Lundi 18 juin 2007



sur mon courrier

elle s'enhardit
pour me distraire


des chauves-souris
des escargots des grenouilles
et moi dans ce cabanon


que de monde
et  25 M2
  à partager
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Lundi 18 juin 2007
ma porte
toujours ouverte
même quand il pleut

si petit
chez moi
si petit

ma porte  ouverte
le chant des oiseaux
et tout le reste


coup de blues
ce soir
ma voisine troublée


toutes les deux
sur la route
sous la pluie

 ce soir
des milliers d'escargots
on the road

bagages inclus
un long voyage
vers l'autre rive

certains
n'y arriveront jamais
écrasés


rentrer mouillée
de pluie et de larmes
je referme ma porte

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Lundi 18 juin 2007



mémoire de l'eau
un souvenir
déposé sur la plage


dans chaque goutte
l'humanité
toute entière


la mer est immense
avec elle
la mémoire de la Terre

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Dimanche 17 juin 2007
 il a  quelques jours
dans sa voiture
une envie d'aller au bout du monde

il y est allé
sans moi
sa vie le rattrape

devant la mer
les pieds dans l'eau
il y a tout juste huit jours

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Dimanche 17 juin 2007
de  l'aure côté
dans ce pays de neige et de glace
une civilisation , une amitié, et un amour

anna



Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

Gilles Vigneault
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Samedi 16 juin 2007

le passé
sur  le pas de ma porte
me rejoint

des heures de travail
la vie défaite
reprend forme

avec elle
les joies et les peines
se souviennent

deux vieux amis
tentent leur chance
sont heureux de me voir

retour au présent
dans ma voix
le plaisir de parler de LUI





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Samedi 16 juin 2007
 



herbes coupées
une odeur de serpolet
et d'été


première coupe
fenaison
une pensée d'hiver


 les oiseaux 
vite vite
de l'aube au crépuscule
leurs petits
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Samedi 16 juin 2007

 

le vent de la mer

dans ses chuchotements

les vagues





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Samedi 16 juin 2007
 le bleu 
de mes yeux ce soir
une couleur de pluie

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Vendredi 15 juin 2007

périssables
les fleurs offertes
restent éternelles

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Vendredi 15 juin 2007
de là-bas si loin, j'ai eu ça

musée des civilisations
lui avec l'esprit des inuits
sans elle 

lui


je précise que j'ai étudié pendant presque trente ans toutes les civilisations arctiques et amérindiennes ..que j'en reste très imprégnée.. ils sont mon âme ... eux et les oiseaux ...

les inuits
un peuple comme elle
parce qu'elle est lui

trente ans
dans leurs gestes perdus
entendre leur soupir

un peuple une terre
une vie une survie
et une histoire d'amour

dans chaque objet un esprit
la dextérité de leurs doigts
pour le séduire ...

une histoire qu'il apprend
pour lui
       et  pour  la connaître

     elle 

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Jeudi 14 juin 2007
aller
loin loin
là où nos rêves font escale

son choix
quand les dernières feuilles tomberont
 sursis


 en ombre
mon baluchon et mes larmes
pour un long voyage

et un espoir










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Jeudi 14 juin 2007
mais oui Phil tu as raison ... je change ....


tantôt calme tantôt tumultueux
le Rhône
et moi

ce soir
seule ma tristesse
emprisonne mes espoirs

 dans le vent d'Est

crier

ce qu'il pourrait entendre


  le vent
étouffe
 mon désespoir


le vent comme le Rhône
rappellent
ma solitude















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Jeudi 14 juin 2007


j'ai suivi tes conseils Monika mais pour équilibrer les deux haïkus j'ai modifié le texte et ça donne ça


ce soir
le lit me paraît
  vide


je devine 
un souffle
une pensée lointaine

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Mercredi 13 juin 2007



je devine  ce soir
un souffle
 une pensée lointaine


ce soir
le lit me paraît
encore plus vide




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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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