les Saami ..le mot vient de l'allemand, laap,qui veut dire sot...mais on retrouve la même chose avec le mot esquimau ..qui veut dire en langue Cree "mangeur de viande ", alors que inuit veut dire "les hommes" en inuktitut ...


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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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