le reste de la nuit
chercher son relief
rêve à deux
toute une journée
simplement heureux
ma fenêtre ouverte
un peu de fraîcheur
la nuit prend mon ombre
les grenouilles les flamants
aimeraient détourner
ma tristesse
Haïku Nomade
haïku, renku en vrac, sans retenue, sans limite
toujours nomades de nos pensées,
les mots d'une page à l'autre déshabillent nos secrets.
anna

dans la voiture
sa main sous ma robe
serrant la ficelle
en parade
deux buses dans la brume
lui et elle
ses mains de potier
dans les miennes
son bol
dans sa tête
mon histoire vole
au-dessus de ses rêves
dans ma tête
son histoire vole
au-dessus de mes rêves
dans mon rêve
son histoire s’envole
avec la mienne
prendre un stoppeur
et ses bagages
conversation
un mélange d'Afrique
dans ma voiture
vous habitez ici ?
pas très loin
dans les rizières
je
travaille dans les champs
moi aussi dit-il surpris
si jolie madame
va être cassée...
éclat de rires éclat d'Afrique
quelques dents perdues
des yeux noirs noirs
je le regarde
trente ans à peine
je le dépose
la porte claque
je me retourne
plus que son dos
le travail des champs
8 heures sans s'arrêter
retour difficile
journée tuante
fatiguée
regard perdu sur les rizières
torses nus
les hommes du riz
leur force reflète dans l'eau
les oiseaux partout
le soir encore plus
que le matin
rouler à gauche
se reprendre ...
s'arrêter...
les échasses blanches
graciles
et fines si fines
reflet d'elles
encore plus belles
dans le calme des rizières
dans les joncs
la remiz penduline
fantomette acrobate
son loup
en nuptial
la rend si mystérieuse
mes yeux grands ouverts
bleus tellement bleus
un ciel pour les oiseaux
boléro de Ravel
moment de pause
le sax alto
ressssspiiiiire

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves
--
sous ma jupe
le vent
comme un intrus
la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude
--
avec la pluie
parfois
j'aime être triste
pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues
--
revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique
les yeux ouverts
émotion plaisir
... tsunami
jour de marché
des couleurs des sourires
de la chaleur partout
de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées
entre les fleurs vives
deux petits papillons
sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie
sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisibles et t belles
inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence
nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes
nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur
visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire
Le silence parfois
riche de sens et de force
fertile
odeur de terre mouillée
odeur de camphre
comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence
que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches
lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été
odeur de thym frais
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages
le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.
mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.
rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ
entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith
une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude
le chant du vent
dans mes os transis
complainte glaciale
le rose discret
sur sa pâleur
timide
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